‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 57 sur 101 · LA MORT D'UN DIEU · texte numérisé non relu

LA MORT D'UN DIEU

Ilélas ! que vois-je? Kélas ! c'est mon Dieu!

Qui donc vous a òté la vie, ô mon amour ! C'est toi, pécbeur, c'est toi qui las blessé.

Le voilà mort; voilà l'amour trahi.

I. Un Dieu trahi ! un Dieu trahi ! ah ! c'est maintenant qu'il faut démasquer le traître ! Quel est donc le perfide qui a tramé contre la vie d'un Dieu? Chacun de vous recule d'effroi ; je vois bien que vous avez tous horreur du titre infâme de traitre à l'égard d'un Dieu. Mais, vive Dieu ! il faut que l'on sache ce soir quel est celui qui, avec le caractère glorieux d'enfant de Dieu, vit en traitre, et n'a de chrétien que le nom. Ecoutez : on doutait lequel de trois jeunes gens était le fils légitime d'un père, mort récemment, et comme tous trois prétendaient à l'héritage du défunt, les juges prirent le parti suivant. Ils tirent exhumer le cadavre, l'attachèrent debout à un poteau, et ordonnèrent que les trois prétendants essaieraient l'un après l'autre de lui percer le cœur avec une flèche, celui dont la flèche atteindrait le cadavre au cœur devant être réputé le flls véritable et

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