HÇOIS DE SALES, A M. ET MADAME DE FORAX
t les félicite d'avoir termiDé es procès, et
les exhorte à une mutuelle amiUé.
ADoecy , 11 DOTembro 1611.
9 et mille bénédictions à Dieu , de ifin, monsieur mon très-cher frère, iame tout à fait ma très-chère sœur, Q , VOUS voilà exempts de ces fâcheux , par lesquels comme parmi les épi- )ieu a voulu que les commencemens re heureux mariage se soient passés.
3ur N. et moi en avons fait un petit joie , comme participans à tout ce
qui vous regarde. Or sus , bien que votre grossesse vous incommode un peu sensi* blement tous deux , ma fille qui ia sentez, et mon très-cher frère qui la ressentez ; il me semble toutefois que je vous vois tous deux avec deux cœurs si contons et si cou* rageux à bien servir Dieu, que ce mal même que vous sentez et ressentez , vous console, comme marque que n*ayant pas exemption entière de toute affliction en ce monde » votro parfaite félicité vous est réservée au ciel , où je m'assure que vous avez vos principales prétentions. 0 mon très-cher frère , continuez à bien soulager par votre aimable présence ma très-chère fille. 0 ma très-chère sœur ! persévérez à bien lier mon très-cher frère à votre cœur ; car puisque Dieu vous donne Fun à l'autre, soyw bien toujours comme cela : et croyez bien tous deux que je suis de Tun et de Tautre , mon très-cher frère et ma très-chère fille , ma fille, votre, e..^.
P. S. Je vous prie de saluer chèrement de ma part , mademoiselle de Lamoignoo.
S*il vous arrive quelque commodité , mon très-cher frère , de voir madame de Soret, je vous supplie de me ramentevoir en sa chère et sainte bienveillance.
LETTRE DCCCXXVI.
s. FEANÇOISDE SALES, A UNS DAMB.
Bemédes A la trop grande crainte des Jogemenls de Diea , et aux tentations de Tenueml da saint
ADMey.SféfrtoriMi.
Madame, je réponds à notre chère sœur supérieure de Monferrant (4) sur ce que vous me proposez par votre lettre ; bien marri que pour ce qui regarde sa personne, je ne puis pas seconder le désir de madame de Chazeron ; car quant au vôtre, madame, je sais bien les limites dans lesquelles vous le contenez, afin que le service de Dieu soit en toutes occasions purement prati** que : c'est pourquoi je ne vous fais point d*excuse.
Quant à la crainte de la mort et de Tenfer qui afflige votre chère ame, c'est véritablement une tentation de l'ennemi ; mais que l'ami bien-aimé de votre cœur emploiera par sa bonté à votre progrès en li
(1) CeMlt mère Ftrro , q«l de Lyon tfott M trattlUri « Mostfomat •a 1610.
poreté Mhimilité; et quand par mie entière wwmîfluon et résignation à sa Provi* dence, tous vous dépouillerez du aoin du mcobs de rotre vie même étemelle « èe mains de sa douceur et de son bon [Saisir» il voua délivrera de eette peine ou voua donnera tant de force pour la supporter, que voua aurez atiget d*en bénir k aouffrance.
Ma tr軫bère fille, les anggeationa de tantanoe , oui mène d'arrogance ou outreouidance , ne peuvent nuire à une ame qui ne lea aime pas , qui tous les jours dit sourent à son Dieu , avec le roi David : Sei^ gmfàr , f$ tm$ fait comme unnéatUde' tant voué: et J9 «ma iomiowrê ttvte ,(4); comme a'il eût voulu dire: Je regarde , 6 aonteraine bonté 1 comme l*être inûoi , et me r^miecomme un néant denuit voua; et bien que vous soyez tel» et moi leUe , je demeure toujoura pleine de confiance avec tous : mon néant espère en Votre douce infinité avec d'autant plua d'aseurance que voua ètea infini. J*espère an vouai en oomparaiaoïi duquel je auia un vlal néant.
' «lia très-chère fille, demeures en paix dedans votre amertume. Voua savez bien en la pointe de votre esprit que Dieu est trop bon pour rejeter une ame qui ne veut point être hypocrite , quelques tentations et suggestions qui lui arrivent. Or sus , je recommanderai votre nécessité à ce grand Dieu d*aflluence etd*abondance ; et cependant soupirez souvent devant lui , et présentez-lui doucement vos intentions : Je mie vôtre , à Seigneur i eauvez-moi. Il le fera , ma très-chère fille ; et qu*à jamaia aon saint nom soit béni. Je suis sans réserve , votre 9 etc.
LETTRE DGGCXXVn.
a. FRANÇOIS DE SALES, A UNE DAME.
Il f«at correspondre aai attraits de la grâce. Communion permise tous les buil jours. On doii se coiiiporler le Jour de la communion d'une manière qui fasse voir l'estime qu'on en fait. Ce qae c'est que les larmes de Vendôme
TjuinlSfi.
Je confesse , ma très-chère fille , que je ne suis pas satisfait dé vous avoir si peu vue ; mais je le suis grandement de vous
aydr si bien vue, paiic|aB feà YuvoCn coeur bien-aimé, et au miUeodevotrecQBar notre cher Rédempteur, qui a rallumé la feu sacré de son amour oéleate. 0 moa fiieul ma très^hère fille, combien étcavous obligée à cet amour étemel, qui vooi est si bon et ai doux, rt qui, comme oi bon père , a tant soin de voua înapirer eoafc tinuellement le désir d*ètre toute aâeniai Comme pourriea-vouB jamais éoonduiram patemelléa aemoncea, ni rompra le «né et avantageux marché qu'il a bit aies vous, par lequel il se donne to«t à Ma voua, pourvu que vouaaoytxtovtAfiHtà lui? SoyeK4e meshui aaaa réserve, ai trèa^hère fille , et sana condition quelom* que. C'est le grand et inviolable déair qai j*ai pour vous et pour moi , qui aeul étui observé et pratiqué , voua fxmsolera sadé» part de ce monde.
Je le veuxbien ,ma trèanshère fille, pai» que voua en avec dudésir , que voua issMi la aacrée conmiunion tous les huit jeon: m'assurent qu'à mesure que voua appi^ cherex plus souvent de ce divin ascremeal^ vous tâcheres de lui rendre auasi plm d*amour et de fidélité en son aervioe , il que le jour de votre communion voua vous garderez de donner sujet à ceux avec ki^ quels vous converserez, de penser qui vous n'estimiez pas assez Tbonneur de It réception de votre salut.
Tenez, voilà une des larmeadeVendôaiê, c'est-à-dire une goutte de l'eau dansliquelle on a trempé la Oole , dans laquelle est t ainsi qu'on tient par la tradition an^ cienno des habitans de Vendôme , de la terre sur laquelle tombèrent les larmes de notre Seigneur, tandis qu au temps de sa mortalité et de ses peines il pria et adort son Père éternel pour la rémission de nos péchés.
On dit cela, et le tient-on pour certaîô au diocèse d'Orléans, d'où notre sœor Claude-Agnès, qui est supérieure là d'un monastère de la Visitation, me Ta envoyée; mais comme que ce soit, gardez cette représentation de larmes comme un mémorial de celles de notre Seigneur, qui vont fasse ramentevoir de l'obligation que vons avez à la dilection, qui fit pleurer cette in* finie bonté pour nous, et d'un motif parfait de ne jamais offenser une ai merveiileais et aimable douceur. Votre, etc.
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LETTRE DCCCXXVIII.