CHAPITRE VI
eellenee da prix que l'aoïoiir Mcr^ deone lelions issaes de lay-iDesme, et à eellet roeedent des «utres Tertof.
8 , 06 me direz-vous , quelle est cette
*, Je vous prie, que le sainct amour
à nos actions? 0 mon Dieu 1 Théo-
certes , je n'aurois pas i'asseurance
Ai. GmI. it, •. «- (t) IkM. v«. *.
de le dire, si le Saint-Esprit ne l'avoitluymesmedeclaré en termes fortexprès par le grand apostre sainct Paul qui parle ainsi : c Ce qui à présent est momentané et léger » de nostre tribulation , opère en nous sans » mesure en la sublimité un poids éternel » de gloire (4). » Pour Dieu , pesons ces paroles , nos tribulationê , qui sont si légères qu'elles passent en un moment^ opèrent en nous le poids solide et stable de la gloire. Voyez de grâce ces merveilles ! la tribulation produit la gloire^ la légèreté donne le poids , et les tnomens opèrent fetemité. Mais qui peut donner tant de vertus à ces momens passagers et à ces tribulations si légères ? L'escarlatte et la pourpre , ou fin cramoi:%y violet , est un drap grandement précieux et royal ; mais ce n'est pas à raison de la laine, ains à caufte de la teinture. Les œuvres des bons chrestiens sont de si grande valeur , que pour icelles on nous donne le ciel : mais Theotime , ce n'est pas parce qu'elles procèdent de nous , et sont la laine de nos cœurs , ains parce qu'elles sont teintes au sang du fils de Dieu ; je veux dire que c'est d'autant que le Sauveur sanctifie nos œuvres par le mérite de son sang.
Le sarment uni et joint au cep porte du fruict , non en sa propre vertu , mais en la vertu du cep. Or , nous sommes unis par la charité à nostre Rédempteur , comme les membres au chef; c'est pourquoy nos fruicts et bonnes œuvres , tirant leur valeur d'iceluy, méritent la vie éternelle. La baguette d'Aaron estoit sèche , incapable de fructifier d'elle-mesme , mais lorsque le nom de ce grand-prestre fust escrit sur icelle , en une nuict elle jetta ses feuil' les^ ses fleurs et ses* fruicts (2). Nous sommes , quant à nous , branches sèches, inutiles , infructueuses , qui « ne sommes » pas suffisans de penser quelque chose de » nous-mesmes , comme de nous-iuesmes; » mais toute nostre suffisance est de Dieu, » qui nous a rendus officiers idoines (3) » et capables de sa volonté : et partant , soudain que , par le sainct amour , le nom du Sauveur grand evesque de nos âmes (i) , est gravé en nos cœurs , nous commençons à porter des fruicts délicieux pour la vie éternelle. Et comme les graines qui oe
(1) Cor. u, ir, IT. — (I) Nam. ztii, 9, CI) n. Oer» m, S. — (4) l. Pilr. n, tt>
nudHl H crAJIofik tt'Msu.
EdttifdléAi fi'Mleft^ttlttilé 4116 (tes tt»> 8 de godst hidd , et t>kt)dtii8ëht deé M« cHns et ttUseëb &i elléii ftbnt delrempéM èb fédù ^mifà ôb IhU^tiéM, aiABî doi tdmrd , qui taè E^un>tetit p«i (^rojettëf tinë Mblé boAAè j^tt^ (Mmk- Itf seirièd de Diëd, «Itafis délrertipex éïi la sâéréé dilèôtidfi Mur le SâiMiBt-filprit qttt bdbite en ttoos , il» pftMlUlsèttt dëk hètlOAd sttéIréeB qui tèlK dent et noud pôrtèAl ft là gl6lFè fMiAOrtellé. Nos œuVres , cûo^mé fofdf èrianldè de nodri, kie sont (tutt dèd ehetIflÉ l'ôléàtit ; mais ces roieAU:t devfennebt â'&t Mf la ehbrité , ètatreû ieedk on tàrpêkte tàEtîêhUùiém[ik) Meste , 4tt*5h hôiM dbhhe à eette tte- Élire : car tant àtdt hoùiîAt^ iltt*&iix atigM, tn diBtribtiô la ivoire ftelon la charitft et leâ abtiotos d*i6èlle ; de aôrté qde ta mtiurè •»raii^aM(!6Ile-Ifl m^m^ièrhûfApuKl), et Dieu a rendu et ftnità à eMkeuHi léfoH 9éè €M>rêà (i) ; cottuttd toute l'BâcMture tàHtie noUé ebaélgUe , laquelld noUft asai^ghe là fëlldlé bi jôlé ëteHiellë du del pour iPëcoMl^dBe des thiimuk et bonne atuotiA ItUe noua auhAd prâéUt)U4eA en teM.
