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CHAPITRE XIX

Diverses guérisons miraculeuses que Dieu opéra par l'entremise de saint Léonard pendant sa vie.

Pierre Bitti, de Rome, avait l'os d'un pouce atteint de carie ; voyant que tous les remèdes étaient employés vainement, il alla trouver saint Léonard au couvent de Saint-Bonaventure, et le pria de le délivrer de ce mal, JLe Serviteur de Dieu lui donna la bénédiction avec le petit médaillon de la Vierge qu'il portait toujours sur lui; le pouce ayant été débandé au même instant, fut trouvé parfaitement sain, et il ne reparut jamais plus aucun indice du mal.

Rose Pecci, de Matelica, était tourmentée d'un mal douloureux, qu'elle avait une extrême répugnance de faire voir aux médecins. Saint Léonard étant venu

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donner la mission dans l'endroit, elle s'adressa à lui pour se confesser, et, à cette occasion, lui ayant manifesté sa peine, elle en reçut l'assurance qu'il ne serait pas nécessaire de découvrir son mai, ni de le faire visiter par qui que ce fût. En effet, quelques jours après, le mal avait disparu sans opération, ni médicament aucun, et la patiente en fut délivrée pour toujours.

Dans l'ile de Corse, une jeune fille de dix-huit ans s'étant endormie au milieu des champs, un serpent lui entra dans la bouche. Elle s'éveilla aussitôt tout effrayée et voulut le retirer; mais elle ne put y parvenir; le reptile pénétra donc dans l'estomac, où il séjourna plus d'un mois. C'était un supplice affreux et une gêne continuelle ; elle devait avoir constamment du pain sous la main, pour le mâcher et fournir une pâture à cet hôte importun ; car à défaut d'autre aliment, il la mordait et lui causait d'indicibles souffrances; aussi no dormait-elle presque plus, et elle avait tellement l'aspect d'un squelette, qu'elle excitait la compassion de tout le monde. Tous les moyens avaient été vainement tentés pour la délivrer, lorsqu'elle fut conduite par son père et son frère à la paroisse de Rostino, dans le diocèse de Mariana, où saint Léonard devait donner la mission. Ils y arrivèrent après un pénible voyage de plusieurs jours ; le Serviteur de Dieu ne tarda pas à les y rejoindre : il y arriva le même jour, un peu avant midi, mais extrêmement fatigué et tout en nage; car on était au mois de juillet. On lui présenta la pauvre jeune fille à la porte de l'église ; mais comme il tenait à célébrer la sainte messe, selon son ordinaire, il ordonna à un de ses compagnons d'écouter ce que voulaient ces pauvres gens, et entre temps il se rendit à la sacristie, se revêtit et monta à l'autel. Son compagnon donna la bénédiction à la jeune fille, mais sans aucun VIE s. l. 30

effet sensible ; la malheureuse étant demeurée à l'église pour entendre la messe, il lui fallut de temps en temps, mâcher son pain pour satisfaire l'insatiable reptile, qui ne cessait de la mordre et de la tourmenter. La messe finie, la jeune fille fut conduite par ses parents à la sacristie, et là, prosternés par terre ils conjurèrent avec larmes saint Léonard de vouloir bien les secourir dans une nécessité si grave. Avant appris ce dont il s'agissait, et voyant cette infortunée saisie de frayeur et réduite à l'extrémité, il tira de sa manche le petit médaillon contenant l'image de la Vierge, et après avoir récité trois Ave Maria, il la bénit avec cette image. A l'instant même le serpent s'apaisa et la pauvre fille ne sentit plus ni peine ni incommodité. Elle partit donc de Rostino avec ses parents pour retourner dans son pays, et chemin faisant, elle vomit le reptile par morceaux. Le bruit de ce prodige se répandit dans toute la contrée et accrût considérablement l'estime et la vénération des populations envers le missionnaire, qu'elles qualifiaient, comme on l'a dit ailleurs, du titre de Saint.

