SUR PLUSIEURS HÉRÉTIQUES
GRÉa FAR a. FRARÇOIS SB SALBS DANS IB C00B8 DB SES OOHTBOVEaSES.
AdamUew on adami9n$ , secte d'anciens héritiqiiei qn'on croit avoir été un rejeton des lasUldiens et des carpocratiens, sur la fin du second siècle.
Selon S. Epiphane, ils prirent le nom d'odowdim, pnrce qu'ils prétendolent avoir été rétahlia dans l'état de nature innocente, être tels fo'Adam au moment de sa création , et , par conséquent , devoir imiter sa nudité. On sent fseiles dévoient être les conséquences d'une pa> rsiUe doctrine.
Cette secte infâme fût renouvelée dans le xii* •iccle par un certain Tandème, qui sema ses erreurs à Anvers , sous le règne de lempereur Henri V.
D'antres adamitêê reparurent encq^e dans le SY* siècle , aous le nom de turlupiné et de pa»» vrm frèrêêt dans le Dauphiné et la Savoie. Le roi Cbirica V en fit périr plusieurs par les limmes.
Un fanatlqiie nommé Picard , natif de Flan- 4ic, Bfant pénétré en Allemagne et en Bohême au commeneement du b%* siècle, renouvela ces mtmn, et les répsodll surtqiut dans l'armée do
(limeui Zisca; quelques anabaptiales tentèrent en Hollande d'augmenter le nombre des ae&tateurs de Picard; mais la sévérité du gouvec^ nement les eut bientôt dissipés. Cette secte aussi a trouvé des partisans en Pologne et en AnglOr terre, ils s'assembloient la nuit, et l'on prétend qu'une des maiimes fondamentales de lent société étoit contenue dàM ce vers :
Jura, perjura , seereHtm prodtn noH,
Voypz le DiciUmnaire dêi hérétiês^ par l'abbé Pluquet.
Aëriuê. prêtre d'Arménie, forieui qœ son ami Eustalhe eût élé élevé sur le siège de Gons* tauUnople , devint le chef de la secte des aériens. Il avoît sur la Trinité k peu près les mêmes sentiments que les ariens. Il prétendit en outre que les prêtres étoient égaui aui évéques, et que la prière pour les morts étoit inutile. Il fut vigoureusement combattu par saint Epiphaoe, qui rétablit avec force la supériorité des évéques sur les prêtres. Les protestons se sont vainement eflbrcés de justifier Aérios» dont ils ont ceqouv^ié les erreurs. . ,. ^
ifonciB.
Im •wlipttoiai, fanftOfiieêqqi parnrgpt ta Saie en ISil, et eo Salwe Ten 15U. nieotas Sterk de Swlckaa dent le Voigitand, foartier de ta Haute-Saie; Tboiiias Muntxer de fitolberi, Martin Celtarius, et MarcStabner, ^oiuiant jusqu'à let derniérei conséqoencei un Iralié de Luther sur ta lik^rtà chriliênne^ oê il est dil que le ehrMm eH seigneur de iouies éko99$; H qu'il n'eM êoumiê à perêonnê^ l'è* Berérent contre Tordre civil et ecdéstattique, iMienèrent tontes Icsèarrièrei de ta sobardi- MtioD^ et s'entourèrent d'nae fouta de sectaites cnthonsiaslcs, qui se portèrent aux plus abomlnabtas enès. (roye* l'Uiêtoirê de la rêfnmeaian de Im Suisse, par Hachât, Ge* nève, 1727, 6 vol. In 8».)
jirius^ prêtre d'Alexandrie, commença k publier l'hérésie k laquelle 11 a donné son nom vers Tan 310. Il 4M soutenir qac le Fils de Dieu, on le Verl>e divin, étolt une créature tirée du néant , que Dieu le Père avolt produite iVWttOtts les stèeles, et de laquelle II s'étoK servi pour créer le monde* Cette hérésie fut condamnée d'abord dans deux conciles d'Ataxandrie , et quelques années après dans le concile général de NIcée; mais l'anathème ne détruisit^ l'erreor : les arieos formèrent un parti redoutable qui sembloit Tonloir anéantir rbglise. mais Jésus-Christ, son auteur, la fit triompher de cette hérésie. Il serait trop long de raconter ici la vie et la mort misérable d'Arius. On peut consulter à ce sujet le Dietiomr naire des hérésies, par l'abbé Pluquet, le Dictionnaire deBayle, et V Histoire de Tarianismê , par le père Maimbourg.
