LA LECTURE SPIRITUELLE
7. Une seconde règle des plus importantes qu'il y aura à observer dans notre congrégation, c'est de faire tous les jours, sauf empêchement, une lecture spirituelle d'une demi-heure, ou au moins d'un quart d'heure, particulièrement les jours fériés et le soir en hiver. La lecture des livres de piété est sœur de l'oraison mentale. Les Saints en faisaient leurs délices. Saint Bernard avoue qu'il trouvait plus de charmes dans la lecture que dans l'oraison, et cédant à cet attrait, il passait quelquefois un temps si considérable à lire qu'il ne lui en restait guère pour méditer. Je ne crois pas que la lecture des livres de piété produise le même effet sur vous ; mais je voudrais au moins que vous en fissiez tous les jours votre récréation spirituelle pendant l'espace d'une demi-heure, lorsque vous ne serez pas empêché. Si vous avez un enfant qui sache lire, faiteslui faire la lecture en présence de toute la famille ; sinon, faites-la vous-même. Avant de commencer, invoquez les lumières de l'Esprit-Saint, en récitant le Veni Creator ; puis lisez sans précipitation, sans vaine curiosité, et arrêtez-vous de temps en temps pour réfléchir sur ce qui vous frappe. Vous reconnaîtrez bientôt les grands avantages que votre âme retirera de cette pratique.
Dieu nous dit dans les saintes Ecritures qu'il n'y a point de trésor comparable à un ami fidèle : Amico fideli nulla est comparano^ . Et quel est l'ami le plus fidèle que nous puissions avoir en ce monde ? C'est un bon livre; car il
» Eccl. 6, 15.
nous accompagne partout où nous voulons, il nous dit la vérité avec une douce liberté, il nous parle clairement, sans flatterie, sans intérêt, sans contention. Quelle ne serait donc pas votre insouciance si, pouvant vous procurer un ami si fidèle, vous ne vous en mettiez pas en peine I Quiconque veut faire des progrès dans le chemin de la vertu, dit saint Isidore, ne trouvera pas de moyen plus efficace que la méditation et la lecture des livres de piété' ; par la raison que ces sortes de livres éclairent l'entendement, dissipent les nuages de l'ignorance, mettent un frein aux passions, répandent leur lumière dans nos esprits, embrasent nos cœurs des douces flammes de l'amour divin. De là vient que saint Ignace de Loyola et saint Jean de Dieu achetaient une multitude de ces livres édifiants, et les portant avec eux de ville en ville, les faisaient vendre à bas prix afin que tous les fidèles en fussent pourvus ; par ce moyen ils gagnèrent beaucoup d'âmes à Dieu.
Que si vous désiriez savoir quels sont les livres dont vous pourriez tirer le plus de profit, je vous citerai la réponse de saint Philippe de Néri : «Lisez, disait-il, les livres qui commencent par la lettre S.^» Il voulait dire les livres composés par des Saints, ou au moins par des personnes d'une grande piété et très-versées dans les matières spirituelles. A cela je joindrai l'indication de quelques livres qui jouissent d'un grand crédit ; ce sont :
Le livre des Exercices spirituels, de saint IgiNace.
Les Chroniques de l'Ordre séraphique.
Les œuvres de saint François de Sales, particulièrement V Iniroduction à la Vie dévote.
Les œuvres de sainte Terese.
* S. IsiDOR. lib. 2. Sent. cap. 8. ^ In ejus vita.
488 i.NSTr.ucriON i-isél'uin\ike
Le pelit livre de Ylniifaliori, de Tiiosias a Kkmpis.
Le mépris du monde, du célèbre Diego Stklla.
Les OEuvres du père Louis de Grenauc.
L'Epouvante du pécheur.
Le Combat spirituel, du père Scupoli, dont saint François de Sales faisait tant de cas.