Dans le même royaume de Corse, tandis qu'il donnait la mission à Orezza, diocèse d'Aléria, on lui amena une autre jeune fille, devenue depuis longtemps tout à fait muette, au grand déplaisir de ses parents, et surtout de la mère, qui ne cessait de pleurer le malheur de son enfant. Elle fut donc présentée au Serviteur de Dieu, qui lui donna également la bénédiction avec son image de la Vierge, et puis célébra la sainte messe à laquelle Ja jeune muette assista. Celle-ci retourna ensuite chez elle et le soir se mit au lit; mais s'étant réveillée au milieu de son premier sommeil, elle se mit à parler avec la plus grande facilité, comme si elle n'eût jamais été embarrassée de la langue. Sa mère s'éveilla au même instant, et en entendant une voix, elle demanda

qui parlait de la sorte dans celte chambre : « C'est moi, lui répondit la jeune fille; je dois cette faveur au missionnaire. » Les parents, au comble de la joie, la conduisirent le matin à l'église pour- rendre grâce à Dieu du bienfait reçu ; et tout le peuple, en entendant la jeune personne s'exprimer très distinctement, elle qui la veille était complètement muette, rendit gloire à Dieu et admira la vertu de son Serviteur.

A Toffia, dans le territoire de l'abbaye de Farfa, ayant donné la bénédiction avec la même image, à un enfant du sieur Antoine Calandra, qui était estropié d'une jambe, il le guérit instantanément. La jambe, dégagée des bandages et des verges de fer qui la tenaient en respect, se trouva ferme et parfaitement rétablie. — Dans une autre dépendance de la même abbaye, appelée Mont-Sainte-Marie, une femme, ayant fait toucher la robe de saint Léonard aux yeux de son enfant aveugle, celui-ci recouvra subitement la vue.

Louis Sabbatini, de Todi, devenu hydropique à la suite d'une longue maladie, s'enfla tellement par tout le corps, que son aspect inspirait tout à la fois la compassion et l'horreur. Un chirurgien songea à lui faire la ponction au bas-ventre, mais réfléchissant que le mal était trop avancé, il jugea l'opération inutile et crut devoir y renoncer. Il y avait une année et plus que durait ce fâcheux état, lorsque saint Léonard arriva dans cette ville pour y donner la mission ; c'était en 1747. Un soir que le missionnaire regagnait son logement après le sermon, il fut accosté par notre malade : touché de compassion en le voyant, il lui dit : « Soyez dévot envers la très sainte Vierge; » et lui ayant fait en même temps un signe de croix sur le front et sur la poitrine, il le quitta. De retour chez lui, le malade se mit au lit, et commença aussitôt à transpirer et à lâcher pendant toute la nuit une si grande

quantité d'eau, que le matin il se trouvait sans douleur aucune; il se leva sain et libre, au grand étonnement de tout le monde, et continua à jouir d'une bonne santé, sans qu'il dût jamais recourir à aucun remède, ni médicament.

Pendant que saint Léonard donnait la mission à Massa, dans le diocèse d'Imola, il fut prié de visiter la femme du sieur Gabriel Zanoni, laquelle était retenue au lit depuis cinq ans. A peine fut-il entré dans la maison et aperçu de la patiente, que celle-ci se trouva délivrée de tous ses maux; elle se leva de son lit et, depuis, se porta toujours bien. — Dans le même endroit, le Saint alla visiter la femme du docteur Achille Gabioni, qui était atteinte d'hydropisie et extraordinairement enflée; elle fut subitement guérie et continua à jouir ensuite d'une santé parfaite.

En quittant cette localité et en se dirigeant sur Argenta, le Serviteur de Dieu, qui était accompagné d'un grand nombre d'habitants de Massa Lombarda, fut prié d'entrer dans la maison d'une pauvre femme, infirme depuis longtemps, et qui désirait recevoir sa bénédiction. Il y entra en effet, avec plusieurs personnes de sa suite, et en donnant sa bénédiction à la malade, il lui commanda de se lever; à l'instant même, elle sauta du lit parfaitement guérie, à la grande surprise des assistants, comme de tous ceux qui apprirent la nouvelle d'une guérison si prodigieuse et si instantanée.