Baronius {César) naquit en 1538 dans la Terre de Labour, fut un des premiers disciples éb 6. Philippe de Héri , «t lui aueeéda en 1608 dans les fosctions de général de la congrégation de l^oratoire. 11 fbt nifélm de ta pourpre ro- ■aine en 1(K)0, et auroitété élevé sur le sainir sMge sans rexclosion de l'Espagne. Il mourut «B 1007. On l'appelle le père des annales 00eUsiastifues, à cause de fameux ouvrage qu'il • composé sous ce titre. La meilleure édition de cette histoire, où Luc Holstenius se fsisoit fort de montrer huit mille faussetés, est celle deLiiqnes, i79t-96vM toI* in-foL, avec la continuation de Rainaldi et Laderchi, la critiqoe de Pagi , -les notes de Bfansi et un index.
Robert Bellarmin naquit a Montepulciano, dans ta Toscane, le i octobre 1548, entra chez tes Jésuites en 1560, enseigna la controverse è Rome en 1576, fut toit cardinal en 1508, archevêque deCapouè en 1001, tifre dont II se démit lorsque Paul V lenomma tilbMOIhécaIredu Vatican , et mourut le 17 septembre lOSl. 11 lavolt l'hébreu , la théologie , l'histoire , le droit canon. Ses ceuvres diverses ont été recueilHek en S vol. in-Tol., Cologne, 1017, et tes controfoaei en i vol. même format, Paria, 1018, et
Pragoe, 1781. U pIroFriiOD, Jéniili, aat» posé ta fte de cet Uloitre cardinal» naDCj, ITM^ ln-4*.
Bérenger, archidiacre d'Angen, nta ta présence réelle de Jésus-Christ dans rEucbarIstie, vers Tan 1047. Condamné plusieurs fois par les papes et conciles, Bèrenger rétracta ses erreurs, signa trois fois des professions de foi caltmliqufl^ et les abjuM autant de fois. On croit cependan qu'il mourut sincèrement converti et détrempé de ses erreurs.
Bèxe (Théodore de) naquit à Veietai te 81 Juin 1510. U étudia te droit à OriéÉns, et r rop COt des grades. En 1580 il fut pourra de pl« sieurs bénéfieessans être engagé dans lesArdni^ mais il les quitta en 1548, passa à Genève, am brassa la réforme , et épousa une femme avei laquelle il vivoit depuis longtemps. 11 fut peu* dant dix ans professeur degeeo à Lauzanne. En 1550 , il s'établit k Genève en qualité de recteur de l'académie fondée par Calvin. Dans la même année il UH diargé d'instndre le rof de llavarre , Antoine de Bourbon , dans les principes delà réforme. Deux ans après, il assista au colloqte de Poissy, et 7 joua un des principaux réles. Après la mort de Calvin , Bèze succéda è tons ses titres , et Revint te chef du calvinisme; Il présida le synodedeLa Rodbelle en 1570, fot employé à une négociation importante en Allemagne qustre ans après , et mourut le 13 octobre 1605. S. François eut une conférence avec lai en 1597. Les ouvrages de Bèze n'ont pas été recueillis : Ils sont très-nombreux, et quelquesuns très-mres.
