LITRE IX, GUAPITRË IV
ible, fort, indomptable et très-amoureux, ', semble qu'il soit retiré au fin bout de dsprit comme dans le dongeon de la for- »resse où il demeure courageux, quoique )Ut le reste soit pris et pressé de tristesse, t plus l'amour en cet estât est dénué de lat secours, abandonné de toute Tassistnce des vertus et facultez de Tame, plus en est estimable de garder si constament sa Bdélité.
Cette union et conformité au bon plaisir vin se fait, ou par la saincte resignaon , ou par la tres-sainte indifferen- ^ Or la résignation se practique par ansore d'effort et de soumission : on vouroit bien vivre en lieu de mourir ; néantoins , puisque c'est le bon plaisir de Dieu l'on meure, on acquiesce. On voudroit vre, s*il plaisoit à Dieu , et de plus on >adroit qu'il pleustà Dieu de faire vivre, n meurt de bon cœur, mais on vivroit icor plus volontiers ; on passe d'assez >nne volonté , mais on demeureroit en- »re plus affectionnement. Job en ses traluz fait l'acte de résignation : « Si nous avons receu les biens , dit-il , de la main de Dieu, pourquoy n'en soustiendrionsnous les peines et travaux qu'il nous envoyé (4)?» Voyez, Theotime, qu'il irle de soustenir, supporter, endurer:
Comme il a plu au Seigneur, ainsi a-t-il esté fait: le nom du Seigneur soit béni (2). » Ce sont les paroles de resiaation et acception, par manière de souf- "ance et de patience.