‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographes (volume 3)Chapitre 74 sur 450 · LETTRE CE · texte numérisé non relu

LETTRE CE

s. FRANÇOIS DB SALES, A SA aAlNmi U PAPB PAUL V.

n »oT«ipbr« leoi.

Excuut •• qu6d nonnullit ditficuluitibiitiaipli* citus,Roiiiam non proficfscutiir.

Beatissime Pater,

Appetente stato illo tempore , quo iia qui extra Italiam episcopale munus obeui^t, liminum sacrorum beatorum apostolonun Pétri et Pauli visitationem sancta vestra sedes apostolica indixit, germanummeum, sacerdotem , et ecclesiae bujus canonicum dostino, qui mco nomine id exequatur; quandoquidem censuum tenuitas, itinonim difficultés, ac ipsius dioBcesis utilitaa, ae peregrinationem tam longinquam insUtuam , minime patiuntur.

Statum dioscesis quàm potui distinctiasimè et accuratissimè descriptum mitto, cujus summa est , provinciam vastam , paritcr ac vastissimamesse; etmulta adejus instaurationem requiri, quœ non nisi a se<> dis apostolicas providontiâ manare queant, cujus opem imis ac summis votis exposco, cum paterne illâ benedictione ac benevolentié quam libcnter iis impertitur, quos habet filios subditos in omni timoré.

Ex oppido Ànnessiacensi , loco peregrinationis nostra> et exilii, in quo sedcmus et flemus , dùm recordamur Genevas nostrae, doncc convertat Dominus ejectionem nostram, sicut torrens in austro.

Il s'excuse auprès de lui de ce qu'il ne va pas à Boine, parce qu'il en esterupécbé par quelques affaires.

Très-saint Père,

Touchant de fort près au terme que votre sainteté a assigné à tous les évoques qui sont hors de l'Italie , pour visiter los sam^s tombeaux de S. Pierre et do S. Paul , je prends la liberté de substituer en ma pluce mon frère, prêtre et chanoine do coUo église, pour remplir cette obligation ; d'au-

taftt (m ooa peu de raveou, la difficulté

DE S. FIUlfÇOHf^DE SALES.

US

imfbtaimt etlebiea de ce diocèse, ne ne permeUent pae d'entreprendre un si iong voyage.

J*envoie par la même voie à votre aaintelé rétat de mon évéchô , que j'ai dressé ivec la plus grande exactitude qui m'a été posâible, et dont le sommaire est que , le iarritoire étant trôs^tendu , la charge en «4 fort graade; que les ravages de Thérésie ont réduit la province daps une pitoyable situation , et qu'il y a bien des choses à déairer pour la remettre silr pied. Nous IM pouvons attendre de secours que de votre sainteté : c*est aussi , très-saint père, œ que je lui demande très-instamment, avec sa bénédiction et sa bienveillance patfinellê, dont elle a coutume d'être libérale envers oeuz qui sont ses ohers enfans soumis en toutes choses par une crainte respectueuse, avec laquelle j*ai l'honneur d'être, très-saint père, de votre sainteté, le très-humble et très-obéissant serviteur.

Fbançois, évéque de Genève.

D*Ânnecy, lieu de notre pélerinaj;e et de notre exil , où est notre siège épiscopal , et où nous versons des larmes au souvenir de notre pauvre Genève, après laquelle nous aspirons, jusqu'à ce que notre Seigneur change notre bannissement avec la même rapidité qu'un torrent du midi précipite ses eaux oans là mer.

LETTRE cm.

fl. PEAlfÇOIS DE SALES, A M. L*ABBÉ DE SAINTE-CATHERINE .

(niés 4e il Ti9 d« in«dini« de U Flechère, fondatrlct da moniBière de RamIIIy.)

£loga de nutUme de la Flecbére, h Toceasion de la mort de 99n mari ; estime que le saint é?éque en faisoit.

Anissa.

rappris hier au soir la nouvelle du dé* ces de notre bon M. de la Flechère. 0 pieu , avec quelle ardeur sa chère veuve va sacriGer le sacrifice de toute justice à Dieu ! Quand je n'aurois pas celte parfaite brebis en mon bercail, je ne peux me fâcher d'être le pasteur de cet affligé diocèse. Après notre madame de Chantai, je ne sais si j'ai fait rencontre d'une ame plus forte dans un corps féminin, d'un esprit plus raisonnable et d*uB9 bymilité plus sincère, ^o ne doute

nullement, monsiei^ mei| cher confrère, que , passant si proche d'elle , vous n'alliez la visiter. Portea-lui l'asdurance que loes prières lui sont acquises pour le repos do î'ame de son cher défunt , et pour sa consolation particulière, que je m'assure être toute en ces deux mots : Le nom de Jfieu toit (^ €t w volonté soU faitt^

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