Blandrate (Georges), Piémontais , homme de beaucoup d'esprit, embrassa le parti de Calvin , qu'il alMndonna ensuite pour le socintanisnie. Il mourut en Pologne entre 1580 et 1588. (Voyez son articte dans ï Histoire eu socinianisme, part. II, ahap. xvi, pag. 818 etsuiv.)
lirenoe 00 BronHus (André), autrement AUhamer, fut pasteur luthérien à Nurembeif et à Anspach , oà il mourut vers 1540. 11 assista, en 1587 et en 1588 , au colloque de Berne, sw les matières de l'Eucharistie. On a plusieuia ouvrages de ce théologien, et une yie de loi
dans \ Histoire du luthéranisme, par le baron deSeckendorf.
Bucer (Martin), autrement A^«AAom, naquit À Strasbourg en 1401. 11 embrassa l'état religieux dans l'ordre de Saint-Dominique; d'où il sortit en 1581 pour professer la réforme : tt te distingua dans la chaire et dans la cuntroversp. Bossuet l'appeloit le grand arehiteetc des subtilités i et Calvin le reconnoissoit pour un esprit très-délié, fertile en équivoques. Il présida à l'accord de Witlemberg, en 1586. A . ta sollicitation de Cranmer, il passa rn Aiiglp- I terre en 1540 , et y professa ta théologie jusqu'à I ta findeiafte, fOl anivatas? février 1551.
ROTiC^.
llaltM un graoU nombre d'onTra^^i Ihéolofiqups, ffliméi parmi les protettanU. (Voyei ta f7«« Straaboora, 1501, in-8^)
BuiHnger (Henri), un des plus habiles réformateari de la Suisse, naquit en 1504. Il étudia la théologie à Cologne, et, dès 15i:), Il en donna des leçons dans labbaye de Cappel. Il travailloit «ivec une prodigieuse ardeur, prechsnt, enseignant et coraposanl des ouvrages pleins d'érudition. Vers 1528, il embras<vsa la réforme sans adopter la turbulence de quelques rcrorméi. En 1531 , il succéda à Zwingle. Il fut un des rédacteurs de la confession helvétique. De concert avec Calvin, il dressa le formulaire de 1540; il unit par des liens étroiU If^glise anglicane i rtglise hcivéliquc, etmuunit en 1575 C'est lui qui a recueilli les ouvrages de Zwingle. Les siens forment 10 vol. ii>>rol. ; la bibliotbèqne de Zurich poi;sède oiilrc cela beaucoup de manuscrits de cet infatigable théologien (Voyez les FAoges des hommes savanSt Urés de l'histoire de M. de Thuu , par Antoine Teissier, eil Histoire de la riformationde ia Suisse, par Rurhat.)
Calvin ou Cauvin (Jean), naquit a Noyon le 10 juillet 1500 II reçut les premières imprpslions de la réfurmo do Pierre-Rot»ert Olivetan, son compatriote . et il y fut raflrrmi par Melchior Volmar, professeur de grec. fc;nl53i, il .se démit des bénéfices qui lui avoient été conférés, quoiqu'il ne fût pas dans les ordres. En 153i, Il se retira à BAle , où il composa son Institution tkritienne, dont la moilleure édition est celle de Genève, 1550, in-fol. Il flia son séjour dans cette ville en 1530; mais, obligé d'en sortir en 1538, Il n'y rentra qu'en 1541. C'est k cette époque quU! fit publier ses Ordonnances eccW tUuHqueSf qu'il régla la liturgie, et révisa la législation civile des Genevois. Il mourut le 17 mal 1504. La meilleure édition de ses œuvres est celle d'Amsterdam, 1071, in-fol. 0 vol. U aiiste un grand nombre d'ouvrages de Calvin , BMOQseriU. (Voyez VHistoire littéraire de Ge- «ao«,tomel!.)
Outaiion ou Châteillon {Sébastien) naquit, en 1515, dans les montagnes du Dauphlné, professa les humanités è Strasbourg en IMO , par la protection de Calvin , avec lequel U ne tarda pas à se brouiller, parce que Cas- UlioD vouloit retrancher du canon des Ecritures le Cantique des cantiques , k cause du ton proEaiie et peu déeent qu'il reproehoit à ce II- ▼re. Il le relira à Baie en 1544 , et y mourut de la peste le iO déceaabre 1508. Ses ouvrages théologiqnes , qui ne sont, à proprement parler, que des traductions, respirent le socinianisrae. (Voyeila Biographie universelle Aome VII.)
