‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographes (volume 3)Chapitre 428 sur 450 · PRANÇ0I8 DB 8ALBS , A UNB nAMB · texte numérisé non relu

PRANÇ0I8 DB 8ALBS , A UNB nAMB

Conseils pendani sa grossesse.

Madame, la lettre que vous m'avez écrite le 46 mai, et laquelle je n'ai reçue que le 27 juin, me donne grand sujet de bénir Dieu de la fermeté en laquelle il conserve votre cœur pour le désir de la perfection de la vie chrétienne , lequel je découvre bien clairement , par la naïveté sainte avec laquelle vous représentez vos tentations, et le combat que vous faites; et je vois bien que notre Seigneur vous assiste , puisque pied à pied et jour à jour vous conquérez votre liberté et affranchissement des imperfections et infirmités principales qui vous ont ci-devant affligée. Je ne doute point que dans fort peu de temps vous n*en soyez entièrement victorieuse , puisque je vous vois si courageuse au combat, et si pleine d'espérance et de confiance de vain* cre par la grâce de notre bon Dieu.

La consolation que vous avez en cette entreprise est sans doute un vrai présage qu'elle vous réussira très-heureusement.

Fortifiez- vous donc, madame, en ce bon dessein , duquel la fin est la gloire éternelle ; n'oubliez rien au logis de ce qui est requis pour en chevir ; continuez vos communions et confessions fréquentes; ne passez point de joursans lire quelque peu dans ' un livre spirituel ; et pour peu que ce soit, pourvu que ce soit avec dévotion et attention, le profit en sera bien grand. Faites I l'examen de conscience au soir : aoooutu- I mez-vous aux prières brièves , et aux orai*

•ons qu'on appelle jiiculaloirea ; et le matin en sortant du lit , mcltez-vous toujours H genoux , poiir >aliicr el fairi' lii rtviTunc e à volfrt IVti) célcït(>, à Noiri'-Daiiie , et Win- bon im^n; et quand rc ne scioii *^ue pour trot- minute:*, il n'y faulJHronis faillir; nyr/.ijiiMque Image bien dévote, et la bais<>z souvent.

J(^ Ëui:i cnnsolû de quoi vous hvcz l'es* prit plus ffii que ci-devaut. Sans iloule, iiimliime, tous les jours vos contcntcmena rn;ilruiit, car lu douceur de notre Sei.^neur f^i- (l'iianilni dp plus en plus en votre iimc. ■TiiiniiiB personne n'u goùlé de la dévolion, qui ne l'ail blun trouvée guavfl. Je m'assure que cette i^ietri el consolution d'csprtl s'étend et rend son odeur prùrieusc Mir toutes vos renversa tions, et partictilièrenient i\it lu domestique, laquelle, comme elle \ou!; est la plus ordinaire , el selon . voire prinn pal devoir , au>?i s'en doil-elle re^-scntir plus que nul autre. Si vous aimez la dévotion, rnitei' que tous lui portent honneur et réviSience, ce qu'ils fenmt, s'ils en voient do bons et agréables effets en vous.

Mon Dieu 1 que vous avez de i^ranife moyens de mérili'ren (oulo votre miii^onl Inrluhilableuienl vous la |>ouvf/ renilri> un vrai [mradis rie piété , ayant nionsii iir votre mari pî propice à vos bon:) désirs. Kli ! que vous serez lieureuse, ïi vous observez bien la modération que je vous ai dite, en vus exeifiees , les accummudani lo plu.s que vous|iourrez à vos aO'airL's domeslique-s el à la volonté de voLre mari, pui^ qu'elle n'est point déréi^lée ni farouche. Je n'ai }:uËrevude femmes mariées qui puissent être dévotes à meilleur marché que vous , madama, qui partant être fort obligée A voua y avancer.