En 1739, pendant la mission d'Ancóne, il alla confesser les religieuses du monastère de Sainte-Palazie. Une d'elles, nommée sœur Marie Rosalba Pannocchi, gisait depuis trois ans sur un lit, tourmentée par de cuisantes douleurs dans les côtés ; souvent elle en était oppressée jusqu'à perdre la respiration. On avait épuisé tous les remèdes que l'art avait pu suggérer, mais sans

aucun adoucissement. Enfin les médecins, à l'unanimité, déclarèrent le mal incurable. Un jour dans la matinée saint Léonard entra au couvent pour la confesser, et elle remarqua, avec une agréable surprise, qu'aussi longtemps qu'il demeura dans sa chambre, elle ne ressentit aucune souffrance; mais dès que le Serviteur de Dieu fut sorti, les douleurs la reprirent de nouveau. Il retourna dans l'après-dîner pour confesser les autres religieuses, et ayant fait appeler l'abbesse, il lui ordonna d'aller dire à sœur Marie Rosalba que saint Vincent Ferrier lui avait obtenu sa grâce, qu'elle devait donc se lever sur-le-champ et se rendre au confessionnal. L'abbesse, qui connaissait l'état de celte religieuse, éprouva un moment de surprise en recevant cet ordre ; mais, grâce à la haute idée qu'elle avait du missionnaire, elle obéit et se rendit auprès de la malade; celle-ci en effet était si bien revenue en santé et en forces, qu'après s'être habillée d'elle-même, elle put sans aucun secours étranger descendre immédiatement au confessionnal ; là, le Serviteur de Dieu lui donna l'assurance, ce qui se vérifia dans la suite, qu'elle ne serait plus assaillie par ses douleurs, puis il lui recommanda d'en témoigner à Dieu sa reconnaissance et de s'appliquer à sa perfection. Et comme le matin la religieuse lui avait dit qu'entre autres maux elio avait une glande que sa pudeur l'empêchait de faire voir aux hommes de l'art, il la tranquillisa en lui disant qu'il ne serait pas nécessaire de la découvrir à personne; la glande, en effet, s'évanouit au moment même.

Une année après ou environ, la même religieuse devint enflée des pieds à la tête. Sans faire usage d'autres remèdes, elle eut aussitôt recours à saint Léonard, qui donnait alors la mission à Monte Pilottrano, dans le diocèse d'Osimo : elle lui exposa donc ses besoins par écrit, et ayant calculé le temps exact qu'il fallait VIES. l. 30*

pour que sa lettre parvînt aux mains du Saint, elle reconnut qu'en ce moment précis, l'enflure avait totalement disparu. Dès lors et jusqu'à la fin de sa vie, elle jouit d'une santé inaltérable.

Au moment où le Saint partait de Matélica, où il avait exercé son ministère apostolique, une femme aveugle nommée Françoise Benigni, du même endroit, lui fut présentée sur la voie publique par son mari et son fils; tous trois se jetèrent à ses pieds et le conjurèrent à haute voix de daigner rendre la vue à la pauvre créature, afin qu'elle pût gagner sa vie. Ces accents de détresse et l'aspect de la malheureuse aveugle attendrirent saint Léonard : il lui ordonna d'avoir confiance et de réciter un Ave Maria, puis, lui ayant donné à baiser sa petite image de la Vierge, il continua son chemin. A l'instant même, la femme recouvra la vue, et marchant désormais librement, sans avoir besoin de guide, elle se rendit à l'église de la Trinité, dans le voisinage, pour en rendre grâces à la très sainte Vierge; sa vue se conserva dans un parfait état jusqu'à sa mort. Toute la ville, témoin du fait, en fut dans l'admiration.

