‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographes (volume 3)Chapitre 84 sur 450 · LETTRE CXXV · texte numérisé non relu

LETTRE CXXV

s. FRANÇOIS DE SALES, A UN AMI.

(Comamnlqnéa par M. Lamarduel, curé de SL>Rocb.)

Témoignages d'amitié. Il est occupé h la visite de son diO( ése. Il airooit sa petite ville d'Anneey. Il se plaint de certaines aitercationa enirelts ofliciers de M. de Nemours, et de la peine qu'en recevoii un d'entre eui. II parle de la nomination de M. Fenoillet à l'évéché de Moiiipeltier, et de I Orai&OQ funèbre de madame la duchesse de Nemours, que M. le duo l'avoit prie de faire imprimer.

IS octobre leOT.

Monsieur,

JTai fort prié ce porteur, qui est dés vieux servi teiurs de la maison de Mon-

(1) Que le Selfneur s'eat réierTées, de peur qu'elles M IMchitaent le ireauu deitnt Baal.

(i) Au milieu tl un peuple qui a lei lèirea aouilIéea.nL Rkg. u. XIX, T. 18. et la.c vi. t. 8.

(8) Parce que il vous rsilrs l'craTre du SelRnear areo patience, votre IreMll ne sera pas vain dani leScifueer. I. Cor. 0. XT. ▼. 88.

(4) SI vous a*et de la fol et de la ceoAance en Mao. «sas terex témoin qell sera fltiné Joan. g. xi, t. m.

(6) Oeas let entretlles de «et ni deai laa eviraUlas M8 et* transpercées poar notre

Menr (f ) , et de moe bons amis et voisins , de TOUS saluer de ma part avec le plus d'efficace qu'il pourra. J'ajoute seulement sur ce papier que nul si^no , nul démon- Itration no pourroit jamais égaler ni le defoir que j'ai à vos bienveillances, ni TafiectioD inviolable de laquelle jo suis voué et dédié à votre service. Cest la vérité, AiCD&ieur ; je ne me puis assouvir du plaifir que je reçois de l'assurance do votre amitié. Mon frère de Croisy et moi en faiions fête à nos esprits, toutes les fois que nous nous voyons : mon cœur est tout plein de œ bonheur. Pcrmettezrmoi , monsieur, que sans nécessité , par la sculo abondance de mes désirs, je vous supplie de me continuer ce bien que j'estime tant, et qui mliODore et console si fort. Je suis en vi- ÙIB bien avant parmi nos montagnes , en espérance de me retirer pour Thiver dans BOQ petit Annecy, où j'ai appris à me plaire, puisque c'est la barque dans laquelle il faut que je vogue pour passer de oetie vie à l'autre; et jo m'y plairois bien davantage I si ce n'éloit ces petites riot- Ie6(i)qui pullulent tous les jours entre les iffioiers de Monsieur, desquels quolquesaàs se rendent plus aigres qu'ils ne devraient contre le bon monsieur Favre , duquel ils épuisent lesbclles humeurs et l'âge. La faute vient de ce que Monsieur leur permet indiiléromment d'accuser ce bon perlonnage; et il faudroit leur faire connoltre qu'on est bien assuré de lui , de sa sulTi- MDceet fidélité, comme à la vérité on lo doit être : cela arréteroil touU^s ces brouilleries, qui ne servent qu'à divertir ces esprits des meilleures pensées qu'ils pourroicnt faire au service de J.-C. et du public. On m*a dit que notre monsieur i-'enoillct airoit été élu |.eur Montpellier, préscntemant privé d'évcque ; mais jo n'en croirai rien que vous, monsieur, ou lui , no m*en écriviez. Je voudrois avoir cnvové TOraison funèbre de Madame (3). Mais j'attends des mémoires de la grandeur de la maison d'Lsl, qui me doivent venir d'IUilio, n'ayant jamais rien pu apprendre qui fût écuikinl comme je désft'e, parles livres que j'ai pu avoir en ce pays, ni aucuu ré-

(*•) Le doc d« IfcmoDrt.

m PtUktê qverelies. difllenltit, •Uerratlofii. ralllerlei piri.urK n) Hadane It ducbeiM ^a Menoart qui éloU de U

ci t qu'on m'a fait. J'appréhende bien qu'elle se voie ; car , à la vérité , jo n'ai rien su dos actions i>articulières de cette princesse, qui sont néanmoins celles qui pourroient rOilever ma petite besogne. Je la vous veux adresser premièrement, afin que vous la voyiez et revoyiez pour y corriger , avant que Monsieur la voie; cor j'ai crainte qu'il ne m'éciiappe quelques accens de notre ramago do doçà. Nous sommes ici hors de nouvelles, et moi particulièrement parmi ces replis de nos montagnes; mais jo ne passe point de joy que je n'invoque la bénédiction de Dieu sur vous et >ur lOute votre maison. Qu'à jamais vous soit-il pro pice et favorable , monsieur , selon que le désire votre serviteur, etc.

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