J« Toudroi) bien f^ue vous Ë^siez l'exer- ■tM^tatHiaUmMllatiM, car il me sem- HJlaa fort capable. Je vous "■ " dant ce carême,

t rais la main; f B'y amployade.dteque jour, et

fort H la vie-

Je vous Bupplifl, que la déair que j'ai m fois conçu (le vou^ servir et bonortr n notre Sei;;neur , croit et s'aujimente tos les jours en mon ame , marri qup je ta d'en pouvoir si peu rendre d'elTeLs; h moins ne manquai-je point de vous lAi et représenter la miséricorde de Dieu a mes fuible» et languissantes prières, tltittout uu saint sacriQca de ta messe; f^ ajoute toujours toute voire maison, q* je chéris uniquement en voua , et vous a

J'ai appris que voua étiei grosse; j'ai béni Dieu, qui veut accroître le nomint des siens par l'augmenta ti on des véim Les arbres portent les fruits pour les btames ; mais les femmes portent les enùa pour Dieu ; c'est pourquoi la fertiliif at une de ses bânédictiona. Faites votre pA de cette grufiiesse en deux façons ; ollnt votre fruit à Dieu cent fais le jour cooat i^uint Augustin témoigne que aamèrtétiC enceinte de lui avait coutume de le tiin Puis es ennuis et alllictions qui vounrriveront et qui ont accoutumé de suivre b grossesse, bénissez notre Sei|pieurd(a que, vous souBtez pour lui faire un W viteur ou une servante , qui mojenniri i^a i:race. le louera éternellement i'S vous.

Dieu enfin soit en tout o; partout pi* rifié en nus peines et conâolaliuns. k guis , etc.

LETTRE DCCaXI.

a. FR.tKcois ne mles, a une Duoimu

Mademoiselle, jo réponds à votre IrltR du 2 de ce mois', pins tard rjiie je d« d^ sirois, attendu la qualité de l'uviselcvs- Beil que vous me demandez ; mnis les xntdes pluies ont empécbé les TOyageun dt se mettre en campagne ; au moins n'ai-ja point eu do commodité assurée jusqut Mtle-ci.

L'avis que la bonnecoueine vous dentt aleonstammenldedemeureren vuusHirfw an service de M. votre père, et en étalik TOUS consacrer, par après, ctpur el curpi BOtteSeiijnenr. éloit fondé sur une LTim4i quantité de considérations lir.Vs 'Jc ^ alaurs circonstances de voli-ti ronilili«. C'est pourquoi si votro esprit se fûttnm*

pleine et entière indifférence , je sse sans doute dit qu'il falloit suiavis-là comme le digne et le plus \uotï sût proposer; car sans ditfiîùtététel.

jfoisque votre esprit n'est nullement ifférence , ains totalement penché c du mariage , et que nonobstant s avez recouru à Dieu, vous vous ; encore attachée, il n*cst pas expéae vous fassiez violence à une si ipression par aucune sorte de conon ; car toutes les circonstances , Heurs seroicnt plus que suffisantes 3 faire conclure avec la chère couont point de poids au prix de cotte clination et propension que vous quelle, à la vérité, si elle étoit foible le , seroit peu considérable ; mais, uissante et ferme, elle doit servir ement à la résolution, ne le mari qui vous est proposé est rs sortable , homme de bien , et ur compatissante, vous pouvez uti- Taccepter : je dis s'il est d'humeur issante , parce que ce manquement 3 requiert cela, comme il requiert s que vous contr'échangiez ce dér une grande douceur, par un sinlour, et par une humilité fort résiît bref, que la vraie vertu et perfec-

l'esprit couvre universellement la i corps.

is fort pressé , ma chère fille , et ne is vous dire beaucoup de choses, ai donc vous assurant que je vous manderai toujours à notre Seigneur, 'il adresse votre vie à sa gloire, ttdu mariage est un état qui requiert ) vertu et de constance que nul aussi un perpétuel exercice de mort!i., il le sera peut-^tre à vous plus rdinaire. Il faut donc vous y dispose un soin particulier , afin qu'en lante do thym vous puissiez, malgré tame naturelle de son suc , en tirer B le miel d'une sainte conversation.

imais le doux Jésus soit votre sucro •e miel qui rende suave votre voca- [u'à jamais il vive et rè^ne en nos .Je suis en lui.

LETTRE DCCGLXn.

s. FRANÇOIS nE S.\LES, A CNB DAMB.

Conseils pendant sa grossesse.