Lorsque le Serviteur de Dieu eut terminé la mission de Castelnuovo, sur le territoire de Farfa, l'archiprêtre Don Hyacinthe Nobili voulut l'accompagner par dévotion jusqu'à Poggio Mirtéto; en arrivant à Bocchignago, sa patrie, il l'invita à loger chez lui. Le Saint se rendit à ses instances. A peine fut-il entré dans la maison, que Victoire, épouse de Sylvestre Nobili, se présenta à lui en tenant dans ses bras son enfant, nommé Jacques- Philippe ; ce petit était contrefait de la manière la plus pitoyable ; entre autres difformités, il avait une bosse énorme sur la poitrine et une autre entre les épaules. La pauvre mère à genoux et, fondant en larmes, conjurait instamment saint Léonard de vouloir bien toucher son enfant, et le délivrer de cette difformité mons-

trueuse, en lui donnant sa bénédiction. Touché de compassion à la vue de l'enfant et de la mère, qui protestait par ses pleurs qu'elle voulait cette faveur à tout prix, il dit en se tournant vers les assistants : « On voit que cette femme a une foi bien vive; » il donna ensuite sa bénédiction à l'enfant et assura la mère qu'il serait bientôt guéri. En effet, le matin suivant, Victoire, à son réveil, trouva l'enfant parfaitement droit et sain dans toutes les parties de son corps, sans qu'il restât la moindre trace des défauts qui le rendaient si monstrueux, et qui ne reparurent en aucune manière aussi longtemps qu'il vécut. Ce fait remplit de joie toute la maison, et l'archiprêtre, oncle de l'enfant, qui en avait été témoin, voulut pour la gloire de Dieu en donner un témoignage juridique.

Saint Léonard, en passant par Collepiccolo, dans le diocèse de Riéti, fut prié d'y faire un sermon : il accepta, et tandis qu'il se rendait à l'église, on le pressa de procurer quelque soulagement à un certain Joseph Federici qui, depuis longtemps, était étendu sur un lit sans pouvoir bouger; il y était retenu par un rhumatisme très aigu qui le tourmentait cruellement et le privait de sommeil. Aux instances qu'on lui fit, le Saint répondit : « Portez-le à l'église pour qu'il entende le sermon; » c'est ce qui eut lieu, moyennant l'assistance de plusieurs personnes. Le sermon fini, on le transporta à la sacristie, et le ministre de Dieu ayant fait un signe de croix sur lui, ses maux et ses douleurs cessèrent sur-le-champ ; non seulement il put s'en retourner chez lui à pied et sans secours étranger, mais de plus, il se livra dans la suite aux travaux de la campagne et ne ressentit jamais plus le moindre indice de son mal. Pierre Difolco, fabricant de drap, s'était rendu d'Arpino à Rome pour faire sa provision de laine ; mais arrivé dans cette ville, il fut surpris par un accès de

goutte si violent aux pieds et aux mains qu'il ne put vaquer à ses affaires. Voyant cependant que le temps s'écoulait, il s'efforça un jour de sortir; il marchait avec une difficulté et des douleurs extrêmes, appuyé sur un bâton, lorsqu'il rencontra sur la place Pollarola saint Léonard, qui la traversait avec son compagnon. Pierre se détourna pour lui baiser la main ; mais comme il pouvait à peine se mouvoir, il ne l'aurait pas rejoint, si celui-ci ne se fût arrêté pour parler à quelqu'un. Il le saisit donc alors par le manteau ; le Saint s'en apercevant lui demanda ce qu'il voulait. Pierre répondit qu'il était cruellement tourmenté par la goutte aux pieds et aux mains, et qu'il le priait de le soulager. Entendant cela, le Saint lui fit le signe de la croix sur les genoux et sur les mains, et à l'instant toutes ses douleurs disparurent complètement; il put heureusement s'occuper de ses affaires et ne ressentit plus son mal dans la suite, comme il le déposa sous la foi du serment.

