‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographes (volume 3)Chapitre 51 sur 450 · mAMÇOIS DR SALES, A MADAME DE CIIANTAL · texte numérisé non relu

mAMÇOIS DR SALES, A MADAME DE CIIANTAL

Ezhorlalion -' la paticnrc dan» «es peines intérieures ; en détourner ra vue pour ne regarder que Dieu. Ce qu'il faut faire quand on a oublié quelque pèche dans une confession ffénéralo; DO faut rien précipiter dans lo choix d'un état de vie, mais se bien consulter avec Dieu par rentremise de son directeur.

Le 18 férrier ISOS.

Jo loue Dieu do la constance avec laquelle vous supportez vos tribulations. J'y vois néanmoins encore quelque peu d'inquiétude et d'empressement , qui empêche le dernier effet de votre patience. Bnvotre patience , dit le fils de Dieu , vous possèderezvos âmes (4). Cest donc l'effet de la patience de bien posséder son ame : et à mesure que la patience est parfaite , la possession de Tame se rend plus entière et excellente. Or la patience est d'autant plus parfaite , qu'elle est moins mêlée d^inquiétude et d'empressement. Dieu donc vous veuille délivrer de ces deux dernières in commodités, et tât après vous serez délivrée defautremain.

Bon courage , je vous supplie , ma chère sœur : vous n'avez souffert l'incommodité du chemin que trois ans , et vous voulez le repos; mais ressouvenez-vous de deux choses : Tune que les enfans d'Israël furent quarante ans parmi les déserts avant que d'arriver dans la terre du séjour qui leur étoit promis , et néanmoins six semaines pouvoient suffire pour tout ce voyage et à l'aise ; et il ne fut pas loisi! le de s'enquérir pourquoi Dieu leur faisoit prendre tant de détours , et les conduisoit par des chemins si âpres, cl tous ceux qui en murmurèrent moururent avant l'arrivée : l'autre , que Moïse , le plus grand ami de Dieu de toute la troupe, mourut sur les frontières de la terre de repos , la voyant de ses yeux , et ne pouvant en avoir la jouissance.

Plût à Dieu que nous regardassions peu à la conduite du chemin que nous frayons , et que nous eussions les yeux fichés sur celui qui nous conduit , et sur le bienheureux pays auquel il nous mène I Que nous doil-il chaloir si c'est par les déserts ou par les champs que nous allons , pourvu

(1) In patieatlà TMtri posaidablUs aaiaas fastns. Lw,

Ç, XtM, T. tl^

que Dieu soit avec nous , et que noas allions en paradis? Croyez-moi , je vous prie, trompez lo plus que vous pourrez votie mal ; et , si vous le sentez , au moins ne le regardez pas , car la vue vous en donnera plus d'appréhension, que le sentiment ne vous en donnera de douleur. Aussi bandet-on les yeux à ceux sur lesquels on veut faire quelque grand coup par le fer U me semble que vous vous arrêtez un petil trop à la considération de votre mal.

Et quant à ce que vous me dites , que c'est un grand travail de vouloir et ne pouvoir , je ne veux pas vous dire qu*il faut vouloir ce que l'on peut ; mais je vous dis bien que c'est un grand pouvoir devant Dieu que de pouvoir vouloir. Passez outre, je vous supplie , et pensez à cette grande déréliction que souffrit notre maître au jardin des Olives ; et voyez que ce cher Fils ayant demandé consolation à son boa père , et connoissant qu*il ne vouloit pas la lui donner, il n'y pense plus , il ne s'en empresse plus , il ne la cherche plus ; mais, comme il ne l'eût jamais prétendue, il exécute vaillamment et courageusement l'œuvre de notre rédemption.

Après que vous aurez prié le Père qu'il vous console, s'il ne lui plaît pas de le faire , n'y pensez plus , et roidissez votre courage à faire l'œuvre de votre salut sur la croix , comme si jamais vous n'en deviez descendre , et qu'onc plus vous ne dussiez voir l'air de votre vie clair et serein. Que voulez-vous? il faut voir et parler à Dieu parmi les tonnerres et tourbillons du vent ; il le faut voir dans lo buisson et parmi le feu et les épines ; et pour ce faire , la vérité est qu'il est nécessaire de se déchausser et faire une grande abnégation de nos volontés et affections. Mais la divine bonté ne vous a pas appelée au train auquel vous êtes , qu'il ne vous fortifie pas tout ceci. C'est à lui de parfaire sa besogne. Il est vrai qu'il est un petit long , parce que la matière le requiert ; mais patience.

