XXXII. f . M
fs; Qoid mlhi m in cœlof et a te qnid rolnl anpfr lerram f D^w rordl« mei, et para mea . Deii9 f n «ternia.
Pi. LSXII. T. il.
(4) Moll liaiera, Abraa t afo pator tm« mm. Qmm, & sf, ▼• 1.
DE S. FRAlft!6tt VE SALES.
éhercbèz-Vmis iMt tèfn) , Btttbh DieU? et Vous Tavez. Demfeiirez fértfte en votre résolution. Arrêtez-vous à la b^fqtie où Je vmià ai embarquée; et vienne Forage et la tempête , vive Jésus , vous ne périrez point î il dormira ; mais en temps et lieu il s*évcil'lera pour vous rendre le calme. Mon 9. Pierre, dit l'Écriture (4) , voyant l'orage (}ui étoit très^impétueux , il eut peur; et tout aussitôt qu'il eut peur, il conmiença â s'enfoncer et noyer , dont il cria : O Set* gneur, sauvez -moi (i). Et notre Seigneur te prit à la main , et lui dit : Homme de peu de foi, pourquoi as-tu doutée Voyez ce saint apôtre , il marche pied see sur ied eaux , les vagues et les vents ne sauroient le faire enfoncer , mais la pour du vent et des vagues le fait perdre , si son mattre tie réchappe.
La peur est un plus grand mal que le mal. 0 fille de peu de foi , qu'est-ce que vous craignez? Non , ne craignez point; vous marchez sur la mer entre les vents et les dots, mais c'est avec Jésus. Qu*y a-t-il à cratndre là? Mais si la peur vous saisit , Criez fort : 0 Sauveur, sauvez-moi. Il vous Mdra la maih : serrez-la bien , et allez Joyeusement. Bref, ne philosophez point fiur votre mal, ne répliquez point, allez ihemôhement. Non, Dieu ne sauroit vous perdre pendant que , pour ne point le perdre, vous vivrez en vos résolutions. Que le monde renverse , que tout soit en ténèbres, en fumée 4 en tintamarre , mais Dieu est àVec nous ; mais si Dieu habite es ténèbres et en la montagne de Sinaï [3), toute fumante et couverte de tonnerres , d'éclairs et db tracas, te serons-nous pas bien auprès de lui ?
p) AMMiMite «o (MiiK MtuU «tM tum itif ipull «fw^ M «cet nolut (aoiiu e«t In mari , iia ut oaTlcuk o^rir»tarlIacilbiM. Ip^e Tero tformiebat. ït acceiternnl M MB Aclp«!l vjQ» , et0MCiltt«raal cuit . ëlotmei : •«■In*, talta B<M« périmât. El dlclt eit Jeioa: Qaid Umldl ettlf, BodkflB Ddeif Tune torKeni, lmp«raTtl rentli ei nati , et iMt MttnoqaRHttt aaimt. Hattb. o. viti, v. M« M» M •ta.
(t) DcMendeni Petraa de oaTlcnlà , ambnlaTit raper tqnam at ? eniret ad Jeaom ; vldena tero vetitain Talldtiai, Itamt; et cvin oœpi»!iet mervl. clanaTtl dicens : DMnlne, mIvbb me fac. Etcontinuo Jetus exirtidroii m»nnm appreheiKllt eam ; et ait Ull : Modli-« Nei. quare dubltastlt Et cnm aaceudisset In naTicnlam, cessarli îciilu^i. Matti. «.iiT, V.S9,S0. sietts.
(l) Cœperoot audiri toofirna , ic mtcarc fnlgora, et nokaè deniiaflma operire montem : clan^rque bnccioB ▼».
