‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographes (volume 3)Chapitre 424 sur 450 · II · texte numérisé non relu

II

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nous est propice , la n6tre DoiMsarabODMi C'est pourquoi pensons souvent à la àîeBiMi ciiériààons bien sa croix et sa passion.

Cest bion dit, ma fille bien -aimée, quand nous verrons mourir nos amis, plearons-les un peu , rcj^rettons-les un peu par c- mpassion et tcndrctô , mais avec tranq^iiTité^ et patience ; et faisons valoir leur âi^îOizement pour nous préparer doucement et >yeu:«emont au nôtre.

J'ai loué Dieu de quoi cette pauvre défunte s'étoit retirée , ce roe semble, à la dévotion un peu plus celte année dernière; car c'est un grand signe de la miséricorde ..>.:.. -s V. ;ùe.^ . .: ::.:n.pouice ; deDieu sur elle. Il va jimtemcm une an- •...:.. ..:.c. . :e -iL> ti 0. - vous verrez j née quelle entra en notre cnnfn'.rie la- .;.,. .a !.. .0 u. . eus : •- . us lerd partilie ^^^^^ ^^^^^^^ ^ bien rendu son devoir.

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LETTRE DCCCXLV.

s. FRANÇOIS DE SALES, A U.NE DE SB8 PARE^CTES.

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Le Saioi l'engage A entrer en religion.

Bfa très-chère sœur , ma cousine, et ma plus chère fille, Fencz en la montagne que Dieu voufi montrera (4) , pour y consacrer ces petit-; momens de vie qui vous roulent , en faveur de la très-sainte éternité qui vous est préparée.

Ne vous mettez point en peine de quoi vous n'avez pas les sentimens de dévotion et consolation présentement; carie couraîTo fort que vous avez vaut mieux que tout cela. Pensez-vous pas que la pauvre, jeune et belle Rébecca pleura bien fort M o:uTe lorsqu'elle se sépara de son père , sa mère, et ^ùn pays? Mais parmi tout cela elle ne hns?a pas de dire courageusement : j'v irai : et elle fut diurne d'être épouso d7saac. Quittez ces ompn^ssomens , et achevez vos alfairesen tranquillité, comme voyant notre Soigneur à votre côté, qui vous aide à les faire.

Je prierai, quoique indignement, pour N. iV. , et les servirai partout où je pourrai.

Dieu do sa main toute-puissante vous veuille retirer à soi , et vous amener au lieu aufiuel il vous a appelée : lange qui vous a assistée en vos résoldtiDns soit lui-inènie votre guide en l'exécution. Jesuis sans un y etc.

LETTHE DCCCXI.V!.

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dMUffiirdelapari

LeSninl l'rni^auraBe i prondrc d« MO beau-pite.

ir no faut pas que le dernier mois de l'année passe , que je ne voiw salue , ma trÈs-chèreGlIe, ma sœur, en vous assurant toujours du parrarl amour que mon cœur porte au vdtre auquel jo ne cesse point do désirer toutes sortes de bénédicliotiâ ; mais aussi, ma chcro sœur, je le vous recommande, voire pauvrocœurj ayez bien âoin de lo rendre de plus en plus Ojjréable à son Sauveur, et de faire que celte année soit plus fertile que l'autre en loiitos sortes de Baiolcs actions ; car à niesure que les BDnéra s'en vont, et que riternilé s'apprpcbe, il nous faut aussi redoubler décourage , et relever notre esprit en Dieu , le ■ervant plusallcntivementen tout ce que nos vocations et professions nous obligent.

Je voudrais bien pouvoir voua envoyer les livres que je vous ai promis, et à madame de Comilton ma commère; mais je ne m'en suis pas trouvé un seul : il faut avoir un peu de patience avec moi, comme avec un mauvais payeur.

Cependant, chère sœur, prenez bien courage à faire votre enfant ; je dis celui du corps et celui du cœur , mais surtout celui du cœur qui est notre Seigneur, lequel vous voule;! , je m'assure , produire en votre vie, et en vous mémo, beaucoup mieux dorénavant : mais c'est un enfant , lequel .au rebours des autres, soulage, nourrit et maintient sa mèro. Aussi faut-il bien, ma fdle, que vous mettiez toute votre espérance, votre amour et votre conBance en lui ; car en cette sorte voua vivrez toute joyeuse et contente.

rageuse et peraiWérento m douceur et p>lience.