DonaHsUe, anciens schismatiqui's d'An*i- ^aaty ainsi nommés de 2>ofial. chef du parti.
Cesehisme, qui affligea lung-lemps rhglisi', l'an 131, a l'oceasico de l'élt«iioii de
Céciiien, pour succéder à Mensuriiis dans la chaire épisropale doCarthago. Quelque ir-gilime que fût cette élection « une brigue puisMnte, formée par une femme nomiiKU Lyctllr, par Botrus et Célesius , qui avoicut eui- mêmes pré* tendu à l'évéché de Cartbage, la contesta et lui ea opposa une autre en faveur de Majoriu , $fm préteiteque lordinatioudcCécilien éiuit nulle, ayant, disoient ses compétiteurs, été faite par Félix, évéquod'Aptonge, qu'ils accusoient d'être traditeur, cest-À-Uire d'.voir livré aui païens les livres et les vases sacrés pendant la persécution. Les évéques d'Afrique se partagèrent pour et contre ; ceux qui teuoienl pour Ma- Jorin, ayante leur léteun nomme Donat, évé* que des Cases-Noires, furent appelés dona* listes.
Cependant la contestation ayant été portée devant l'empereur, il remit le jugement à trois évéques des Gaules , savoir IVlattrnus de Colo* gne, Rétilius, d'Aotun, et Marin, d'Arles, conjointement avec le pape Miltiade. Ceux-ci, dans un concile tonuâ Rome, composé de quinze é>éques d'Italie, et dans i«*quel comparurent Cûcilien et Donat . chacun avec du ôvéques de leur parti, décidèrent en faveur de Géciiien. Cet'l se passa en 313 ; mais ia division ayaul bieulOt rf commencé , les donatistes furent de nouveau Condamnés par le concile d'Arles en 814 « et enfin par un éditdeConst.intin du mobde novembre 3 fO.
Erasme {Didier^ naquit è Rotterdam le i8 octobre 1407. U partagea son temps entre l'étude et les voyages. Personne n'a eu une plus grande célébrité; il a été attaqué avec fureur, et défendu avec beaucoup de talent par des hommes distingués. Il mourut à Râle dans la nuit du It an 18 juillot 1530 (Voyez VHistoire de sa vie et de ses ouvrages^ par Burigny, 1757, a vol. In-ia : sa f^ie en anglais, % gros vol. in-40 ; snn Apologie , par Marsoiller, 1713, In-li.) Des ouvrages d'Erasme ont été recueillis et impri.'ués à Bâte, en 0 vol. in-fol. Jean Leclerc en a donné nue meilleure édition i Leyde, 1703, 10 vol. in-fbl., reliés ordinairement en 1 f vol.
Eunomius^ évéqne de Cyslque, sacré vers l'an 300 1 fut chassé de son siège pour ses erreurs. Les ariens tentèrent de le placer sur celui de Samosate. Il ftat rétabli sor le sien par l'empereur Valens. Après la mort de celui-ci, Eunomlos fnt exilé de nouveau , et mourut en Cappadoce. (Voyez le Dictionnaire des hérésies.)
Eustaihius , moine , étolt si follement eniété de i^on état, qu'il condamnoit tous les autre; états de vie. Le concile doGangres, en Paphlagonie. condamna ses erreurs. (Voyez le JJictionnaire des hérésies.)