Le Miroir qui ne trompe pas, avec les autres ouvrages du père Pinamonti ;
Et surfout La Balance du Teinps ou le discernement entre le temporel et l'éternel, du père Nieremberg*.
Que de Saints ne vénérons-nous pas sur nos autels qui ont dû leur conversion et leur sanctification à un bon livre!...
8. Laissons de côté un saint Fulgence, un saint Augustin, un saint Ignace de Loyola, un bienheureux Jean Colombino et tant d'autres, qui commencèrent à mener une vie sainte après s'être appliqués sérieusement à la lecture d'un saint livre, et bornons-nous à rappeler l'impression profonde que produisit sur un personnage auguste l'ouvrage du père Nieremberg, que nous venons de mentionner. C'est ce livre en effet qui rendit si admirable sux yeux du monde entier l'illustre et infortuné monarque Jacques II, roi d'Angleterre, d'Ecosse et d'Irlande. Ce prince, dans son exil, faisait ses délices de la lecture de livres de piété, mais son livre de prédilection était La Balance du Temps, ou la différence entre le temporel et l'éternel. C'est là qu'il puisa ces sentiments qui en firent un prodige de constance dans la ioi, un modèle de fidélité à Dieu et à son Eglise. Vivement pénétré des maximes éternelles que ce livre imprime dans le cœur de tous ceux
* Joignons-y aujourd'hui les OEuvres du B. Léonard lui-même, et celles de saint Alphonse de Liguori.
SUIl LES REGLES lii: r,\ CONGCI^r. \TI0S. 489
qui le lisent, il profossait avoir les plus grandes obligations envers le prince d'Orange, qui. en lui ravissant trois royaumes temporels, l'avait mis en état d'en conquérir un d'une valeur infiniment supérieure, savoir le royaume éternel ; aussi recommandait-il tous les jours ce prince à Dieu d'une manière spéciale. Un jour, un des seigneurs de sa cour qui l'avaient suivi en France lui fit part d'une peine qui le tourmentait beaucoup et l'empêchait de dormir : «Je vous trouverai bien un remède efficace et salutaire, lui dit le roi : » et s'étant fait apporter l'ouvrage du père Nieremberg : « Prenez ce livre, mylord, ajouta-t-il, lisez-le avec attention, et je vpus promets que vous dormirez d'un paisible sommeil. » Il voulait par la lui faire comprendre que rien n'est plus propre à procurer la paix et le repos de l'âme que le mépris des choses temporelles, et la méditation des vérités éternelles, dont ce livre nous pénètre*. Profitez d'un si bel exemple, et en vous faisant inscrire dans notre Congrégation, proposez-vous d'observer fidèlement la règle qui prescrit de lire au moins tous les jours un chapitre de quelque livre de piété ; ainsi vous pourrez espérer vous aussi de devenir un saint, avec la grâce de Dieu.
9. Quant à ceux qui ne savent pas lire, tels que beaucoup de villageois, d'artisans et autres, comme il peut s'en trouver dans notre Congrégation, laquelle s'ouvre aux personnes de toute condition, pourvu que ce soient d'honnêtes gens, il est manifeste que la présente règle ne leur est point applicable. Ce qui est certain, c'est que pour suppléer à la lecture spirituelle qu'ils ne peuvent faire par eux-mêmes, ils doivent être d'autant plus diligents à se rendre à temps aux réunions du dimanche, pour assister à
* P. Fbanc. Brer.,. Abrégé de la Vie de Jacques II .