Madame de Chantalse recommande nîllo foii très-alTeclionni^menl & vous, «vous soiihniie continuellement accroissement de l'amour de Dieu. B:in;cur , ma chère Q)le , ma pœur , je suis votre frère tout vôtre. A Sales, d'où je pars vendredi pour aller à mon devoir en ces avens.

LETTRE DCCCXLVn.

s. FRANÇOIS DE SALES, A VUE DA».

AiUpcur 11 iiinte communion, l'curcice da b douleur et la pcrhclioD chrcliipne.

Je TOUS renvoie votre livre corrigé , ms très-chère fille : vous puisse-t-il être aussi utile que je souhaite 1

Sans doute , il faut tant faire et refoire les résoluiions de s'unir i Dieu , que noua y demeurions engagés.

Mais je désire qu'en vos ferveurs von»

ne fassiez pas ces désirs de tentations ni occasions de mortilications ; car, puisque par la grâce de Dieu elles ne vous manquent pas , il n'est pas besoin d'occuper votre cœur à les désirer ; occupez-le plutôt à le préparer et mettre en la posture requise pour les recevoir , non pas quand vous les voudrez , mais quand Dieu voudra vous les pennettre.

D'avoir un peu de joie en la grâce divine , quand les rencontres nous succèdent bien, il n'y a point de mal , pourvu que nous les terminions en humilité.

De remédier aux occurrences qui ne vous regardent pas en particulier , mais votre maison , il le faut faire ; avec cette remise néanmoins, de vouloir avec on cœur égal attendre l'événement que Dieu disposera pour le mieux.

Mais quant à cette sorte de plainte , qne vous êtes misérable et infortunée; i ~

J'ai appris que mon frère (t), et vous ; Dieul matrës-chèrofille.ils'en faut g ites toujours et 'de plus en plus exercés . der en toute façon ; car , outre que telles

par les volontés dcmonsicurvotrepère(3). paroles sont déshonnètea à une servante

Ma Bile, si vous savez bien prendre celte de Dieu, elles sortent d'un cœur trop crois, vous serez bienheureuse ; car Dieu ' ' j- ■- —

TOUS donnera en échange mille bénédictions, non-seulement en l'autre vie, mais

ébattu , et ne sont pas tant des impatiences que des courroux.

Voyez-vous, ma irës-chëre flilel faites tnéme en celle-ci ; mais il faut être cou- j un particulier exercice de douceur et d'ao-

..WV'*^'*!'*^*"'-'"™' eut ■. ConUlMii

quiescement à la volonté de Dieu , non I point pour les choses extraordinaires seif

LETTftU

LETTRE DCCCXLIV.

s. FRANÇOIS DE SALES , A UNE DE SES PARENTES.

Le Saint rexborte à être fidèle à Diea.

Madame ma très-chère cousine, que vous faites bien de trouver Dieu bon , et de savourer sa paternelle sollicitude en votre endroit, de quoi étant maintenant en lieu où vous ne pouvez pas jouir du temps pour vous exercer à la méditation, il se présente en échange plus fréquemment à votre cœur , pour se fortifier de sa sacrée présence. Soyez ûdèle à ce divin époux de votre ame ; et de plus en plus vous verrez que par mille moyens il vous fera paroltre son cher amour envers vous.

Je ne m'ébahis donc pas, ma chère cour sine, si Dieu vous donnant le goût de sa présence, vous va petit à petit dégoûtant du monde. Sans doute, ma fille, rien ne fait trouver le chicotin si amer que de se nourrir de miel. Quand nous savourons les chos^ divines, il ne sera plus possible que les mondaines nous reviennent donner appétit. Mais se pourroit-il bien faire qu'après avoir considéré la bonté , la fermeté, ré terni lé de Dieu, nous puissions aimer celte misérable vanité du monde? Or sus, il nous faut supporter et tolérer cette vanité du monde; mais il ne faut aimer ni affectionner que la vérité de notre bon Dieu, lequel soit à jamais loué de ce qu'il vous conduit à ce saint mépris des folies terrestres.