(lénébrard {(iilbert) naquit è RIom. en Au\ .'t'nu, vers l'au 1537. Il entra dans l'ordre
HOTIGE.
de Saint-Benoit» étndlt ioai de booemattret, li phUofophle, le grec et Usébreo^et fût nommé profeMenr de eette dernière langue an collège royal en 1504. Jeté dans la ligne par dei cireonetancei qne nom ne connoinons pas. Il en fbt un des plos ardens champions. Nommé en 1M6 à rarchevéché d'Alx par le dnc de Mayenne, ' Il fût déclaré dédin de son siège en 1508, et banni à perpétuité. Henri IV commua cette | peine, et permit à Génébrard de se retirer à i Semor, dont il étolt prieur, et où il mourut. S* François de Sales l'appeloit son matlre et son ami. Nous avons de lui des ouvrages très-savans, mais écrits d'un style trop vif et sans goût : 1« Seder Olam Zuta, Paris, 1579, in-8*; a« Ckorographiœ libriJFy réimprimé plusieurs fois ; 3^ PscUmi Davidis^ etc., Lyon, 1045, in-8'. (Voyez Coutumes locales de la kauUeihasse Auvergne, par M. de Chabrol, tome IV, page 477.)
Heshusius Tilmann naquit en 1520.11 eut nue querelle si vive sur la présence réelle avec des professeurs de Tuniversité de Heldelberg , qu*ll se fit chasser de celte ville par Télecteur palatin. U mourut è Juliers en 1588. Ua composé plusieurs ouvrages estimés dans son parti, qui le regarde comme un des plus savans disdplefl de Luther. (Voyei Melekior Adam, viL tkeolog. german.^ et Leuckfeldl, qui a écrit sa vie avec celle de Spangenberg.)
Eus IJean), ou des Eussinets, vivoit au commencement du xV siècle. 11 étudia dans l'université de Prague, dont il devint recteur après avoir pris le bonnet de docteur en théologie. La lecture des ouvrages de Wiclef et de quelques autres écrivains hardis lui inspira des idées peu conformes aux idées reçues. Excommunié par Tarchevéque de Prague, condamné è Rome, sa tête s'échauCfo, ei il se mit à dogmatiser avec enthousiasme; il reprit amèrement les désordres du clergé * il attaqua tous les genres d'abus. Obligé de sortir de Prague , il ne garda plus de mesure dans ses invectives. Le peuple les lut, et se passionna pour sa doctrine. Le concile de Constance anathématiia ses erreurs, et livra sa personne au bras séculier, Qui le condamna au supplice du feu. Jean lius 2e subit sans frayeur. Ses écrits . qui sont devenus des arsenaux pour les réformateurs du XVI* siècle, ont été recueillis en trois tomes, 1 vol. in-4',sans date et sans nom de ville. Trèsrares. Ce volume renferme aussi les actes de son procès.
Jérôme de Prague y beaucoup plus Jeune que Jean Hus, so:i maître et son ami , avoit étudié dans plusieurs universités avec le plus grand succès. Cependant il ne prit que le grade de tMclieiicr Son savoir et son éloquence le firent rechercher par Jean 11 us, qui le regardoit comme 1? rempart de son parti. JérOme de Prague ne
fut point étranger aox hooreon qot déioMtit la Bohême, si toutefois il n'en étolt pu le promoteur. Pendant que Jean Hus gémissoit dans les prisons de Constance , Jérôme partit de Prague pour aller défendre son ami; mais comme il n'avoit pas de sauf-conduit, et qu'il ne put en obtenir de l'empereur, il lui contraint de sortir de Constance. Arrêté en outré , et ramené è Constance, on lui fit son procès. Les explicitions qu'il donna de sa doctrine parurent uns rétracUtion, et il fût relâché. Bientét il revint contre ce qu'il avoit fait, et on l'emprisonna de nouveau ; il fut condamné h mort, et exécuté en 1410. Ses ouvrages, ainsi que ceux de Jean Hus , et les pièces relatives h leur procès, ont été Imprimés à Nuremberg, 1558, S voL in-fol., et en Allemagne, 1715.
Jovinien , hérétique qui parut vers la fin do IV* siècle ou au commencement du v* siècle. Après avoir passé plusieurs années sous la con« duile de saint Ambroise dans un moniutere de Milan, et dans les pratiques d'une vietrès-auttère, Jovinien s'en dégoûta, préféra la liberté et les plaisirs de la viile de Rome h la sainteté du cloître.