Bref , pour l'honneur de Dieu , acquiescez entièrement à sa volonté , et ne croyez nullement que vous le servissiez mieux autrement ; car on ne le sert jamais bien , si« non quand on le sert comme il veut.

Or il veut que vous le serviez sans goût , sans sentiment , avec des répugnances et convulsions d'esprit. Ce service ne vous

doDDe pas satisfaction , mais il le contente ; il n*est pas à votre gré , mais il est au sien.

Imaginez-vous que vous ne dussiez jamais être délivrée de vos angoisses ; qu'estce que vous feriez? Vous diriez à Dieu : Je 8018 vôtre ; si mes misères vous sont agréables, accroissez-en le nombre et la durée. J*ai confiance en notre Seigneur que vous diriez cela et n'y penseriez plus ; au moins vous ne vous empresseriez plus. Faites-en de même maintenant, et apprivoisez- vous avec votre travail , comme si vous deviez toujours vivre ensemble: vous verrez que quand vous ne penserez plus à votre délivrance , Dieu y pensera ; et quand vous ne vous empresserez plus, Dieu accourra.

C'est assez pour ce point, jusqu'à ce que Dieu me donne la commodité de vous le déclarer à souhait , lorsque sur icelui nous établirons l'assurance de notre joie; ce sera quand Dieu nous fera revoir en pré-

Cette bonne ame (4) , que vous et moi chérissons tant, me fait demander si elle pourra attendre la présence de son père spirituel pour s'accuser de quelque point duquel elle n'eut point souvenance en sa confession générale ; et , à ce que je vois , elle ledésireroitfort. Maisdites-lui, je vous supplie , que cela ne se peut en aucune €içon : je trahirois son ame si je lui permettois cet abus. Il faut qu'à la fine première confession qu'elle fera , tout au commencement, elle s'accuse de ce péché oublié (j'en dis de même s'il y en a plusieurs) purement et simplement , sans répéter en aucune autre chose de sa confession générale, laquelle fut fort bonne ; et partant , iMMuibstant les choses oubliées , cette ame ne se doit nullement troubler.

Et ôtez-lui la mauvaise appréhension qui la peut mettre en peine pour ce regard ; car la vérité est que le pr^ier et principal point de la simplicité chrétienne gît en œtlefjranchised'accuser ses péchés, quand il est besoin , purement et nùment , sans appréhender l'oreille du confesseur, laquelle n'est apprêtée que pour ouïr des péchés y et non des vertus, et des péchés de toutes sortes. Que donc hardiment et courageusement elle se décharge pour ce regard , avec une grande humilité et mé-

(I) VadABe te prétidtDUArvUrttMlon tonUt l«f ap-

pris de soî-mème , sans avoir crainte de faire voir sa misère à celui par l'entremise duquel Dieu la veut guérir.

Maissi son confesseur ordinaire lui donne trop de honte ou d'appréhension, elle pourra bien aller ailleurs ; mais je voudrai en cela toute simplicité, et je crois que tout ce qu'elle a à dire est fort peu de cho* ses en cfTet, et l'appréhension le fait paroîtro étrange.

Mais dites-lui tout ceci avec une grande charité , et l'assurez que si en cet endroit je pou vois condescendre à son inclination , je le ferois très-volontiers , selon le ser\'ice que j'en ai voué à la très -sainte liberté chrétienne.

Que si , après cela , à la première rencontre qu'elle fera de son père spirituel , elle pense retirer quelque consolation et profit de lui manifester la même faute , elle le pourra faire , bien qu'il ne sera pas nécessaire ; et , à ce que j'ai appris de sa dernière lettre, elle le désire, et j'espère même qu'il lui sera utile de faire une confession générale de nouveau avec une grande préparation, laquelle néanmoins elle ne doit commencer qu'un peu avant son départ , de peur de s'embarrasser.