la lecture qui s'y fait en commun, et tâcher de retenir quelque exemple, ou quelque pensée qui les frappe davantage, afin de la ruminer dans leur esprit pendant la semaine suivante. Je ne crains pas de dire qu'ils auront plus de mérite que ceux qui savent lire, si, chaque jour, tout en ti-availlant, ils gardent le silence pendant un quart d'heure pour réfléchir à cette vérité ou à cet exemple qu'ils auront retenu de la lecture du dimanche. Je dis que parfois ils auront plus de mérite que ceux qui savent lire, parce que pour eux la lecture fait place à des considérations pratiques, souvent plus salutaires que la méditation elle-même, et que l'on peut faire d'ailleurs soit en travaillant, soit assis, soit en voyageant. Il est bon de procéder dans cet exercice par voie d'examen en s'interrogeant soi-même, comme le faisait saint Bernard : Bernarde, ad quid venisti? «Bernard, pourquoi es-tu venu ici? » De même, celui qui a été frappé de quelque vérité dans la lecture du dimanche s'en fera l'application à luimême, en se demandant intérieurement : « Qu'est-ce que je fais? à quoi pensé-je? comment est-ce que je vis? qu'en sera-t-il de moi si je ne prends une sérieuse résolution? est-ce bien vrai tout ce que j'ai entendu?» et qui se mettra ensuite à réfléchir aux moyens les plus propres de changer complètement de vie. Cet entretien journalier avec soi-même, ne fût-il que d'un quart d'heure, sans passion et pour ainsi dire de sang-froid, sera déjà un excellent moyen de se déterminer à de généreuses résolutions. «L'esprit de réflexion, dit saint Augustin, est le principe de tout bien : » Intellectus cogitabundus est principium omnis boni. Que personne, par conséquent, quel qu'il soit, ne se dispense d'un moyen si puissant et si efficace pour arriver à une réforme totale de sa conduite.
LE CHOIX d'un confesseur.
1 0 . La troisième règle dont nous avons à parler est celle qui prescrit à nos confrères le choix d'un confesseur ferme, à qui ils ouvriront leur cœur ingénument, et de qui ils s'approcheront fréquemment pour recevoir le sacrement de pénitence; pourvu,* bien entendu, qu'ils puissent commodément se procurer un tel confesseur.
Quiconque voudra s'inscrire dans notre Congrégation, devra prendre la résolution d'embrasser une vie nouvelle, et pour débuter avec ferveur, il est invité à faire en premier lieu une exacte confession générale, afin de confondre le démon, qui ne manquera pas de traverser son dessein de mille manières. Qu'il soit persuadé que cette confession une fois faite, il en ressentira une grande paix au fond du cœur. Ensuite, pour combattre victorieusement l'ennemi infernal, qu'il s'arme de pied en cap de saintes pensées, comme celles que je vais exposer. Premièrement qu'il se mette devant les yeux cette maxime du Sauveur : Quid prodest homini si mundum universum lucrelur, animœ vero suce detrimentum patiatur^'? « Que sert à l'homme de gagner l'univers entier, s'il vient à perdre son âme?» Figurez-vous que vous soyez élevé aux postes les plus sublimes, général, président, confident intime d'un monarque ; supposez que vous possédiez des richesses immense^ les trésors les plus précieux, les dignités les plus éminentes, les honneurs les plus éclatants : lorsque l'heure suprême sonnera, quid prodesf! A
1 Matth. 16, 26.
492 INSTHUCTION l'KÉI.IMINAIRE
quoi tout cela vous servira-t-il? Supposons que vous arriviez sain et robuste jusqu'à l'âge de cent ans, que jusqu'alors vous nagiez dans les délices et dans l'abondance de'tous les biens que voire cœur peut désirer; lorsque l'heure suprême sera venue, ces mots retentiront de nouveau à vos oreilles ; Quid prodest? A quoi tout cela vous servira-t-il ? A quoi? à rien, si ce n'est à vous rendre la mort plus amère et plus agitée. Ah I le temps consacré au service de Dieu vous servira seul à celte heure d'où dépend l'éternité.