Pour Justifier son changement, il enseigna un grand nombre d'erreurs qui furent condamnéea par le pape Sirice et par un concile que S. Am broise tint à Milan en 300. (Voyex le Dictionnaire des hérésies.)
Les libertins, ainsiappelés parcequ'ils étoieni opposés aux ordonnances ecclésiastiques que Calvin avoit fait publier à Genève, et qu'ils vouloient conserver dans leur conduite privée la liberté dont iisjouissoient avant la publication de ces ordonnances. Calvin a écrit contre eux avec beaucoup de hauteur et d'amertume. (Voyez ses Opuscules théologiques, Genève, 1611, in-fol.)
Lucifer, évéque de Cagliari en Sardaigne, fut auteur d'un schisme dans le iv* sièclîe de relise. (Voyez le Dictionnaire des hérésies.)
Luther {Martin) naquit à Lisleben, en Saxe; le 10 novembre 1484, entra chez les augustins en 1505, reçut le bonnet de docteur en 151 j, commença a dogmatiser en 1510, fut condamné par Léon X le 15 juin 1520, se maria en 1525 avec une religieuse , protesta contre la diète de Spire en 1520, présenta sa confession de foi à la diète d'Aogsbourg en 1530, et mourut dans sa patrie le 18 février 15i6. Les ouvrages de Luther que cite le plus souvent S. François de Sales sont les traités <l9«0rt;o arbitro; de captivitate Babylon.} de missâ privaiâ , etc. ^cs ouvrages latins ont été recueillis en 4 vol. in-rol, Jéna, 1558, et ses ouvrages allemands en 10 vol. in-fol. Attenbourg, 1001-04, avec un supplément Je J.-F. Buddeus,170i, in-fol. (Voyez la ^io</rophie universelle , tome XXV.)
^fant'cAëtfni, sectateurs de Manès, qui, dans le III* siècle, admirent deui principes créateurs
NOTICE
OQ fomialeorf do monde , I'od bon et aateur àï bien, Tantre maavais et aateor da mal. (Vofez le Dictionnaire de théologie, par Bergier, et le ZHctionnaire des hérésies.)
Mardon^ né h Siocpe , ville de Paphlagonie, nr le Pont-Euiin , vivoii dans le ii* siècle de l'Eglise. (Vofez son article dans la Biographie universelle, et dans le Dictionnaire des hérésies,)
Marot iClément) naquit à Cahora en 1405. n se trouva à la bataille de Payle, où il fat Ueisé au bras et fait prlsounier. En 1525, on l'enferma dans les prisons du ChAtelet comme ptrtisan des opinions réformées , et il ne reeoofra sa liberté que l'année suivante. Soupçonné de nouveau , il fut obligé de sortir de France en 1535, et n'y rentra qu'en faisant abjoration entre les mains du cardinal de Tournon. En 15i5 , la Sorbonne censura sa traduclioo des psaumes en vers françois, et en défendit Il vente. Marot mourut à Turin en 1554. L'édllioo la plus ample de ses œuvres est celle de U Haye; 1731, i vol. in-i», ou 6 vol. in-li. (Voyez la Bibliothèque françoise de Gouget. looieXI.)
âiariyr (Pierre-Fermigli) naquit à Florence le 8 septembre 1500. A l'Age de seize ans I embrassa l'institut des chanoines réguliers de S. Aognstin. Il étolt Mupérieur du collège de Sainl-Pierre à Naples , quand il fit connobnnce avec Jean Valdès, zélé partisan de la réforme, n adopta ses principes , et ne tarda pas i kf professer hautement En 1543, il se retira à Zurich ; de là il passa à Bâie . et ensuite i Strasbourg, où 11 professa la théologie, et se maria en 1540. L'année suivante il fut appelé en Angleterre par Cranmér. En 1540, il fut reçu docteur d'Oiford; en 1551 il obtint un canooicat de l'Eglise du Christ. Obligé de quitter l'Angleterre sous le règne de Marie , il revint à Strasbourg on 1553, des tracasseries le forcèrent de se réfugier à Zurich en 1556, où I moorot en 156S. Il avoit accompagné '\ hcodore de Bèze au colloque de Poissy, et y avoit BKMitré de la modération. Ses ouvrages ont été rccoeillis en 3 vol. in-fui. BAIe, 1580—3.