Il y a un mois , ma très-chère sœur, que je fus saisi d'une fièvre, laquelle m*a presque toujours occupé jusqu'à présent, et tandis j'ai reçu trois de vos lettres par diverses fois. Surtout il y en a une qui m'a été d'extrême consolation , y voyant les marques de la parfaite confiance que vous avez en moi, par la communication des accidens et troubles de votre chère ame. Or c'est la vérité, que je n'entends pas assurément ce que vous me dites, que je n'ai quelque sorte de doute de me tromper, néanmoins il m'est avis que je vous entends suffisamment pour vous répondre.

Voyez-vous , ma très-chère sœur , il arrive maintes fois que , pensant être entièrement défait des ennemis anciens, sur lesquels nous avons jadis emporté la victoire, nous les voyons venir d'un autre côté dont nous les attendions le moins. Hélas 1 cet unique sage du monde , Salomun , qui avoit tant fait de merveilles en sa jeunesse , se tenant fort assuré de la longueur de sa vertu et de la confiance do ses annéeô passées , lorsqu'il sembloit être hors des escalades , il fut surpris de l'ennemi qu'il avoit le moins à craindre , selon lo cours ordinaire.

C'est pour nous apprendre deux leçons signalées : l'une, que nous nous devons toujours défier de nous-mêmes , cheminer en une sainte crainte , requérir continuellement les secours du ciel, vivre en humble dévotion ; l'autre , que nos ennemis peuvent être repoussés, mais non pas tués. Ils nous laissent quelquefois en paix, mais c'est pour nous faire une plus forto guerre : mais avec cela, ma très-chère sœur, il ne faut nullement que vous vous découragiez, ains qu'avec une paisible vaillance vous preniez le loii^ir et le soin de guérir votre chère amo du mal qu'elle pourroit avoir reçu par ces attaques , vous humiliant profondément (levant notre Seigneur , et ne vous étonnant nullement de votre misère. Certes aussi seroit-ce chose digne d'étonnement, que nous ne fussions pas sujets aux nttaques et misères.

Ces petites secousses, ma très-chère sœur.

BOQB font rafenir à DCH» , considérer notre fragilité, et recourir plus vivement à notre protecteur. Saint Pierre marchoit fort assuré sur lee ondea : le vent s'élève, et les vagues semblent l'engloutir; alors il s'écrie : HaîSeignmr, saw^M-mail Et notre Seigneur Tempoignant: Homme de peu de foi, lui dil-il, pourquoi iouteê-tu? C'est emmi les troubles de nos passions, les vents et orages des tentations , que nous réclamons le Sauveur : car il ne permet que nous soyons agités que pour nous provoquer à l'invoquer plus ardemment.

En somme, ne vousfiAdiespoint,onau moins ne vous troublez point de quoi vous avez été troublée ; ne vous ébranlez point de quoi vous avec été ébranlée : ne vous inquiétez point de quoi vous avez été inquiétée par ces passions fftcbeuses; mais reprenez votre cœur, et le remettez doucement entre les mains de notre Seigneur, le suppliant qu'il le guérisse , et de votre côté fûtes aussi tout ce que vous pourrez par renouvellement de résolutions, par la lecture des livres propres à cette guérison, et autres moyens convenables; et ainsi faisant, vous gagnerez beaucoup en votre perte, et demeurerez plus saine par votre Inaladie.

Ma très-chère fille , puisque votre grossesse vous incommode beaucoup à faire Toraison mentale, longue et ordinaire , faitesla courte et vive : réparez ce défaut p«r de fréquents élancemens de votre cœur en Dieu , lisez souvent et peu à la fois quelque livre bien spirituel , faites de bonnes pensées en vous promenant, priez peu et souvent, offrez vos langueurs et lassitudes à notre Seigneur crucifié; et quand vous serez délivrée , reprenez tout bellement votre train , et assujettissez-vous à suivre les matières de quelque livre propre à cela, afin que venant l'heure de Toraison , vous ne demeuriez pas éperdue , comme celui qui, à l'heure du dîner , n'a rien do prêt. Que si quelquefois le livre vous manque , faites votre oraison dessus quelque mystère fertile , comme sont ceux de la mort et passion, le premier qui se présentera à votie esprit. Je suis, etc.

