‹ Œuvres complètes; nouvelle édition collationnée et augmentée des lettres de Sainte Chartal, des lettres inédites de l'auteur, du portrait de lui et d'autographesChapitre 21 sur 365 · SECONDE REGLE DE LA FOY · texte numérisé non relu

SECONDE REGLE DE LA FOY

U faut par conséquent, outre celle règle pv^ miereet foodameulalG de la parole de Dieu, une autre leconde règle, par laquelle la première umu aiul bieu el dutuieut prupotte , appliquée el declaiiie -. el «lin que nuua ne lojiuus pa* suJeU k l'ebraultment et à I incertitude, il tout que non seule menl la première règle, a «tavolft la parole de l>ieu, mau encor la Kcoode, qui prupose et applique celle parole. »oit du tout inraillible, auiremeot nous demeurerions tousjour» en braosle et dans le doule d e*Ue iiMt rïtfici et «ppuiti en notire toi t'i eu nosire

COKTROTEDSES

crorance; oon point par ledelknl de !■ pre- Dlcre r^lc, mat! par rnrmr ft haie de la propmillon el spplicallon d'Icplle. Or cert» le dangeresIcK*'. ou d'etlre déréglé i ranted'one Julie règle, oo d'eilre mal reglA, à TaDte d'une ■pplicttlon bien rrglta et jnite de la règle meime; malt eelle fntallliblliu requiert, tant CB la règle qu'en ton application , de ne pouvoir avoir ta MiarGe que de Dien meame, qnl eit la rire el première foatalae de toaleTerlI^.Pai- MHii ODlre

Tout de menae que Dleq rerela M parole, el la pretcba ptr [a bonrfae dea pere« et des prophelet. el finalement parwn Fllt <inlque,pali parles ajxulret el let eTangeliiiei, iletquelilet ïaDgaei ne furent que coninM lea plomei dri kcretalree. eicrlTant trei-promptemenl et fidellement , et emplofant en cette Mrle le* bommea pour parler »u\ hommei; alnil pour noiu propoier, appliquer et déclarer eelle divine parole, Il employé encor iDjoard'bDl ton eapouse viilble, la ulncte Eglise, comme le Iracbement <t f interprète de le* intentiont. C'est donc Dieo aeal qnl règle nostre foi chrettienne, mais avec ceideui IntlmmensqQÎnoiii lont appliquéi en dlverm Tocons. Premièrement, par la parole, comme avec une règle formelle. Secondement, paraon EgllM, L-omme par la main da reglear MdDcompaneur. DUona, l'il ett permia, que Dleo eal le peintre, notre foy la peinture : lea conienra aonl la parole dr Dleo, le pinceau c'est l'Egilse. Voila donc lea deoi reglei ordinairea et Inbilllblei de noitre croyance ; la parole de IXeu.qni eit ta reRle londamenlale, et la me~ anre formel le, el l'Egline de Dieu, qui cal la règle d'applicatlMi.

SCBDIVISIOH DES RECI.ES DK L4 FOV EK HEGLU FOIIIIU.LiiS KT en REGLES D'APPUCATION.

Je conildere en cette aeeonde partie, l'une et l'antre de ceideui règle»; mafa pour en rendre le (ralclé plua clair et plua maniable, J'ajiubdl- Tifé ces deux règles en plodenn. Et Tolcf de quelle manière.

La parole de Dien (règle formelle de dotlre fay ) eil de deut lorlei ; ou elle cal cuuchéc lUteralement en l'Eacrlture, ou elle cit en la main de la tradition. Je traite donc premièrement dg l'Eicriture,etei»uiIedela tradition.

QUATRE REGLES D'APPUCA'nOft onolRAIRE.

L'Kgllae, qui est la règle d'application, le déclare ou en tout son corps universel, par j nne croyance générale de tous les chrestlrna, ; ou en ics principales et plus nobles ;i3rtles, ; par un unanime cooaenlement de ses puleurà ttde{esdoclcuri;cl en cette dernière taçon, . ou elle s'explique en ces pasteurs assembipi en OD litu ïi en un temps dans un concile geoe-

' tat; ou en set paaleura qnt, onoy que aeparei

I de (erres, de lieu el d'aise, aonl assemMci i-n

! union de CArreapondanee de Fby, on enfln c<lle

. mesme Eglise se déclare et parle en son eh^f

' ministériel. Voila les quatre règles eipll-

' qnanles el appliquantes lea articles de noaire

I foy. Sttrolr, l'Egliae en corpa ; le concile gc-

) neral, le eonacotement des aalneia perei, et le

I pape, eresque de Rome el vicaire de Jeans-

I CbrisI : outre Iraquellea nous ne devant pai

j en rechercber ni d'autres, ni aillenra, car cpI-

j les-ci luOlienl pour affïrmir les cceun le* plus fDConslana.

HECLB RXTRAORDinAlHB.

< Mail DIen qnl se plalit de nooi donner en I la aurabondanre de set hveon, poor mieux forj UBerla foIblesacdeibEimmea, nelaliie pas d'àjooler souvent t res règles ordinaire» (qaand ' Il s'agit de l'élabliitement et fondation de l'Eglise) une règle extraordinaire Iret-cerlaine, et de grande importance, qui nt ta preuve de* miracles, témoignage extraordinaire et aaiuré de la vraje eiplicalian et apjriicatioo de la pardede Dieu.

RECLB nATDRELLE.

La n>j, quoy que anperieore, ne dédaigne pat le secoan de noslre raison Batnrelle, qui peut encore etlre appelée une règle de foy, ce qnl ae doit entendre négativement , 'non pas aOlrmativemenl, car qui diroll ainsi : telle oa telle proposition est un article de notre foy, parce qu'elle e«l selon la raison naturelle ; celte conséquence alfirinallvc aeroit Ires-mal tirée, pull que toute noilre foy est par-dessus noslre raison. Malx qui diroll : Cette propoiition est un article de foy, par conaeqaenl tlle ne doit pat eiIre contre la raison naturelle; la cona«quence seroil trea-bonne : parce que la ralaon naturelle, et la foy, estant émanées d'une manie source, el origine* d'un mesme autbeur, en divers ordres, M peuvent etlre contrairea l'unea l'autre.

Page 1