MeianehUm (Philippe) Schwartz-Erde , aaqait en 1407 daiu le PaUtiiiat du hhin, et moomt en 1570. Ce fui le plus illustre et le pins modéré des disciples de Luther. U se laissa teUement dominer par le caractère et le génie iaipétneaz de son maître, que quoiqu'il recon- ■ût en loi un emportement contraire A l'Evangile , il n*ofa jamais rompre avec cet hérésiarque- U composa, en 1530, la confession d'Augsbonrg, suivie encore par quelques .^éclaires. (Voyez sa /^«e, composée par Joachin Cunerarius, La iiayc, 1653, in-lS; \e Dictionnaire des hérésies cl la Biographie univtrêslle») àiereeriue oa Mercier (Jean) naquit i
Usés, et se livra avec ardeur à l'étude des langues orientales. En 1546, il devint professeur d'hébreu au collège royal de France, etmourot dans sa patrie en 1570. Nous avons de ce savant un grand nombre d'ouvrages sur lEcràture sainte. (Voyez son article dans le Mémoire hist. etlitt. sur le collège royal, tomel^t page S60.)
Messaliens, hérétiques qui avoient pour chef un nommé Sabcu , espèce de fanatique atrabilaire. Ils se multiplièrent à Edesse, d'oà ils furent chassés par Flavien, évéqne d'Antioche. (Voyez le Dictionnaire deshétéêUi^ tome II. )
S. François de Sales a cru que le chef def messaliens se nommoit Messalius,
Montan , hérésiarque du u* siècle» né i Ar* daban, bourg delaMysie, attira i son part deux femmes de distinction, nommées Priscillo et Maximille, et se mit à prêcher qu'il étoitio Paraclet. L'Eglise d'Orient condamna ses erreurs en 17S. On prétend que Montan vivoit encore en SIS, sous le règne de Caracalla.
Œcolampade (Jean) naquit dans un village de la Franconie en 148S. Il étudia le grec et l'hébreu sous Reuchlin, et prit le bonnet de docteur en théologie, de la main de Capiton * en 1510. Il entra dans l'ordre de sainte Brigitte; mais il ne tarda pas à en sortir pour étro curé à BAIe. Il embrassa la réforme, et se maria, i^es opinions de Zwingle sur l'eucharistie obtinrent son assentiment , et II les défendit par différens traitéit. II mourut le 1" décembre 1551. Nous avons de lui des commentaires sur TËcriture pleins d'érudition , et des livres de controverse. (Voyez V Histoire de la ré formation de la Suisse y pàT touchât, tome I*'.)
Pasimontain (Balthasar Paeimontan), chef des anabaptistes, fut brûlé i Vienne en Autriche en 15S8. (Voyez Gabriel Prateolus, Elenchus hœreticorum omnium, Cologne»
1005,in-4«, p. 83— 4.)
Pélagiens, sectateurs de Pelage, moine de Bangur, dans le pays de Galles , qui , dans le V* siècle, nia la propagation du péché originel dans les enfants d'Adam et ses suites. Cette hérésie fut victorieusement combattue par S» Augustin. (Voyez le Dictionnaire des hérisieSf et Bergier, Dictionnaire de théologie,)
Pepusiens , branche des montanistes, qui so servoieot de pain et de fromage pour consacrer l'eucharistie. (Voyez le Dictionnaire des hé» résies,)
Pomeranus iJean-Bugenhagen), docteur en théologie et pasteur à Wiitemberg , concourut avec Luther à la traduction des livres sacrés , fut appelé en Danemarrk pour couronner Christiern 111, établit la réformée Lubeck, dans la PoméraniCf visita les églises de Saxe, de Brunswick , et composa un grand nombre d'oavrages sur des points controversés pour et
fit
NOTICE
contre Ict rétonMleun* Il nmiitil en iftM avec la réputation d*UD grand Ihéologlen. (Voyai Seekend&rf, ComtnênL hitu «f apologet dé hah^ranismêy 9t MêlcMor Adam» vit. thê^ log. german.')