Hélas l il est vrai , madame ma chère cousine , la pauvre madame de Moiron est trépassée : nous ne l'eussions pas dit le carême passé. Il est vrai , nous trépasserons aussi un jour à venir, lequel nous ignorons. Mon Dieu 1 ma chère lille , ne seronsnous pas bienheureux , si nous mourons avec notre doux Sauveur au milieu de notre cœur? Or sus, il s'y faut donc bien tenir toujours, continuant nos exercices, nos désirs , nos résolutions , nos protestations. 11 vaut mille fois mieux mourir avec notre Seigneur, que de vivre sans lui.

Vivons gaiement et courageusement en lui et pour lui , et ne nous étonnons point de la mort: je ne dis pas, ne la craignons point du tout; mais je dis, ne nous troujalons point. Si la mort de noire Seigneur

nous est propice , la nôtre nous i

C*est pourquoi pensons souvent à la sîeiiiit;

chérissons bien sa croix et sa pas&ion.

C'est bien dit, ma fille bien -aimée, quand nous verrons mourir nos amis, pleorons-les un peu , regrettons-les un peu par compassion et tendreté , mais avec tranquillité et patience ; et faisons valoir leur délogement pour nous préparer doucameot et joyeusement au nôtre.

J'ai loué Dieu de quoi cette pauvre défunte s'étoit retirée , ce ne semble ^ à la dévotion un peu plus cette année dernière; car c*est un grand signe de la misérioorde de Dieu sur elle. II y a justement une année qu*eile entra en notre confrérie , laquelle aussi lui a bien rendu son devoir.

LETTRE DCCCXLV.

s. PBAlfÇOIS DE SALES, A UNE DE 8BB PAKmttS.

Le Saini Teogâge à entrer en religieB.

Ma très-chère sœur , ma cousine, et ma plus chère fille, Prenez en la montagnt que Dieu vous montrera (4) , pour y coqsacrer ces petits momens de vie qui voua restent, en faveur de la très-sainte éternité qui vous est préparée.

Ne vous mettez point en peine de quoi vous n'avez pas les sentimens de dévotion et consolation présentement; carie courage fort que vous avez vaut mieux que tout cela. Pensez-vous pas que la pauvre, jeune et belle Rébecca pleura bien fort lorsqu'elle se sépara de son père , sa mère, et son pays? Mais parmi tout cela elle ne laissa pas de dire courageusement : j'y irai : et elle fut digne d'être épouse d'Isaac. Quittez ces empressemens , et achevez vos affaires en tranquillité, comme voyant notre Seigneur à votre côté, qui vous aide à les faire.

Je prierai, quoique indignement, pour N, N. , et les servirai partout où je pourrai.

Dieu de sa main toute-puissante vous veuille retirer à soi, et vous amener au lieu auquel il vous a appelée : lange qui vous a assistée en vos résolaliDns, soit lui-même votre guide en l'exécution. Je suis sans fin, etc.

(1) ttei.| xiu, ti

DE S. FRAKÇOIS ht SALES.

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LETtSE DCCCXLVI.

B. rUNÇOIS DE SALES , A JIADAMK DB

OODNILLON , SA S(EI;R.

La Saint l'encourage à prendre p.ilicncs dam Ici

H' De faut pas que lo dernier mois de l'année passe , que je ne vous salue , ma tr6s-cbére Glle, ma sœur , en vous assurant toujours du parreit amour que mon cœur porte au vôtre nuquel je ne cesse point do désirer toutes sortes de bénédictions ; mais aussi, tnachcresœur, je le vous recommande, votre pauvre cœur; ayez bico soin de lo rendre de plus en plus agréable à son Sauveur, et de faire que celle année &oil plus Tertile que l'autre en toutes sortes de aaintes actions ; car à mesure que las année» s'en vonl, et que l'éternité s'apprçicha, il nous faut aussi redoubler décourage , et relever notre esprit en Dieu , le servant plusallcnlivementen tout ce que Doe vocations et professions nous obligent.

Jevoudrois bien pouvoir vous envoyer les livres que je vous ai promis , et i madame de Comillon ma commère; mais je ne m'en suis pas trouvé un seul : il faut avoir un peu de patience avec moi, comme «Yec un mauvais payeur.

Cependant, chère sœur, prenez bien etrarage à faire votre enfant; je dis celui du corps et celui du cœur , rnats surtout celui du cœur qui est notre Seigneur, lequel vous Touleî! , je m'assure , produire en votre vie, et en vous mémo, beaucoup mieux dorénavant : mais c'est un enfant , lequel, au rebours des autres, soulage, nourrit et maintient sa mère. Aussi faut-i] bien, ma fille, que vous mettiez toute votre espérance, votre amour et votre coniiance «n lui ; car en cette sorte vous vivrez toute joyense et contente.