Dites-lui encore, je vous supplie, quo j'ai vu le désir qu'elle commence de prendre de se voir un jour en lieu où elle puisse servir Dieu de corps et de voix. Arrêtez-la à ce commencement ; faites-lui savoir que ce désir est de si grande conséquence , qu'elle ne doit ni le répéter , m permettre qu'il croisse , qu'après qu'elle en aura pleinement communiqué avec son père spirituel , et qu'ensemble ils en auront oui ce que Dieu en dira. Je crains qu'elle ne s'engage plus avant , et que par après il ne soit malaisé de la réduire à l'indificrence avec laquelle il faut ouùp les conseils de Dieu. Je veux bien qu'elle le nourrisse , mais non pas qu'il croisse : car , croyez-moi , il sera toujours meilleur d'ouïr notre Soigneur avec indifférence et en esprit de liberté, ce qui ne se pourra faire si ce désir grossit; car il assujettira toutes les faailtés intérieures , et tyrannisera la raison sur le choix.

Je vous donne bien de la peine , vous

rendant messagère de ces réponses ; mais

puisque vous avez bien pris le soin de mo

. proposer. leb demandes de sa iiart, votre

LETTRES

charité le prendra bien encore pour lui faire entendre mon opinion .

Feripo , je ypus supplie ; que rien ne TOUS ébranlCf II est enqpre nuit , mais le jour s'approche ; non , il n^ tarder^ pas. Mais C|E)pcndant pratiquons le dire ide Pavia : Élevçz vas maini du e0té du lieu $aint pen((çtni lanuit ^ pt pënissez le Seigneur (\). Bénissons-ie de tout notre cœur^ et le jprions qu'il S9it notre guide , notre bàî'qué et notre jport, . , . »

Je ne veux pas répondre à votre dernière lettre par le jnenù ^^ sinon en certains points qui mé semblent pluspressans.

Vous ne pouvez croire, ma très-chère fille , que les tentations contre la foi et l'Émise, vienneni de Dieu : maiç qui vous a mmai^ ëhseign'é que Dieu en fût auteur? Bien de3 ténèbres, bien des impuissances, bipn du iiement à la perche , bien de la dé- ]:éliction et desUtudon de vigueur , bfen du dévoiemeni qe i;éstomaç spirituel, bien de l'am'ertuipe de la, bouche intéricurç , laquelle rend^ amer le plus dpux vin du monde ; maisdessuggestions4e blasphèçie, ^infidélité , de ^léçréànce , ah 1 non^ elles ne peuveiit sortir de notre bon Dieu: spn sein est trop pur pour concevoir tels ofo-

. Sà^ez-voùs çbmmehj liifeu tàil en cela^ Il pentie't quéië malin forgeron àe semoïa.bïes besognes nous Ics/^iénne présenter à veiidre, afin que, par le mépris qùé nous ép ferons, nous puissions témoigner notre affection aux choses divines. Et pour ipela, nié chère sœur , miai. très-chére fille , fautii ^'inquiéter , faut-il ch&hger de posture ? Ô Dieu ! nehnl. C'est le diable qui va partout autour db notre esprit, furetant el brouillant , pour voir s'il poûrroit trouver quelque porte ouverte, tl hiisolt comme cela avec Job , avec is. Antoine , avec Ste Catherine de Sienne, et avec une infinité de Bonnes âmes que je connois , et avec la mienne , qui ne vaut rien et que je ne conliois pas. Et quoil pour tout cela, ma bonne fille , fout-il se fâcher ? Laissez-lé se morfondre, et tenez toutes les avienues bien fermées : il se lassera enfin , ou , s*îl ne se lasse, Dieu lui fera lever le siège.

Souvenez-vous de ce que je pense vous avoir dit une autre fois. C'est bon signe

(I) In Doctibus «xtonitt aMMi ttitfM te WMtftolt* DonlBaai H. ausni, ?» t.

qu'il fasse tant de brtait et de tempêtes atJH tour.de la volonté ; c'est signe qu'il n'^st pas dedans. Et courage , ma chère akhe ; je dis ce mot avec grand éentinient et en Jésus-Christ: ma chérie ame^ courage v disje. Pendant que noua pouvons dire B^yéd résolution ^ quoique sans sentiment \ Wié Jé$us , il ne faht point craindrf)^.