P/ieoloê Sanden, théologien anglaif , pana •B Irlande pour eonsoler les eathoHqnes qnl avoient pris les armes pour la défense de la fo* llgion, et y monrat en 1581 de flitfgae et de mlfèrt. n a laissé un grand nombre d'oovra- 9ia da aontroverset asseï estimés. Gelai qae aHa Ici S. François de Sales est Intitulé t De pMMimenafûkiâEeeiBêiœ^ llb. yilI,Allemagne, 1502, infol.
J. FtUenHn GenH^it, né à Gosenza, dans la royaume de Naples, embrassa les opinions da Sodn, et les professa si hautement qu'ii'fut obligé da prendre la fliiite et de se réfugier à Genève, où son entêtement l'exposa aux plus grands dangers , qu'il ne parvint à éviter qu'en fa aoumettant à tout ce que voulut Calvin. Errant de côté et d'autre, toi^ours en proie à ses Illusions, Il n'échappoit à la Justice que par des rétractations simulées. Arrêté à Gex par ordre éa ballly, et renvoyé à Berne, l| fût Jugé et condamné h perdre la léte pour avoir attaqué le nnystèredela sainte Trinltéf On dit qu'en allant au supplice Use vanta d'être supérieur aux apôtres « qui n'étolent morts que pour la gloire du Fils, tandis qu'il mouroit pour la gloire du Père. (Vojex VHittoire du «octmanûma, par la pèreAnastase, Picpus, Paris, 17i3, 'iù-4^.) Cet article est curieux.
FigUane^t hérétique du iv* siècle. Il étoit
Gaului» I né daoa ia capitaU du pays da Com-
mlngia. On na oaanott m arranra que par la réfutation que S. Jérdme en a fkita. (Voyez le DiUionnairê dm hérUiu)
fTielefiJean) ou de fVleUf^ naquit dans la province d'York vers l'an 1324. Un procès perdu à la cour romaine, et les démêlés des souvarains pontifes avec les rois dAngleterre, Indisposèrent Wlclef contre le saint-siége. U attaqua d'abord le pouvoir du pape sur le tem porel, et en vint bientôt Jusqu'à attaquer sa puissance spirituelle. Il ftet condamné par quelques évêques, mali absous dans deux conciles, et approuvé par les grands et le peuple. Néanmoins le concile de Londres, en 1381, censura vingt-quatre de ses propositions. 11 moomt en 1984. On a de ce théologien emporté quelques ouvrages devenus très-rares. (Vojei la Fie de H^ieUf, Oxford, 1019, ln-8«.)
ZfoingU {mrieh) naquit le l** janvier 1484. à Wildbaus, village du comté de Tockeubourg en Suisse. Après avoir fait ses études & Berna et è Bàle , Il devint curé de Glaris et fut ordonné par l'évêque de Constance. Pressé du besoin de s'instruire, il étudia l'Ecriture sainte, les pères, les conciles et les écrits de quelques novateurs, dans lesquels II puisa les opinions qu'il manifesta â peu près dans le même tempa que Luther faisoit parottre ses thèses. Ces deui réformateurs ne furent Jamais d accord sor plusieurs points, quoiqu'ils prissent pour guide l'Ecriture sainte, et qu'ils suivissent la même méthode. Ziringle fliit tué au combat de Cappci en 1531. (Voyez sa Fie, par M. J-G. Hess, Paris, 1810, ln-8«.) Ses ouvrages ont été impri-r mes à Zurich, 1591, In-foU, 3 volumes.