DEDICACE. XV
ou les vicissitudes des temps n'entravent pas scm action, dans peu d'années l Ordre Séraphique se glorifiera d'avoir des hommes qui le soutiendront et lui feront honneur, non moins par l'empire de la science que par l'ascendant de la vertu, et l Eglise de Jésus-Christ y trouvera toujours à sa disposition un contingent de valeureux. combattants, prêts à livrer la guerre au vice, à déraciner les scandales, et à sanctifier les peuples, aussi bien qu'à remplir de l'esprit sacerdotal les jeunes lévites qui sont l'espérance du sanctuaire ; capables, en un. mot, de se mettre en rapport avec tous les besoins de la société et de les soulager. C'est donc avec raison que vous pouvez dire comme notre bienheureux : « Le zèle de votre maison, Seigneur, m'a dévoré : » Zelus domus tuae comedit me.1
Enfin, Très Révérend Père, vous avez procuré un autre bienfait signalé à l'Ordre Séraphique, et spécialement aux Collèges des missions récemment établis, en leur choisissant pour protecteur céleste le bienheureux Léonard : à ce titre encore il est évident que c'est à vous seul qu'était due ma dédicace. Car, en effet, qui veut la fin doit vouloir les moyens ; or, quel moyen plus propre que les Œuvres de ce saint missionnaire à former les jeunes élèves du sanctuaire, soit à l'esprit de l'Institut, soit à la prédication de l'Evangile ? Ceux qui puiseront leurs inspirations à ces sources pures y trouveront de précieux modèles à imiter, des exemples éclatants à suivre ; c'est là qu'ils apprendront l'art véritable de se rendre habiles dans le ministère apostolique; s'ils en font l'objet de leur étude, ils remporteront des fruits certains et abondants quand ils annonceront la parole de Dieu ; on ne les verra point profaner leur divine mission, comme le font parfois ceux qui montent dans la chaire de vérité : les uns, ou dépourvus de la science sacrée, ou enflés de connaissances vaines et superficielles, au lieu de donner à la parole divine ce caractère de majesté, de dignité sévère qui lui convient,
[I Psaliu 68, v. 12.