Et né ttie dites pas qu'il vous semble que vous le dites avec lâcheté , isans force ni courage V mais comme par une violence que vous vous faites. 0 Dieu l inais donc la voilà; la sainte vioienqe qui ravit les cieux. Voyez-vous ) ma fille ^ c*est signe que tout est pris^ que l'ennemi a tout gagné en notre forteresse, hormis le donjon in\pénétrable , ^indomptable , et qui ne peut se perdre que par soi-même. C'est enfin cetiJe volonté libre ^ laquelle -, toute nue deVani Dieu , réside en la suprême et plus spirituelle partie de l'ame , ne dépend d'autre que de son Dieu et de soi-même; et quand toutes les autres fatuités de l'ame sont perdues et assujetties à l'ennemi^ elle seule demeure maîtresse desoi-méihe pùw ne consentir point.

Or, voyez vous les âmes affligées perce que l'énnémi i^ occu^nt totites les autres facultés , fait là-dedans son tintamarre et fracas extf^mef A peine peut-on ouïr ce qui se dit et fait en cette volonté supérieure^ laquelle a bien la voix plus nette et plus vive que la volonté inférieure [ mais celleci Ta si âpre et si grosse qu'elle étodfe la alarté de l'autre.

Enfin notez ceci : pendant que la tentation vous déplaira, il n'y a rïen à craindre \ car pourquoi vous déplait-elle> sinon parce que vous ne la voulez pas ? Au demeurant « ces tentations si importunes viennent vJe la malico du diable ^ mais la peine et souffrance que nous ressentons viennent de la miséricorde de Diett> qui^ contre la volonté de son ennemi, tire de la malice d'icelui la sainte tribulatiôn , par laquelle il affine l'or qu'il veut mettre dans ses trésors. Je dis donc ainsi : vos tentations sont dn diuble et de l^enfer , mais vos peines etainictions sont de Dieu et du paradis; les mères sont de Babylone, mais les filles sont de Jérusalem. Méprisez les tentatioiis, embrassez les tribulations.

Je vous diM un jour , quand j'aurai bien du loisir » quel mal causent ces

DE S. FRIHÇeiS DE SALES.

otetnicikms de l'esprit . cela ne se peut écrire en peu de paroles:

. Ne craignez nullement, je vous supplie, de me donner aucune peine; car je proteste que c'est une extrême consolation d'être pressé de vous rendre quelque service. Écrivez-moi donc, et Souvent, et sans ordre , et le plus naïvement que vous pourrez : j'en aurai toujours un extrême contentement;

Je m'en vais dans une heure en la pe- Mce bourgade où je dois prêcher \ Dieu s'étant voulu servir de moi : et en souffrant , et en prêchnnt) il soit à jamais béni I

Il ne tn'est rieh encore arrivé de là tempête que je vous dis ; mais les nuées sont encore pleines , obdeureS et émargées dessus ma tête.

Vous ne saliriez trop avoir de confiance (en moi , qui suis parfaitement et irrévocàiblcknent vôtre en Jésus-Ghrist,,duquei mille et mille fois le jour ie vous soufaaite.les plus chfïres grâces et bénédictions. Vivons et mourons en lui et pour lui. Amen.

UTTRE LXVm.

S. François dé sales, a «àdamb

bB GBANTAL.

!«• gMMièf ereit Wht |)liis MéHtdlf^SiM ttMiflilenl pi«s de Tofee.

A ta Rob6è, !• \i Atrtér iMé.

Uadame « j'ai tant de suavité au désir que j'ai de votro bien spirituel , que tout ce que je fais sous ce mouvement ne me saurbii nuire.

Vous mè dites que vous portez toujours votre grande croix « mais qu'elle vous pèse moins parce ^que vous avez plus de force. Ô ëauveur du monde l que voilà qui va bien l II faut porter sa croix : quiconque la portera plus grande se trouvera mieux.

