LETTRE CXLIV
B. ntANÇOIS DE SALES , k IfADAMR
DE CHANTAI
RéOnlon lur l( Mie da II DèdictM , «p|>1lqg«« t
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par IM nsDi.
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Nous célébrons aujourd'hui , ma chère 6ne , la dédicace de notre église ; mais , entre les offices , Je vous viens écrire cette lettre , pour retourner bientôt à l'autel, où Je veux avec de particuliëree affectiouB faire action de grâces à notre doux Sauveur, de la dédicace de nos cœurs et de nos corps , que par sa miséricorde nous lui avons faite par nos vœux. Oque nous serons heureux, ma bonne chère fille , si nos temples ne eont point violés I Qu'à jamais le Saint-Esprit y réside , et ne permette point qu'aucune irrévérence y soit commise ; que ce soient des maisons d'oraison et de priéro où les sacrifices de louanges, de mortification et d'amour soient immolés.
0 ma fiîle, que mon cceur est plein de bons souhaits pour le vétrel Vousdirai-je bien ce sentiment? Dimanche je Rs un sermon du Rosaire , parce que je suis de cette confrérie-là il y u long-temps , et presque toute cette villotte en est ; et d'autant que je voulois faire entendre à mon cher peuple pourquoi on appelait le chapelet couronne , je fus contraint d'apporter le passage de saint Paul auquel il appelle ses disciples sa couronne ; Demeurez ainn, net lr^j-eA«rj. Orna Bile trës^hëreettrë»désirée 1 je tous laissai en l'hôpital de Beaune , pleine de désir d'aimer, d'honorer, de servir et d'adorer la volonté de Dieu ; résignant en toutes choses, grandes et petites , la vétre à la miséricorde de la sienne : je voua laissai avec notre Seigneur réellement reçu eit vous-méu», et cola
pntro les penvres de notre Seigneur, mua bii'iil ma chère et très - singulièrement cIilts Qlle, comme cela vousètes ma joie et mil couronne, et demeurez donc ainti, ma liL':^-chère : demeurez de cœur et d'esprit avec notre .Sauveur, demeurez résignée i sa volonté , demeurez entre ses pauvres par affection. Et puisque sa volonté est que vous soyez encore au service et à la om^ duiUi de votre famille, demeures-y en paix avec la fidélité que voua devez à ce saint vouloir. Je suis celui que notre Seigneur veut être tout vôtre , et tout singuUèrsment vôtre.