‹ Œuvres complètesChapitre 111 sur 155 · CIRCULAIRE ADRESSÉE AUX HABITANTS DU ROYAUME DE CORSE · texte numérisé non relu

CIRCULAIRE ADRESSÉE AUX HABITANTS DU ROYAUME DE CORSE

Il leur explique les motifs de son départ.

[Fin de l'année 1774.]

Mes bien-aimés Fils, (je vous appelle mes Fils à cause de l'amour paternel que je nourris pour vous tous au fond du coeur) ; mes bien-aimés Fils, ne vous étonnez pas en apprenant que je me suis embarqué pour la terre ferme, comme si par là j'avais montré peu d'inclination ou de bonne volonté à continuer l'œuvre des missions dans l'intérêt de vos âmes : celte supposition serait une infâme calomnie et un véritable mensonge. L'unique motif de mon absence momentanée de la Corse, c'est de me guérir du mal que je me suis occasionné en faisant une chute à Fiumorbo. De l'avis unanime des hommes de l'art, je pourrais difficilement travailler pendant l'hiver prochain avec cette vigueur qu'exigent les fonctions du missionnaire, et d'ailleurs l'air de la terre ferme, croit-on, me sera beaucoup plus favorable. Mais aussi -

(1) 57» de l'édit. ital.

tôt que j'aurai repris mes forces, je reparaîtrai au milieu de vous pour consoler toutes les populations qui désirent le bienfait de la mission.

On m'a conseillé de faire la présente circulaire qui est adressé à tous les plébans, pour être lue au prône, et cela dans le but d'imposer silence aux interprétations malveillantes qui seraient de nature à détruire le bien qui s'est fait jusqu'à ce jour.

Tout en me recommandant aux prières de tous, je vous serre tous sur mon cœur avec le désir de vous revoir, d'abord ici-bas, et surtout là-haut, en Paradis. — Vive Jésus !

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