Dieu donc nous en veuille donner de plus

ri • • • A

Does y mais qu'il lui plaise nous donner grande forcé pour les porter ! Or sus donc courage : si teus avex eenfianee V09i verreM ta f/loire dé Dieu (1).

lie he vous réponds pas maintenant « car je ne saurais ; ^e no fais que passer légèrement sur vos letiresh 4e ne vous enverrai rteo à présent pour la réception du Irèa-

saint sacrement ; si Je \s^ \ <% sera à la première commodité.

Je vis un jour une image dévote ; c'étoit un cœur sur lequel lo petit Jésus étoit assis. 0 Dieil , dis-je , ainsi pui^siez-vous vous asseoir sur le cd&Ur de cette fille que vous m'avez donnée \ et à laquelle voiis m'avez donné ! Il me pldisoit eh cette ihiage que Jésus étoit assis et se reposoit, tai* cela me représentoit une Stabililitë ; et Uib pMisoit qu'il y étoit ertftirtt , car lé'est l'éçe de parfaite simplicité et de dout^ur : et communiant au jbuf auqîiél je savois que voué en MVl^ de mêihé , le logéois par ce désir t*e bénin hôte , en dette place , et chez vpîls et thUÉ moi. Dleii soit en tout elt pabloht béni, et venille se saisir de rm cdsurâ èd Siècles dessiècleSlAmen. Votre; etc.

LETTRE LXïi.

s. FRANÇOIS DE SÀtSS ^ A lÉAIMfellêkSEUbB DE VILLBRS(4).

(Tliit du moDftsièïw dé la VlsiUUon de S. Denis, en Fraace.)

Le Saint loi mande qae madame de Boisy, sa mère. De peut aller é Dijon pour y adorpr l'httstie mineol«éM t^^'^rt "f éibn&cHoil & la Sainte-Chapelle du roi; et il lui marque \» ternes dû él)ë îieiil faire le Voyage de Sainl-CUade, (oàb lui exposer Télat dé son ame-

A U itoché.le M mars lUH.

Vous ttî*oWi*?»t ihlîhlmôhl li'femJ)to^-er , comme vous faites , toutes les occasions qui se présentent à vous pour m'écrire ; car j'ai toujours beaUcoû|^ de consolation à rtgeëveir de vos houVélles. J*ftdtt\lré i^ue le paquet de lettïre* qtte j'ai envioyé avahl ée t^rême-pi^ntet au sieur de Mblllêh , )k)Ur vous rendit, soil encore en chemin, he poilténl crolH* qd'il Soit pertiu : j'écrivis à presque toUs mes amis.

Ma paiivrô bièré iatirt^l bieh du dt^slr d'aller è l'bdb^atio)^ de la saihte hbstie ; ftials , sans Meâtir , je tie pchse jp^s que ses afllaii^es hi sA sianté fe lui ()erhitottent.

Je vous vois si ferhié au dessein tlté Venir à Sâînt-€la\idé , qtie je hê puis plus vous dire autt^ chose , sihon que depuis le ^4 d'avril (S) jusqu'au 3 de mai j6 stelrai em^^é-

ai Ceti ■pparMBinent la nèrede^MM. tfe VilleH. ^aen S. FHni^s âirèliè ànè lèilfé an snjel de la mort de lenr père.

^ ^IMAK M dMfMM WkdMieitè )lVi^rtl Vlh|Mt\ four Où t'onTroU le ty oode, toas les au ) il MilMItrl MMK

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ché aux anaires 4u syiioae de ce diocèse : hors de là (4 ), depuis la Quasimodo jusqu'à la Pentecôte , je ne vois rien devant mes yciix qui ine puisse détourner de la consolation que je prendrai au bien de votre présence , si vous prenez la peine de venir jusqu'à la maison de ma mère , où j'aurai plus de commodité de vous entretenir sur tout ce qu'il vous plaira. Mais puisque vous désirez me communiquer pleinement votre ame , il sera bien expédient de prendre un loisir convenable. Je ne saurois jamais vous oublier en ces foibles prières que je fais, étant par tant de raisons , d'une affection filiale , mademoiselle , votre , etc.

P. S Je supplie monsieur votre mari et messieurs vos cnfans de m'aimer en qualité d'un homme qui est entièrement acquis à leur mérite. Le porteur , qui m'est connu de longue main , m'a dit de combien de charité vous usez en son endroit. Dieu en soit glorifié et béni 1

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