Wroentiiis per»trcpehal Toiut muas Siuai fumabat, e^
fao4 de»cendlaiet IHiailuuii super ena In l|ne. et aacen- 4erei fMMu ei eo quai de fomace { oratqM omnis mum imiMUf. )bw». 0. us, V. il tl il
Il faut vottt nm xStL Mt de ttioi ; èéir vous m'aimez comme vous-même. Nous avons eu ces quinze jours un très-grand jubilé, qui sera par tout le monde, sur le oommencement de l'administration du pape (4) et de la guerre de Hongrie. Cela m'a tenu occupé , mais consolé à la réception de plusieurs confessions générales , et changemens de conscience , outre la mer de mes affaires ordinaires, entre lesquelles (je le dis à vous) je vis en plein repos do cœur, résolu de m*empIoyer fidèlement ci* après et soigneusement à la gloire de mon Dieu , premièrement chez moi-même , et puis eh tout ce qui est en ma diarge. Mon peuple commence à tn'aimer tendrement , et cela me console.
Tbus les vôtres de dè^ se portent bien , et vous honorent d*utt amouf tout parti* entier.
Vivez, vivez, ma chère fille, yivn tout en Dieu, et ne craignez point la mort > le bon Jésus est tout nôtre ; soyons tout entière* ment siens. Notre très^honorée dame, notre abbesse, le noué a donné ; gardons-le bien , et courage , ma fille. Je suis infiniment vôtre, et plus que vôtre*
LETTRE XaX.
s. FRANÇOIS DE fiAUiS A UNE SUPÉRIEURE DE LA VISITATION.
Sût ta fête do TAsBomplfoii de Notre-baiioe, 4i sur la déTOtioD de la sainte Vierge
isaoftt iMê.
Eh 1 qu'cllo est belle, cette aube du jour éternel , laquelle, montant devers le ciel , va, ce semble I de plus croisàJnt en bénédictions de son incomparable gloire! Qu'à jamais les odeurs d'éternelles suavités», éparses sur les cœurs do ces dévots , r(»mpliââentceluide ma Irès-clière mèrecommo mon cœur propre ; et que notre chère petite congrégation, toute vouée à la louange de son fils et des mamelles saci^es qui l'ont allaité, jouisse des bénédictions préparées aux âmes qui l'honorent 1
Hier au soir j'eus un sentiment fort par* ticulier du bien que l'on a d'être enfant ^ quoique indigne , de cette glorieuse mère ,
(I) Le eardinal Rerchèae fnt éleré aar la ohalre de 91 Merre le ITenal 1601, et prit le nom de Panl V. Ce fat m excelleai pape et nn ffrand bonne, n accorda un jubilé k Ion exallaUon, pour oblèair U bénédiction de Dleosbr la gnirrt de Hoofrie t Ifiït^tb ^1^ 4\g|111il M MMRIl^.
LETTBES
étoile de mer, belle comme la lune 9 élue comme le soleil (4).
0 mon Dieu 1 ma très-chère mère', j*ai une spéciale consolation de voir comme elle donna une robe d*une blancheur non pareille à son serviteur S. Ildefonse , évèque de Tolède (2); car, pourquoi n'en donnera-l-elle pas une à notre cher cœur? Voyezvous, je retourne toujours à mes brebis: entreprenons de grandes choses sous la faveur de cette mère; car si nous sommes un peu tendres en son amour, elle n*a garde de nous laisser sans l'effet que nous prétendons.
0 Dieu I quand je me ressouviens qu'aux cantiques elle dit : entourez-moi de pommes (3), je voudrois volontiers lui donner notre cœur ; car, quelle autre pomme peut désirer de moi cette belle fruitière ? Je viens du sermon, où je voudrois bien avoir plus saintement et amoureusement parlé de notre glorieuse et sacrée maîtresse : je la supplie qu'elle me veuille pardonner. Dieu nous fasse la gloire de nous voir un jour consommés au divin amour. Cependant, bonsoir, ma très-chère mère.
Le 4 5 août, jour de la glorification de notre très -honorée maltresse, qui soit à jamais notre amour.
LETTRE G