J'ai appris que mon frère ((), et vous êtes toujours et 'de plus en plus eiercés par les volontés demonsieur votre père (3).

rageuse et persévéranta en dmeeur flt patifnce.

Madame de Chantai se recommttnde mille foiMrès-affeclionnémftnt h vous, et vous souh.ii te conlinuedement accroissement do l'amour do Dieu, Ban;our, ma chère fille, ma sœur , je suis votre frère tout vôtre. A Sales , d'où je pars vendredi pour aller à mon devoir en ces avens.

LEHRE DCCCXLVn.

s. PaANÇOIS DB SALES, A UIÏB DAVI.

Je VOUS renvoie votre livre corrigé , ma trés-chère fille : vous puisse-t-il être aussi utile que je souhaite!

Sans douta , il faut tant faire et rafair» les résolutions de s'unir à Dieu , que nous y demeurions engagés.

Hais je désire qu'en vos ferveurs voua ne fassiez pas ces désirs de tentations ni occasions de mortifications; car, puisque par la grâce de Dieu elles ne vous manquent pas, il n'est pas besoin d'occuper votre CŒur à les désiter; occupez-le plutôt à lo préparer et mettre en la posture requise pour les recevoir, non pas quand vous lu voudrez , mais quand Dieu voudra vous les permettre.

D'avoir un peu de joie en la grâce divine , quand les rencontres nous succèdent bien , il n'y a point de mal , pourvu que nous les terminions en humilité.

De remédier aux occurrences qui ne vous regardent pas en particulier , maia votre maison, il le faut fair«; avec catla remise néanmoins, de vouloir avec nn cœur égal attendre révénement que Dieu disposera pour le mieux.

Mais quant à cette sorte de plainte , que vous êtes misérable et infortunée; mon Dieu I ma très-chëro fille , il s'en tnat gai^ der en toute façon ; car , outre que telles paroles sont déshonnètes à une servante Ma flilc, si vous savez bien prendre cette \ de Dieu , elles sortent d'un cœur trop " ' ~. abattu , et ne sont pas tant des impatien-

ces que des courroux.

Voyez-vous, ma très-chère Ollelfailas an particulier exercii» de douceur et d'acquiescement à la volonté de Dieu , non point pour les «hoses extnordinairea seu>

croti , vous serez bienheureuse ; car Dieu vous donnera en échange mille bénédictions, non-seulement en l'autre vie, mais même en celle-ci ; mais il faut être cou-

H) ffMi<i-«n bHB-INra. Cwl «. GMalUM,

ia principalement pour cea petites tricheries quotidien nea. Préparezrou8-y le malin, l'aprës-diner , en disant frace8,devant le souper, aprèsle souper, et le soir , et faites-en votre prii fait pour un temps.

Mais faites cela avec un esprit tranquille et Joyeui; je veux dire cesexercices; et s'il vous arrive dee manquemeas , humiliet-vous , et recommencez.

C'est bien fait d'aspirer d'une générale a^iration à l'extrême perfection de la vie chrètii'nne ; mais il ne Taut pas philosophej' on parliculier , sinon sur notre amendemeni et sur notre avancement, selon les occutrences quotidiennes de jour en ' jour, remeltant la conduite de notre sourhait général a la providence de Dieu, et nous jetant pour ce regard en ses bras , i comme un petit enfant qui , pour crollre , I man^e de jour en jour ce que son père lui fournit, espérant qu'il lui fournira à proiporliun de son appétit elde sa nécessité. i Pour ces tonlatives d'envie, pratiquez ce I que je dis au livr« , des mêmes tentations. i Puisque la communion vous est si pro< «fitable, fréquoBlefrla avec ferveur d'esprit '«l netteté rie concr-jrnce. Viveï toujours •joyeuse au travers 'Je toutes vos tentations. -Ke foires pas pour le présent d'autre pénitence, et ninsez-vous de vous-môme en esprit de dnuccur a supporter vérilablemoni le prochain , visiter les malades , et 'ayez, bon courage.