LETTRE DGCCUOIL

•• ffnARÇOISDBSAIJB, Aim

GéM ane ««iilaCton de détlror dM dlfMiMnfHt éloignés, pendani q«'oii en a Mprèt^ds iil,il da tnp aaliipHef tas bam désira.

Mademoiselle , ma très-chèro fille sa JésufrChrist, j'ai reçu votre lettre, en kh quelle vous vous essayes de me déoourrir rétat de votre esprit. Je ne pua nier que je ne sois beaucoup consolé de voir laeoafiance que vous avez en mon afléction en votre endrmt , laquelle aoaai est anttit grande et constante que voua le aaoriei désirer. Dieu donc soit loué en tout et partout 1 mais je m*en vais vous dire deux ou trois petits mots sur le siyet de votn

lettre.

Premièrement, croyez fermement, je vous supplie, que l'opinion que vous avei de ne devoir recevoir allégement de Diea que par moi , est une pore tentation ds celui qui a accoutumé de nous mettre dei objets éloignés en considération, pour nous éter l'usage de ceux qui noua sont

présens.

C'est une maladie d'esprit à ceux qui sont malades au corps de désirer les médecins éloignés, et les préférer à ceux qui sont présens. Il ne faut désirer les choses impossibles , ni bâtir sur les difficiles et incertaines.

Il ne suffit pas de croire que Dieu nous peut secourir par toutes sortes dlnstrumens, mais il faut croire qu'il ne veut pas y employer ceux qu'il éloigne de nous , et qu'il veut employer ceux qui sont près de Dous. Pendant que j'étois là , je n'eusse pas rejeté cette persuasion ; mais maintenant elle est du tout hors de saison.

Après cela , il me semble que vous avez rencontré le vrai sujet de votre mal, quand vous me dites qu'il vous est avis que c'est une multitude de désirs qui ne pourront être accomplis. C'est sans doute une tentation pareille à la précédente ; ains celleci est la pièce entière de laquelle l'autre n'est qu'un échantillon.

La variété des viandes , si eiles sont en grande quantité, charge toujours l'estomac ; mais s'il est foible , elle ie rume. Quand l'ame a quitté les concupiscences, c'est (]u'ello s'est purgée des aflections mauvaises et mondaines. Rencontrant les

DB S. FRAIfÇOlS DE SJkLES.

objets spirituels et saints . romme tout af- Rimde, elle se remplit de tant de {lésirs et avec liint d'avidité qu'elle en est acKiblée.

Demandez les remèdes à notre Sei teneur, et aux pères spirituels que vous avez auprès rte vous : car îceui touchant votre mal avec la main, connoisscntbien qu^lsrcmëcles il y Taut appliquer. Néanmoins je vous dirai nuement ce qui m'en semble.

C'est que si vous ne commencez à mettre en Gnécution quelques-un^ de ces désirs, ils se multiplieront toujours et s'embarrasseront avec votre esprit, en sorte que vous ne saurez comme vous en démêler ; il faut donc venir aux effets , mais par quel ordre?

Il faut commencer par les effets palpables et extérieurs qui sont le plus en notre pouvoir ; par exemple , il n'est pas que TOUS n'ayez désir de servir aui malades pour l'amour de notre Seigneur, de faire quelques vils et abjects services en la maiton par humilité ; car ce sont désirs fondamentaux , etsans lesquels tous les autres sont et doivent être suspects el méprisés. Or exercez- vous fort à la produrlion dei effets de ces désirs-là ; car l'occasion ni le Bujet ne vous en manqueront pas; cela est entièrement en votre pouvoir, et partant TOUS devez les exécuter.

Car envain Terez- vous dessein d'exécuter les choses dont le sujet n'est pas en votre puissance, ou est bien éloigné, si vous n'exécutez celles que vous avez à votre commandement. Purtant , exécutez Rdèlement les désirs bas et grossiers de la charité, humilité et autres vertus; et vous verrez que vous vous en trouverez bien.

Il faut que Mngdeleine lave premièrement les pieds do notre Seigneur, les baise, les torche , avant que de l'entretenir cœur àcœurau secret de la méditation; et qu'elle rtpande l'onguentsur son corps, avant que déverser le baume de ses coq lempla lions sur sa divinité.