Pendant la mission d'Arpino, retournant un soir de l'église à son logis, il rencontra Hyacinthe Quagliéri Fiorletta, qui lui présenta son enfant, âgé de trois ou quatre ans, nommé Cajetan. Ce petit malheureux avait les jambes torses et les pieds disloqués, de manière à ne pouvoir se tenir debout, et encore moins faire un pas. La pauvre mère pria le missionnaire d'avoir pitié de cette faible créature qui, incapable toute sa vie de gagner son pain, aurait été réduite plus tard à le mendier. Le Saint, attendri à la vue de ce petit estropié, fit sur lui le signe de la croix et dit à la mère : « Allez, votre enfant guérira. » Hyacinthe rentra chez elle toute consolée, espérant, selon la parole du Serviteur de Dieu, qu'avec le temps elle obtiendrait la grâce qu'elle souhaitait. Elle mit coucher son enfant, et, le matin suivant, quel ne fut pas son étonnement et sa joie de

le trouver avec les jambes bien droites et ferme sur ses pieds? Dès qu'il fut habillé, il se mit à marcher et à sauter dans la maison, et bientôt après on le vit courir par toute la ville avec ses jeunes compagnons. On pouvait à peine en croire ses yeux, car, à cause de son accident, on n'avait jamais vu ce petit qu'entre les bras de sa mère.

Charles Morelli, également d'Arpino, après s'être délivré, à l'aide de différents remèdes, d'une gale qui tenait de la lèpre, supportait avec peine d'avoir encore les mains enflées et toutes tachetées. Comme il ne savait que faire pour être quitte de ce mal, on lui proposa de se laver les mains avec l'eau dont le Saint lui-même s'était servi plusieurs mois auparavant, et que quelqu'un conservait comme une relique. Charles le fit, et tandis qu'il se lavait, il voyait l'endure diminuer et les taches disparaître, jusqu'à ce qu'enfin ses mains fussent revenues à leur état naturel, telles qu'elles étaient avant son indisposition.

Le père Sébastien de Zinone, prêtre Récollet de la province de Turin, pendant son séjour au couvent du Mont à Florence, avait obtenu, pour satisfaire sa dévotion, un reste de pain laissé par saint Léonard, et le conservait avec un respect religieux. Le 23 de juin 1751, ce religieux se trouvant dans la plaine de Pistoie, entra chez Joseph Capecchio, qui était retenu au lit par des douleurs si violentes et une fièvre si ardente, qu'il se croyait sur le point de mourir. Touché de compassion, le père Sébastien lui donna un morceau de ce pain dans un peu d'eau; à l'instant, le malade sauta du lit, parfaitement guéri, et fit une aumône en vin au même religieux, qui faisait la quête. Deux jours après, Joseph rencontrant dans les rues de Pistoie le père Sébastien, lui dit : « Sojez béni, mon père. C'est Dieu qui vous a envoyé vers moi avec ce pain de bénédiction,

qui a été pour moi une marine céleste; à peine l'eus-je avalé, que la fièvre me quitta comme un trait avec toutes mes douleurs, et je me suis trouvé tout à coup aussi bien portant que si je n'avais jamais eu aucun mal. » Le même père Sébastien fut chargé un soir par le Prieur de Saint-Roch à Pistoie, d'aller confesser un malade qui était à l'extrémité ; après avoir entendu sa confession, il lui donna aussi un morceau de ce pain, et le lendemain matin, sans autre remède, le malade se leva parfaitement guéri. — La même chose arriva à Marie Mazzei, de Poggio Cajano, qui était tourmentée d'une fièvre très aiguë ; elle en fut instantanément débarrassée en prenant une parcelle de ce même pain. Il y en eut bien d'autres à qui Dieu rendit la santé corporelle, à la prière de son Serviteur, lorsqu'il était encore sur la terre; mais nous allons parler maintenant des guérisons qui sont dues à son intercession depuis sa mort.

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