i 1 . Ici veuillez rentrer en vous-même pour répondre à mes questions : Quel genre de vie menez-vous? que faites-vous? à quoi pensez-vous? Hélas! vous êtes continuellement absorbé par de viles préoccupations d'intérêts et par les embarras de ce monde. S'agit-il de vous procurer quelque avantage temporel? le temps ne vous manque jamais ; et vous ne sauriez pas trouver un jour pour assurer celte grande affaire qui devrait vous tenir à cœur plus que tout le reste, je veux dire le salut de votre âme. Presque toute votre vie s'est passée k former de vains désirs, de vagues espérances de servir Dieu ; et si parfois vous avez excité dans votre cœur une fervente résolution de vous y adonner tout de bon, ce n'a été qu'un éclair passager, jamais vous n'avez mis la main à l'œuvre. Puis vous êtes de ces gens qui, avec un chapelet récité à la hâte, une messe basse et des plus courtes, et quelques pratiques de piété observées par routine, prétendent tenir déjà le paradis en main. Mais, grand Dieul n'êtes- vous donc pas effrayé de cette parole du Sauveur : « Efforcez-vous d'entrer parla porte étroite : «.Contendile intrare per angtistam portam^^ Certes, c'est vous dire
' Luc. 13, 24
bien clairement que pour arriver au ciel il faut faire de grands efforts. Et sainte Terese ne répète-t-eile pas que dans le principe il importe essentiellement, absolument d'avoir une résolution ferme, inébranlable de se donner à Dieu*? Un soldat qui ne s'élance pas avec ardeur audevant de l'ennemi et qui n'est pas déterminé à risquer sa vie pour le service de son prince, ne remportera jamais la victoire. Voulez-vous triompher de vos ennemis? il faut que vous ayez un cœur grand, généreux, prêt k sacrifier fortune, honneur et vie pour vous consacrer entièrement au service de Dieu.
12. Voilà les salutaires maximes que vous devez avoir devant les yeux en vous enrôlant dans la Congrégation des Amants de Jésus et de Marie; et quel est le moyen le plus [îï'Opre de vous en bien pénétrer? C'est un bon confesseur. Oui. un bon confesseur, un homme expérimenté, sage et prudent, dont le choix est surtout nécessaire dans les commencements d'une vie dévole. «C'est ici, selon saint François de Sales, l'avertissement des avertissements ; » et il ajoute : « Pour cela, choisissez-en un entre mille, dit Avila ; et moi je dis, entre dix mille, car il s'en trouve moins que l'on ne saurait dire qui soient capables de cet office : il le faut plein de charité, de science et de prudence ; si l'une àe ces trois parties lui manque, il y a du danger^ » de le prendre pour guide de votre âme.
C'est ce qu'éprouva un gentilhomme fort adonné à l'usure. Sans nul propos de restituer les gains illicites qu'il avait réalisés par cet injuste trafic, il alla un jour trouver un vertueux confesseur qui lui différa l'absolution. Le malheureux taxant le confesseur de scrupule exagéré, en chercha un autre, et fil si bien qu'il trouva un religieux
' Le Chemiti de la perf.. ch. 21.
■* S. Fr. de Sales, Inlrod- à la Vie dévale, part. I, ch. 4. p. il. vil. 42
494 INSTRUCTION PRÉMMINAIRE
qui lui donna l'absolution en toute simplicité. Le gentilhomme en fut tellement satisfait qu'il le choisit pour son confesseur ; il lui faisait force présents et l'invitait fréquemment à sa table. Or, un soir qu'ils avaient soupe ensemble, le religieux s'en étant retourné à son couvent, le gentilhomme se retira de son côté pour prendre son repos; mais voilà qu'au moment de se mettre au lit il est atteint d'un coup d'apoplexie qui l'étend raide mort par terre. A l'instant même où il expirait, le confesseur se trouva appelé en toute hâte par deux individus qui paraissaient être les serviteurs du défunt, tandis qu'en réalité c'étaient deux démons ; il arriva sur-le-champ, et comme il montait, le gentilhomme en robe de chambre se présenta en haut de l'escalier comme pour le saluer : a Vous m'avez joué un tour, lui dit le religieux en le voyant. Dieu soit loué ; il n'y a donc rien de vrai dans la funeste nouvelle qu'on m'avait apportée, en disant que vous étiez dans un état désespéré. » — « Tellement désespéré, reprit le gentilhomme, que je brûle déjà en enfer pour m'être toujours mal confessé, et toi tu vas me suivre pour m'avoir toujours absous indûment. » A ces mots, l'un des démons dont nous avons parlé saisit le gentilhomme, et l'autre le religieux, et ils les entraînèrent corps et âme au fond des abîmes de l'enfer, où pendant toute l'éternité ils porteront la peine de tant de sacrements indignement profanés*.