Il est bon de désirer beaucoup; mais il

relie ne s'en aille en la production trop abondante des feuilles.

Il est bon d'empi'clier cette multiplication de désirs, de peur que notre ame ne s'y ainusc , luis'-unt cependant le soin des effetsdesqiicls pour l'ordinaire la moindre exécution est plus utile que les grands <lésirs des choses éloignées de notre pouvoir, Dieu dé-iranl plus de nous la fidélité aux petites choses qu'il met en notre pouvoir, que l'ardeur aux grandes qui ne dépendent pas de nous.

Notre Seigneur compare l'ame désireuse de la pcrfeclion à une femme (prisse qui enfante ; mais à la vérité , si la femme enceinte vouloit produire deux ou plusieurs enfans é la iois , et tous deux ensemble , elle ne le sauroit faire sans mourir ; il faut qu'ils sortent l'un après l'autre. Faites sortir tes enfans de votre ame, c'est-à-dire, les désirs du service de Dieu les uns après les autres, et vous sentirez un grand allége-

Mais enSn , si vous ne trouvez point de repos en ces remèdes, ayez patience ; attendez que le soleil soii levé, il dissipera ces brouillards; ayez bon courage (I), eelte maladie ne géra pat à la mort, tnaiB afin gve Dieu soit glorifié par ieell». Faites comme ceux qui sentent les ennuis et dévoiements d'estomac sur la mer ; car après qu'ils ont roulé leur esprit et leur corps par tout le navire pour trouver all^ gemenl , ils viennent enfin embrasser l'arbre et le mât d'icelui , et le serrent étroitement pour s'assurer contre les toumoiemeos de tète qu'il souffrent; il est vrai que l'allégement leur e^t court et inrertain. Mais si vousvenezavechuniilitéembroiiser le pied de la croix , si vous n'y trouvez aucun remède . au moins y trouverez- vous la patience plus douce qu'ailleurs , et le Innibie plus agréable.

Je vous ai voulu dire quelque chose, plus pour vous témoigner le déair que j'ai de votre bien, que pour penser que je sois capable de vous y servir. Ne douiez point

faut mettre ordre aux désirs , et les (aire au reste, que je ne vous recommande à ce sortir en effet , chacun selon sa saison et père de lumière; je le fais avec une très- TOtre pouvoir. grande volonté et inclination, croyant pour On empêche les vignes et les arbres de ma consolation, que vous me rendez fidèleporte r des feuilles, alinque leur humidité ment le réciproque, dont j'ai èla vérité bon et suc soient par après sufTisans pour reo- besoin pour être embarqué en l'endroîl 1» dre du fruit, et que toute leur force nalù- ' |ij ju^ u, «.

iii. sk

ifgmsM

plus tempeatuaux et tourmenté de toute o^te mer de l'Église.

LETTRE DCCCLXIT.

tf , MÀNÇOIS de BALBS, a VHB DAHB en CKOfTB. CMueito KBdMil u gratfefMi

le suis sur mon départ , ma trèSr^hère fllle, et pressé pour cela. Vous mettrez , s'il Vous plalt, en considération ces quatre U* gnes , comme s'il y en avolt beaucoup.

Croyez, je vous supplie, que jamais votre très-chère ame ne sera plus aimée qu'elle Test de la mienne.

Mais que me dît-onT on me dit , qu'étant grosse vous jeûnez , et frustrez votre fruit de Taliniont qui est requis à sa mère, pour fui donner celui qui lui est dû. Ne le faites plus (je vous supplie), et vous humiliant éous l'avis des docteurs , nourrissez toqà scrupule votre corps, en considération de cehii que vous portez : vous ne manquerez point, de mortiCcations pour le ccenr, Îui est le seul bolocauste que Dieu désire e vous.

Omon Dieu, ma très-chère fille, que f ai trouvé ici force grandes âmes au service de Dieu I que sa bonté en soit bénie. Et vous êtes unie avec elles, puisque vous avez les mêmes désirs. Vivez toute en Dieu, ma très-chère fille, et persévérez à prier pour votre, etc.

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