LETTRE LXXXV
s. FRANÇOIS DB SALES, A MADAME DB CIIANTAL.
Là trop grande crainie des tentations est préjudieiaible : le plus sAr est de les mépriser.
iffmanieoi
Ma très^hère ûlle , contre tous ces nouveaux assaut« et tentations d'infidélité ou doute de la foi , tenez- vous close et couverte dans les instructions que vous avei eues jusqu'à présent ; vous n'aurez rien à craindre. Prenez gardo à ne point disputer, ni marchander ; item , à ne point vous atr trister et inquiéter , et vous on serei dé-> livrée.
Pour moi , je vois cette grande horreur et haine que vous avez pour ces suggestions , et ne doute nullement que cela ne vous nuise , et ne donne de l'avantage à Tenncmi qui se contente de vous ennuyer et inquiéter, puisqu'il ne peut faire autre chose, comme il no fera jamais. Dieu aidant.
Mais courage , ma chère fille , ne vous amu* 5'. z point à la considération de tout cela ; rar il doit vous sulfire que Dieu n'est point 4;irenso en ces attaques que vous recevez. U:;cz le plus que voua pourrez de mépris de ers brouillerics-là; car le mépris y est le remède le plus utile.
Non, je ne suis nullement en crainte pour les colonnes de notre tabernacle (I) ;
(1) 8. Franfiols fait cette iUmIom w takenuiole de FaiH
car Dieu en est le protecteur. T^i néwh moins bien été en considération , pour peu* ser ce que c'est qui pouvoit permettre m monde l'audace et l'imprudence de penser à les ébranler : car il me semble que now lui faisons assez mauvais visage pour loi ôter le courage de nous vouloir chatouil^Tt Qr bien tout cela n'est rien. Je m peux ni veux jamais cesser de vous souhaiter Ï9^ bondance des grâces de notre Seigneur e| de sa très-sainte mère, en l'amour duquel je suis et serai inviolablemeni et unique* ment tout vôtre.