‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographes (volume 3)Chapitre 412 sur 450 · raANÇOIS DE SALES, A UlfB DAMB QUI AVOlT UtN PROCàS · texte numérisé non relu

raANÇOIS DE SALES, A UlfB DAMB QUI AVOlT UtN PROCàS

Le S«lnl la console dans ses adversités.

▲aneoy, t7 férrler leu.

Je sais, ma très-chère fille, je sais bien la multitude de vos travaux , et ne les puis nullement savoir sans les ressentir. Mais je sais aussi que Dieu qui, par sa divine providence , vous a dédiée à cette sorte de vie en ce monde , ne manque pas de vous fournir des saintes inspirations , qui vous sont requises pour vous y comporter saintement.

Et pour moi , je ne sais pas ce que je ne voudrois pas faire pour contribuer à votre consolation : mais , ma fille, trois choses me divertissent de vous écrire si souvent que je faisois au commencement de notre coniioissance. Il me semble qu'il n'en est pas tant de besoin maintenant que vous êtes tout accoutumée à la croix ; et moi , je suis chargé d'uge , et ( pour le dire à vous) d'incommodités qui m'empêchent de pouvoir ce que je veux ; et de plus la multitude des correspondances que j'ai acqui-

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Msâapob oe leiap84à»Mtqiie féorismolnB iux uns et autres.

UaiSy ma trèB-dière fille , yous êtes ton- ]our8 présente à mes messes , où j'offre an Bère céleste son Fils bien-aimé , et «i l^i* nion d*icelui votre chère ame , afin qu'il loi plaise de la recevoir en sa sainte protection, et lui -départir son très-saint amour, notamment en l'occasion des procès et affaires que vous avesavecle prochain; car c'est Uoù il y a plus de peine de tenir ferme pour la douceur et humilité, tant extérieure qu'intérieure ; et j'y vois les plus assurés bien empêchés. C'est pourquoi cette tribulation me donne plus de crainte pour les âmes que j'aime le {^us. Mais, ma trèaK^hère fille , c'est là où il fout tâoooigner notre fidélité à notre Seigneur, afin que r<m puisse dire de nous comme il est dit de Job, après tant de reproches et de contrariétés que ses amis lui firent, qu'en tout c^ Job ne pécha point de ses lèvres, ni ne fit rien de mal à propos.

Quelles bén^ictions puis-je souhaiter plus aimables que celles-U , d'être fidèle à notre Seigneur parmi les adversités de toutes, qui vous agitentt Car le souvenir que j'ai de votre ame , ne m*arrive jamais qu'avec mille souhaits que je fais pour votre avancement en Famour de ce bon Dieu.

Aimez-le bien , ma chère sœur, en vos retraites que vous faites pour le prier et adorer. Aimez-le , quand vous le recevez en la sainte communion : aimez-le quand votre cœur sera arrosé de la sainte consolation ; mais aimez-le surtout quand il vous arrivera des tracas, des sécheresses,des tribulations; car ainsi vous a-t-il aimée en Paradis, mais encore a-t-il plus témoigné d'amour en votre endroit parmi les fouets, les clous , les épines , et les ténèbres du Calvaire.

Priez-le qu*il me supporte en sa miséricorde, et qu'il me rende digne du service auquel il m'a appelé. Je suis en lui , d'une affection tout entière , votre , etc.

LETTRE DCCCXVII.

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