SO LIT
Jouira; et je jouirai de la Bienu , et m'en réjouirai , sans jamais plus uoui N^parer I Ainsi du mari , ainsi du père, et des autres; vous aurez d'autant plus dit facilité, que lotis yoi plus cliers servent Dieu et k craignent; et parce que voaa êtes un peu mélancolique, voyez ou livre de 17Hfro> duclion à la vie dévolu, ce que jo dis de la Iri-tcsse cl des rcmi'des contre icelle.
Voilà, m» chère dame, ce que pour le pr^nl jevoui puis dire sur ce sujet, que je voua dis a^ec ua tCBur grandement uEIectionné au vôtre, lequel je conjure do m'aimer otrccouiniandor souvent à la miscVi' corde divino, comme rëcipro(|uemeiiL je De cesserai jamais de la supplier qu'elle vous bénisse.
Vivez hcurouse et joyeuse en la dilection célcBle, et je suis, voire, etc.
LETTRE DCaXXXVIII.
liibertUiaB 1 la parMttnne* duu la puUqne
lIlMT.UailHM.
Dieu vous bénisse, ma trés-chèrc nièop, Itin lille. «le quoi vous persévérez toujouis nu soin de lui gardi-r les plus précieusi's «fTcrllonB de votre cceiir. Que vous sirez heureuse, si ceUc persévéMnct'dure jusqu'à In tin (le ceUc. niiséiable vie ! Ciir ainsi rpttt- fin ïcRi le siirré eu mmencomcnl d'une belle et tr^s-sainl*^ éternité.
Il Tant Lion lou^oujs tenir Terme on vos deux chères vertus, la douceur envers le prochain, et la IrCs-ainiable liuinilité envers Dieu : e[j'cs|icre qu'il sera ainsi; car cogrnaj Dieu, qui vous a pris pr lu main pour vous tirer à »o\, ne vou> abundonneru point, qu'il ne vous ait lui^éc un son tubiTnacle éternel. Il faut nrr.irber tuut à fuit le soin des préséances, puisque même on no possède jamais tant rtionnciir i|u'en le méprisiinliClque cela trouble leeiL'ur, el nous fdit faire des échappées contre la douceur eiriiumililé.
Ne vous étonnez nullement de vos dis* tractions , froideurs el séL'ljcn'S.-tes ; car tout cela se passe ea vous du coté des sens,
et en la parti» de votre cœur qui ii*Mt pas entièrement en votre disposition : mst», t ce que je vois, votre rourage est immobile et invnriiible es résolutions que Dieu tois a drmnées. Vraiment, ma chère Hlle, il ns faut pas laisser la sainte communion pour cette âuricde mnl;car rien ne ramassera mieux votre esprit que son Roi, rien M l'échiiuffern tant que son soleil, riea ne le détrempe rn si suavement que son bannie.
Il n'y a remède, ma très-clière flile, nom avons renoncénux consolations mondaine!; el, nonconlensde cela, encore nous fauMl renoncer aux spirituelles, puisque telles la volonté de celui pour lequel nousderoBi vivre et mourir.
Pensez si notre mère (de Chanlal) eti fait une grande féic de vous voir û ta Viiltalion, el si votre consolation m'en cSt donné une excellente. Muls puisque le mari ni le confesseur ne l'ont pas irouvé boa, il faut demeurer en paix.
Comme aussi aux retranchemens Aa communions, je ne sais pas leurs motilï m cela, el ne les fâchent pas, Il ne faut pu que j'en dise autre chose : ils ne sa^-nt peut-être pns aussi les miens, el c'est pouf quoi ils nelesju^ntpas dignes d'élresulvia.Eocfita.chHCun a son ptût psirlicuUrr: mais pour vous, je vous assure bien que vous ne pcnlrcï rien ; car ce que votu ne «ai^nt'rra pas en la suavité de lu coMmunion. vous le trouverez en l'hirmililB de votre s'iumission, si vous acquiescez simplemont ft leur? volonlës.
Mais de celle crainte qu'on vous donne que vos fréciuen tes communions vous poufruient tourner A mal, je pen^e que vous of vous m devez point mettre en peine, et qu'on ne vous a j>as dit cela par dl^icernenient de l'éiat de votre CŒur; mais pour vous mortifier, oupcul-élre simplement par manière de défaite, comme quelquefui.i il arrive aux personnes mémo fort sages de ne pe^er pas bien même tontes choses.
[ (I) Quand madame In présidente viendra, au moins alors nous verrons-nous; et cependant] vivez tout humble, toutedouc?, toute pa-tionnée de l'amour sacre de l'époux céleste. Je suis en lui, ma très-cljcio lille. tout parfaitement vétre.
El ne vous troublez point de quoi vans
nercmarq uez (>aft tontes yos menues chiites pour 'vous on confesser : non, ma fille ; car comme vous Icmboz souvent j?ans'%'ous en apercevoir, aussi n'ost-il pas dit au pas?a2;e que vous m'avez allégué, que lo juste se voit, ou sent tomber sept fois le jour, mais qu*t7 tombe sept fois ; auxsi il se relève (1) sans attention à ses relevées. No vous mettez donc pas en peine pour cela ; mais allez humblement et franchement dire ce que vous aurez remarqué : et ce que vous n'aurez pas remarqué, remettez-le à la douce miséricorde de celui-là qui met la main ûu^detsous de ceux qui tombent sans malice, afin qu*t7» ne se froissent (2) point, et les relève si vilement et doucement, qu'ils ne s'aperçoivent pas d'être tombés, parce que la main de Dieu les a recueillis en leurs chutes , ni d*étre relevés, parce qu'elle les a retirés si soudain, qu'ils n'y ont point pensé.
Adieu^ma très-chère fille, ma nièce, conservez toujours bien votre ame bicn-aiméo, •I ne tenez pas grand compte de ces années qui passent, sinon pour gagner la trèssainte éternité.
LETTRB DCCLXXXIX.