‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographesChapitre 139 sur 365 · LIVRE V, CHAPITRE X · texte numérisé non relu

LIVRE V, CHAPITRE X

I fxsalinodie par cet cslan : a (4) Tout prit loue le Seii^ncur » , cVsr-à-dire , i ce qui a vie , no vive ny no respire pour bénir le Créateur , selon l'encoujmenl qu'il avoit donné ailleurs.

(î) Sot donc d'nne boacbe animée.

Célébrons tons la renommée De l'Eiernel . à qn( mieox mlenx :

Ifostre Toix ensemble mesiée Bien baat sur la vonste ettoilée Eclefe son nom f lorieux.

insi lo grand sainct François chanta le tique du soleil et cent autres excellenbenedictions, pour invoquer les créais à venir aider son tan^ alangoury , de y il ne pou voit à son gré louer le cher veur de son ame. Ainsi la céleste esse se sentant presque évanouie entre violens ossais qu'elle faisoit de bénir lagnifier le bien-aimé roy de son cœur: ) Hé î crioit-elle c^ ses compagnes , ce vin espoux m'a menée par la contemation en ces celliers à vin , » me faisant )urer le:; délices incomparables des feclions de son excelience ; et je me

tellement deslrempée et sainctement vrée par la c^>mplaisanco que j'ay prise îel abysme de beauté, que mon ame [4) languissante , blessée d'un désir mrensenuMit nioilel qui me presse de »r à jamais une si eminente bonlé. Hé- ! venez, je vous supplie, au secours non pauvre cœur qui va tout maintet définir ; « (5) soutenez-le de grâce ,

l'appuyez do toutes Heurs, confortezet l'rnvironnez do pommes , autrement tombe pasmé. »

,v. complaisance lire les suavitez divines ans le cœur, lequel se remplit si ariment (]u'il en ost icul ( spordu. Mais lour de lubienveuillaiico fait soi lirncscœur de soy-mo.-me, et le fait exhaler vapeur de parfums délicieux , c'est-à- 5 , en toutes surtesde sainctes louanges ; l'en pouvant neanlmoins tant pousser ime il desireroit, ô, dil-il, que toutes créatures viennent conlribuorlos/ïtfwr* eurs bénédictions, \es pommes de leurs ions de grâces, de leurs honneurs et de rs adorations, afin que de toutes parts sente les odeurs respanduos à la gloire ccluy duquel l'inûnie douceur surpasse

I PS. OL. •. »(t) Pt. xxxin, 4.

) Cnt Caol. u, «. — {k) IbM. 1. — (1) IkM.

tout honneur, et que nous ne pouvon.s jamais bien dignement mai^nifîer.

C'est cette divine passion qui fait tant faire de prédications , qui fait passer en tant de hasards les Xaviers , les Berzées , les Antoines , cette multitude de jésuites, de capucins et de religieux et autres ecclésiastiques de toutes sortes , es Indes , au Japon , en Maragnan , afin de faire cognoistre , recognoistre et adorer le nom sacré de Jésus emmy ces grands peuples. C'est cette passion saincte qui fait tant escrire de livres de pieté , tant fonder d'églises , d'autels, de maisons pieuses, et en somme qui fait veiller, travailler et mourir tant de serviteurs de Dieu entre les flammée du zele qui les consume et dévore.

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