‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographesChapitre 20 sur 365 · SECTION PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SECTION PREMIÈRE

t^AUTIORfril DES BSCRITORES EST LA PREMIERB RBOLB DB LA POT.

L*on voit dans ce traité que les ministres de la religion prétendue pnt violé toutes les U^ de la foy catholique par la corruption des saincics Escritures, et par le mépris

dei vénérables traditions.

avaivtpPropos pe sai%'ct fhançois de sales.

A VeSSIEl-RS OB LA VILLE DB THOHOIf , OU PAR MANfIRB DE PRELCDB 80!fT DÉCLARÉES IT

piSTlIfCU&ftS LES HE0LE8 DE LA FOT.

n est certain que si Tavls que sainct Jean donne aoY clir s.iens, de ne pas croire légèrement à touiei sortes d'esprits, fut nécessaire de son temps, il ne l-esl pas moins à iireseat, mais plus que Jamais en uo siècle corrompu, ou Uint 9'eifri(l cootr#ûrps et divffrf psao^ av^ une

egalle assurance demander créance et authorite dans le christianisme, en vertu de la pi. rôle de Dieu, à la suite desquels on a vA tant de peuples s'écarter qui çà, qui là, chacun selon son sens et son humeur. Et en effet • comme on voit le yutgaire admirer lu ço^

Btila d lef fcDi ToTtu et croErc tïrmenitnt ttoiMidlentdc ttsI* ulrei et ie* ptaoeitH. ■n lieu que lei plui enleodui eoDooitieiit bien qoe ce ne Mut que dei aasimei pUHgrres qui (eroulenUet K|icrdenidiM l'air, alUcbé«ti quttquei râpent* pendant qu'il y ■ de quoy Im nourrir, ieiquellei neinlmolnt laiucot toui]ouri quelque loauraii elTel, el n'ont rien di conunuD arec lei ailm innirTuplitiln, que celle groaiiere clarté; aioii le> miKrablei peuple* de uotlreuge qui •« ItiiKDt conduire par cerlaiDC* urvelloi cbindei qui l'anDaniiiieni et courent à la luile de quelque* rablilllei bomaluM, MDt eblouyt par la faune lueur el MM* l'ceorce de la parole de Dieu, et itmagl- KDt que ce lont de* veritei ccleuu, eu l'aniu- MOI a lei couriderer, quoi Q"' '^ i*'>* <'<> '>**" decouTreotei lemolgueDl aiseï que ce ne moi qur du invcnUoni Urreitrea ; qui blenloil h diat)per«iil) car U* oe laUtenl auira maniolie de tenr apparllloo que le retientimenl de* malkeur> qui le* cuiveol. O i couibien donc eatoitil narnMilrn de ne pat l'abandoDuer li prooiplaocnt a ce* «prit* , et lYaut que le* luivre , cprouver l'ilt eiloient de Dieu, ou non ? HeUi I U De mauquoit point de pierrei de luucbe pour (mnoiflri: le bu-or, avec lequel il* pipoieol le ■odda ; car celur mcMne qui noui ■ dit, gue NOM tpnmvion* Im upril* l'iU lont tmu •M flMHtiai*, condamne leur légèreté, l'ili ne l'ont pal fait ■ il* n'ont que trop iceu que nom aTioa* de* Ttglu infailltbie* pour recouuoi*- IrclaMinctd'aiec le reiut, et l'eiprildeiolaleur d avec le UMUolatcur. Gracei a Uieu noui iTon* en rhgliae dtn règle* lre*<ertalnet pour ducer- Btr la doctrine rau>*e d'avec la rrije, et pour eubllr notre MincU foj : eie'cM Icf (1), Ale*vur*, oA Je Tou* appelle, mal* Je veut priede )ng*r jutemenl, car je me prumel* de nmi MHitrer lre*-elaltenient. que Calvin el toui TC* minUtret «ot viole en leur doctrine toutes h* règle* de la vragie retigion et de la preihcalion ehreeUeone, et aOn que voua vofiei (couine voui avei déjà vD qu'il* vout ont leva tn tein de U viue bElitej, aUo, dù-je, que Too* voTlei encore qu'il vou* ont oste la lu- Bière de la Traje for, pour voui Dtire tuivre In Iliualon* de leur* nouveauté*. Voici (I) la mcimd* partit de mtm projet. La fof cbretbeune ot toiidte Mir l'aulborii6 de Dirn tontpuuaant, touveralne et iuprea.iie verlie i ceit tïla qui la met an premier rang, et qui lui (tonne le premier degré d aiaurance et de cer- UiuJe. de telle torte qn'd uf a rien Icy-bu qui luT ioll comparable, puisque cetle parole i a e*lé renouvelée. Je me lieiidrai lousjunn Irf Nr le* inclines demarcbes , car je von* man-

(1, Il 1 p«rk • U iill* n» Ttunoo , ■ lituelK U «lUI-

DE s. FRANÇOIS DE SALES. 47

treraj precentepieiit que le* rqlef que Je produit*, iont le* vraie* reE'eti ensu'le Je von* ferai voir comme rot pretendo* doctton le* ont violiïes , et pirce que Je oe pourrol* pas alternent vous prouver, que noui. qui *amine* calholiquea. Ici avon* gardics tres-e traite ment, lan* Ikire de trop grandes inlerrupiioui et diigrewions. Je réserverai <*"• (ireuve pour la Iroitfetme, qui servira encor d'une IreMOltde Huifirmalloi] pour cette seconde , que Je vous add relie.

PHEMIERt! REGLE DE LA FOY.

La bi cbrestienae ert doM bodea *ur la pa-

roleque Dieu lui-mesnea revalée i et c'eil cela

k met an suprême kdr d'infaillibilité,

le ayant pour témoin celte elerneiie et Infiillible lutborité et vérité première, qui ne

non plu* deetïoir et mentir, qu'elle ne ,__.e*tredrçneny Iremptt: la loy qui n a pa* •OR fondement «t appoy inr 1* parole de Ulun,

fue ta paraît dt DU% sK la vrayt régla «1 un ^Dnd«»unl de foy aux ehrttlitn*, puis quesire Ion dément et cilre règle eiL une moMne cbDH en cet endroit. Ma» parce que cette In faillible règle ne peut pu mesurer noilrecroianee, si elle ne noua ut appliquée, pieacbée, propueée H déclarée, el qu'elle peut eitre bieu ou mdi appliquce, prcKhte, proposée et déclarée, eucor detooR-DOU* avoir quelque eulhoriUqui lacov- Orme ; et en clfet il ne luait pas de Statuir que la parole de Uieu ett la vraye et iuteiUdita règle pour bien croire âulul, *i Je ne *te; quelle wt celle parole de Dieu, et où elle ut, M celui qui laduilappliquer.proijoiïr el déclarer? J ay beau tomber il accord que lapuroledeliieu uiiufail- Iibtc, pour loul cela je ne croirai poeque Jmiu- ChHrt e*t U CKriit FlU de Dit* vivant, iije nceuuasaurequece toit une parula révélée par le Père céleste ■ et quand je sçaoray cecy, eiuMr ne serai -Je 9** ■""* ii'alUire," Je ne icay cwume lilaUutBileDdreisi c'est dune lilialiun adoplivc, a l'irrienne, ou dune tlliuioa uWureliu.i lacalboltitue.

Page 1