HecoiUpéfoaettëKnifeqUë, dltiUl tifeMbtIa ^ndeur du dtalstre que bous aërvons, lequel, à la vérité, Theotltaié, pouvoit. bII lui ëust pieu , exiger très-Justement de nous bûstre obéissance et service, ôans nous proposer aucun loyer ny salaire ; puisque nous sommes siens par mille titres treslegitiines, et que nous ne poUviond rien faire qui vaille qu*en luy , par luy , pour luy , et qui ne soit de luy. Mâ(s sa bonté neantmoibs n*en a pas ainsi disposé ; ains, en considération de son Ois Noslre-Sauveur, a voulu traicter avec nous de prix fait, nous tecevani à gage, et s*engngednt de promesses yersnous, quMl nous salariera , selon nos (fenV!es,de salaires estemels. Or, ce n*esl K^s que noslre Service luy Soit ny necesjMire ny utile : Ciir, après que nous avohs fàil tout ce qu'il noUê a commandé (i;, fiOus devons neantmoinsâdvoucr, par une treshiiml)le vérité ou véritable humilité, qu'en elTect nous sommes serviteurs ires- (nutiles et tt-e.^-infructueut à nostre tnaistre, qui, à cause de son essentielle surabondance de biens, ne peut recevoir aucun preQt de nous; ains, co^verlis^ant toutes tes œuvres à nostre propre advantage et
(4) LM, s? a, Mb
feonuMitë, irniiiiHé fiôiA m Mnekiaft
tlAI IMttUhfttnënt pmir iaV (|dè ifM-dlHk' lllënt pour noojl, tttd paf- dé M |tëUCft tvt VAUX gagAobS dé éi ((Hindftè rléOaUbSèl.
Il »*éstoit dohc ptts obiiiie de wm paytt
bësliH^ MfVicë , U nd l*ebkt brottlls. Ibb ni pëttsei pttft pottHafat, ThbOtfnftë, ^"éb t^iU pMmésëë U bit téllébiébt VOttlil MbnîM* sa bonté, qu'il dit oublié db glOHlIbr ii M- KëMë ; ptti84Uë âU botttrtilre II y b bhfcervé fort exftOlémëbt leb heglbs dd résulté, iMf> Ibnt «dtailfbbtebiébt Ib blèbéëbbOè bVëO k Uberalitë. Car bOé ttUvM lOnt VoltaiMÉit ektrtémëibènt petltbft* et bttUeiabilt OOtt- {ibrablM à là gloire en Ibuir qUbbitté : ttlii blleb lui aobt nObntbAOina ttxti tMbOrttob» béëë en oubllté , à fbteob dtt SbiAdt-ftbitt 4Uf , hâbltdbt bb Mè OttuM {mT la bhbHtA, les tait éU noQÀ » nër bous et {Mbn* BOol, aVbO Ub art bi ëxquife, que Ida mëamob OM^ Ttbs qui êont toutes bostrob aobt ébêott mieox tontes aiëbbbbi porte 400, dbbMbl il léë ptoAûH eb boué , noUs tel t^UiiOril rëbiproquement éb 1(^ ; oomihe il 1^ Mi tM)ur bèuft, ttoua lëb bisoua pour luy^ A GObuAb il leb opefb a^èO boni, noîibcoiM* robft bussl bveo luy.
Or, le Sëthct-Ësprlt babite en noUs, il noUs ^mmes membres vivëds de JesuSdirist, qui, ft raisod de Oela, disoit à ses disciples : « Qui demeure en mo v et inôy en luy, » ièeluy porte beaucoup de rruicl6(l). »Bt c*est, Theotime, parôe qUô qui demeure en luy, il participe à son divin esprit, lequel est au milieu tiu tœùt humaih comme une vive source qui féjûHtit et pousse ses eaux Jusms'en la vie étemelle (;2). Ainsi VkuiU dé Denediction , tersëé sur le Sauveur comme «ir le chef de PËglise, tant militante que triomphante, se respand sur la société des malheureux, qui, comme la bârbé s^ctée de ce divin maistre, sont tousjours attachez à sa face glorieuse 3)* et distille encore sur la compagnie des Adeles, qui, comme ifesteméhè, sont joincts et unis par diiection à sa divine majesté; l'une et t*auire troupe, comme composée de frères germains^ ayant à cette occasion anjet de s*escrier : a 0 que c'est une diose » bonne et agréable de voir les frères bien
• ensemble! c'est eomme Torigueut qui
* descend en la barbe, la bdrba dV
(l)lota. XT. I. - m IIMUn^ii^ (I{)Pm1b.«xxui,!L
UVMC fi, tÉUrtfkt Vi).
tel JttIqiM» au ttoN) de soft veAtemetlt. • Altiëi diftie ftM cdovres, comMé Uh fie- Ui Kmin dé MoUBtaHle , tie sont aucunelMnl6ompflfablêdëfi grandcUfàVecl'arbnd de la gloifift qu'elles produisent ; mais elles Mil pouMébl Id Yjguéur et vertu de Topérer» patrë qu'elles procèdent du Sainct-EspHI, qui, pal* Uhé admirable Infusioil de sa gfflce eti noé cœufs, rétid nos œuVrèé iletineé, les laissant no8t^es tout ensemble, d*attUlttl que nous sommes membres d'un dief duquel il est l'esprit, et entez sur UA arbM duquel il est la divine humeuf. Bi pêhHb qu'en cette sorte H agit eu nos tstl» tfM| et qu'en certaine façon nous opérons ou aooperons eh son action, il nous laisse pour nostre part tout le merile et proOt de ioa services et bonnes œuvres : et nous luv M laissons aussi tout Tbonneur et toute la loaabge, nM^gnoissans que le commence* Hentf le progrez et la fln de tout le bien que nous ^isOtts, dépend de sa misericoi^ei par laquelle il est venu à nous , et noua a prévenus ; il est venu en nous , et nous a asaistec ; il est VeUu avec bous , et nouii a eonduits; (StthévaM ce qu'il avoit côfHiKientëU), liais, 6 Dieu 1 Theotime,que eette bonté est miséricordieuse sut* nous en èe partage I Nous lUf dohnohs la gloire de fiés louanges , helas 1 et luy nous donne la gloire de sa jouyssance ; et en somme, par ees légers et passagers travaut , nous acquérons des biens perdurables à toute eler* Dite. Ainsi 8oit*il.