UVRE V, CHAPITRE IV
jardin, auquel estant arrivez, nous ne laissons pas de marcher et nous remuer derechef, non plus pour y venir, mais pour nous promener et passer le temps en iceluv: nous avons marché pour aller jouyr fie Tamenit^ du jardin; y estant, nous marchons pour nous esjouyr en la jouyssanced'iceluy.
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Sami cMMr de tou^oara r«cliercher «on ? iMffe(l).
On cherche lousjours celuy qu'on aime tOQsjours, dit le grand sainct Augustin: Pamour cherche ce qu'il a trouvé, non afin de l'aroir, mais pour tousjours Tavoir.
En somme , Theotime , l'ame qui est en Texerclce de l'amour de complaisance, crie perpétuellement en son sacré silence : Il me suffit que Dieu soit Dieu , que sa bonté ioitin6nie,qoesa perfection soit immense; que je meure ou que je vive, il importo peu poor moy, puisque mon cher bien-aimé fit éternellement d'une vie toute triomphante : la mort mesme ne peut attrister le cœur qui sçait que son souverain amour estvivant. C'est assez pour Famé qui aime, que celuy qu'elleaime plus que soy-mesme, loit comblé de biens éternels , puisqu'elle fit plus en celuy qu'elle aimo , qu'en celuy qu'elle anime, ains qu*elle ne vil pas ellenesme , mais son bien-aimé vit en elle (2).