13. Dites-nous encore après cela : Pour moi tous les confesseurs sont bons. Je veux bien croire que tous les confesseurs soient bons ; mais parmi les bons il y en a de meilleurs ! Chose étrange 1 si vous avez un procès d'où dépende une partie de votre fortune, vous cherchez
^ Segneri, Le Chrétien instr. p. i7.
l'avocat le pins habile, le plus expérimenté, afin d'en assurer le succès, n'est-il pas vrai? Et pour gagner ce grand procès où votre éternité est en jeu, vous ne vous mettriez pas en peine? Et vous vous borneriez à dire : pour moi tous les confesseurs sont bons? Encore une fois, je veux bien que tous soient bons; mais tous n'ont pas ce don particulier de Dieu qui est nécessaire pour guider les âmes dans la voie la plus sûre. Sainte Terese se plaignait que certains confesseurs lui eussent causé un grand dommage spirituel. Je vous recommande donc instamment le choix d'un bon confesseur, et lorsque vous laurez trouvé, ouvrez-lui votre cœur sans détour : Effunde sicut aquam cor tuum, vous dit le Seigneur par la bouche du prophète Jérémie'. De même que lorsqu'on épanche par terre de l'eau contenue dans un vase, il n'en reste plus rien sur les parois du vase ; ainsi en rendant compte de votre con- .science à votre père spirituel, vous devez tout lui déclarer nettement, le bien comme le mal.
1 4. Mais, mon père , je ne sais que dire. — Je vais vous indiquer la matière. Déclarez, en premier lieu, tous les péchés que vous connaissez; s'il s'agissait de péchés graves, un seul que vous cacheriez volontairement serait cause de votre perte éternelle, parce que vous commettriez un grand sacrilège. Déclarez aussi les péchés véniels que vous commettez avec le plus d'advertance, et particulièrement ceux dans lesquels vous tombez par habitude. Quoiqu'il n'y ait pas précisément obligation de les dire à confesse, il est toujours excellent de le faire , et il pourrait résulter un grave dommage pour votre âme de la pratique contraire. Manifestez les tentations qui vous assaillent, les passions qui vous agitent , et surtout votre
• Jerem. 2, 19.
496 INSTItllCTIO.N PRKLIMINAIKE
* passion dominante. Faites connaître, en second lieu, les occasions et les dangers qui résultent soit de vos occupations, soit des lieux et des personnes que vous fréquentez. Découvrez, troisièmement, votre désir de changer de vie ou de faire choix d'un état , si vous ne l'avez pas encore fait; car ce choix est de la plus grande importance et il ne doit point s'effectuer sans le conseil d'un confesseur instruit. Quatrièmement, manifestez-lui les bonnes œuvres que vous pratiquez, les bons désirs que vous nourrissez au fond du cœur, vos oraisons, vos morlifications, les salutaires inspirations que Dieu daigne vous envoyer de temps en temps. Cinquièmement, exposez-lui la vie que vous menez journalièrement , en lui demandant de vous prescrire ce que vous devez faire tous les ans, tous les mois, tous les jours, pour vivre en bon chrétien. Enfin, lorsque vous ne trouverez pas autre chose à dire, priez-le en qualité de directeur de votre âme, de vous parler clairement et de vous dire ce que vous avez à faire pour vous sauver : Magister quid faciendo vitani œternam possidebo^ ?