J'ai écrit depuis peu à notre bonne sœur; c'est une fille que je chéris hii-n fort. La .TJûHvretle a été tout plein troublée pour peu -de chose ; mais c'est bon signe, car cola a produit de la crainte de Dieu : elle a été .toute découragée, parr« qu'elle croyoit 'd'avoir ollensé. 0 Dieu 1 il faut plutôt mourir que l'otfen.^ier sciemment et délibéréiinent ; mais quand nous tombons , il faut itout perdre pluldt que le courage, l'espérance et la résolution. Or, Dieu convertira . le tout à son honneur.

Votre voisine peut fort louablement payer [ de rechef co qu'elle ne doit pas , pour évî- ' ter le mul d'un procès ou d'une discorde à , eun mari , si la somme n'étoil pa^ fort importante ; car si, pour se préserver d'une ! fièvre corporelle, elle|)eut bten à son insu | employer de l'argent, pourquoi non pour i divertir une fièvre spirituelle. |

Bonsoir , madame ma très-chëre commère , ma fille : votre cœur est à Dieu; vivez heureuse d'être si bien logée. le soii d'uQcœur tout entier, votre, etc. " '

LETTRE DCCCXLVra. ■

s. FnANçors DE SALES, A uns duib

Qd> le Silnt ippeloil u mère. Dam celle leitn

IXM ei inOrme. i potier tel deiira >cn ledcl. à limer let eroli. i iTOir del* piilcDceetdeli dDUGSur eoTers I» penonne» qui I* »cn«(il, età l'abiUnlr de pUinlei ci deceniura.

Ha très-chère mère , que vous dirai-je?

Rien qu'un mot, faute de temps.

Eiercei fort votre cœur à la douceur intérieure et extérieure, et le tenei en tranquillité parmi la mullipliclté des afiairea qui se présentent â vous.

Gardez-vous bien fort des empres^^ mens, qui sont la peste de la sainte dévotion , et continuez à tenir voire ameen haut, ne regardant ce monde que pour le mé[H-ieer, ni le temps que pour aspirer a l'éternité.

Soumettez souvent votre volonté à celle de Diouétant prête àl'adorer.autanlquand elle vous enverra des tribulations, comme au It'mps des ronsulallons.

Dieu goil toujours au milieu de nos cœura, ma tréfr^bèro mère. Je suis en lui sans réserve etd'uneaffeciJon toute filiale,

LETTRE DCCCXLIX.

s. FRANÇOIS DBSAIBS , A PNB DAHB.

Bien que ce laquais aille exprès , ma cbére mère, si esUce qu'il part en un lempg auquel je suis fort pressé. Cette bonne dame m'a dit de votre part ce que vous lui avez confié , et je loue Dieu qu'il vous ail donné de nouvelles affections avec cette nouvelle santé ; mais il faut bien prendre garde, ma très-cfaere fille, ma mère, que le corps et l'esprit vont souvent en contraire mouvement, et à mesure que l'un s'afTnblit, l'autre se fortifie; et quand l'un w fortifie , l'autre s'uffoiblit ; mais puisqus l'esprit doit régner, quand nous voyon qu'il a pris ses fixées , il le faut teUenuot

Mconrir'et établir, qu'il demeure toujours le plus fort ; sans doute , ma chère mère , puisque les maladies Bout comme des coupelles (1 ) , il faut bien que notre cœur en sorte plus pur, et que nous devenions plus forts parmi les inSrmités.

Or, quent à vous, je m'imagine que désormais l'âge et la petitesse de votre complexion vous tiendront souvent alangourie et foible : c'est pourquoi je vous conseille de vous fort exercer en l'amour de la trèsaimable volonté deDieu, et en l'abnégation descontentemenseitérieursi et en la douceur parmi les amertumes. Ce sera le plus excellent sacriSce que vous puissiez faire. Tenez bon, et pratiquez non-seulement l'amour solide, mais l'amour tendre, doux et snave, envers ceux qui sont autour de TOUS : ce que je dis par l'expérience que j'ai , que l'in&rmité ne nous dtaot pas la charité, nous été néanmoins la suavité envers le prochain, si nous ne sommes fort sur noe gardes.

Ma tréa-chëre mère, je vous souhaite le comble de la sainte perfection es entrailles de Jésus4:briBt.

Je demeure pour jamais, votre, etc.

LETTRE DCCa.

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