A LA LETTRE PRÉCÉDENTE
Non sapr^i esprfmervi con parole , caiissimo e stimatissiino amico j il piacere che ho provato con*ttttta la-mia * famiglia in Tedeie i Yostri carattert; che veràmente tutti siamo stati in pbnâiere per Yoi , {ter lo silenxio che ayéte osaervato dal mOmento ia cui siete parti to. Sento gli in* commodi che atete aofierti , e sento ancora con mio contento che n'eratate àl fine libero ; ma non posâo aentire senza dispiaceie che la vostra assenza da Napoli sta pro- Inngata, e che toi stesso non sapete quando ci potremo medere. Tutto sarà tolerabile sempre <^e Toi starete bene; /che è il TOto che tutti facciamo.
lo mené staTa in Gaaerta corne sapete, e facea conto di restarri per sêtnpre, e^foms urbem urhanosaue matée ^ qoando ^enni ohitfcnato in Napoli , perché il Ré mi avea nonainato suo privato bibliotecario, che in sostanza é im titolo di onore per darmi ceato cinqùanta ducati al mese. Posteriormente Sua Maestà ha ristaurata l'academia Ercolanese con piccola variazione , chiamandola reale Academia d'istoria e di antichitâ; ed ha nominato me per aegretario perpétue , e finalmente m'ha dato la direzione deUa reale Stamperia. Sin ad ora ne per l'Academia né per la Stamperia mi veggo fatto assegnamento alcuno, 4- II
(maledetti sian tutti i calessi di piazza ,) oltre ail' indicibilQ rammarico ch'io provai in dovermi separare dagli amici ; presero a farmi guerra e febbri e catarri si perti** nacci , cbe uniti colle faatidiosissime cure del mio brutto carico , non m'ban lasciato finora pace né riposo da poter dar nuoYe di me a nessuno. Mentre a Toi sopratutti mi premeva far présente la grata memoria cbe bo ed avrô sempre délie Yostre amorevoli premure verso di me; non so se dico bene, Yorrei cbe vi fosse noto ranimomio^la mia riconoscenza ; ma siccome straniero e transalpino , poçp pratico di quest'. idioma , non so trovar le parole cbe naturalmente ci saranno per ispiegare tali affetti. Voi medesimo dunque , signor marcbese , ajutatemi un poco per carità; immaginateyi.quanto pu6 esprimer in buon toscano un cuor pienodi gratitudine, e questosarâ appunto quel cbe vi voglîo dire.
A nADAniE PAULiINE ARNOV ,
A PARIS
Lecoe, le aS mai 1807.
GoMKBNT TOUS porte£*Toa0 , madame? Toilâ oe que je TOO8 supplie de m'apprendre d'abord. Ensuitei mafqoesmoi'i ft'ilTOus platt) ceqm tous fiâtes, où tous étesi en quel pays et de quelle manière tous TiTez, et aT6C quelles gens. Vous pourrez trouTer ces questions un peu indiscrètes 9 moi je les trouve toutes simples , et compte bien v que TOUS Y répondrez avec cette même bonté dont tous m'honoriez autrefois. Monsieur Amon , que }'ai tu iNa*pks I m'a donné de TOtre situation des nouTelles qui , à tout prendre , m'ont paru satisfidsantes. ATec de la santé , de la raison et des amis éprouTés , ce que tous aTez sauTé des griffes de la chicane tous doit suflSjre pour être heu**reose. Je ne sais si tous aTez besoin qu'on tous prêche oette philosophie ; mais moi , qui n'ai pas trop é me louer de la fortune , je ne youdrais qu'être entre tous et madame Colins ; je crois que nous trouTerions pour rire d'aussi bonnes raisons que jamais.
Dés à présent , si j'étais sûr que tous Toulussiez tous diTertir , je tous ferais mille contes extraTagants , mais Stables ,' de ma Tie et de mes sTentures. J'en ai eu de
toutes les espèces , et il ne me manque qne de savoir en quelle disposition ma lettre tous trouvera pour ypus envoyer un rédt , triste du gai ^ tragique ou comique dont je serais le héros. En un mot , Madame » mon histoire (entendei ceci comme il £sut) fait rire et pleurer à volonté. Voua m'en dires votre avis quelque jour; car je me flatte toujours de vous revoir, quoiqu'il ne faille pour cela rien moins qu'un accord général de toutes les puissances de l'Europe. Vous revoir, Madame, vous, madame Audebert , madame Colins , madame Saulty, et ce que j'ai pu connaître de votre aimable fieimille ; cette idée , ou plutôt ce rêve , me console dans mon exil , et c'est le dernier espoir auquel je renoncerai.
Depuis quelques mois nous ne nous battons plus, et s'il faut dire la vérité, on ne nous bat plus non plus. Nous vivons tout doucement sans faire ni la guerre ni la paix ; et moi je parcours ce royaume comme une terre que j'aurais envie d'acheter. Je m'arrête où il me platt , c'est-4dire presque partout ; car ici il n'y a pas un trou qui n'ait quelque attrait pour un amateur de la belle nature et de l'antiquité. Ah! Madame! Tantique !la nature ! voilà ce qui me charme , moi; voilà mes deux passions de tout temps. Vous le savez bien, mais je suis plus fort sur Tantique , ou pour parler exactement , 1 un est mon fort , l'autre mon faible. Eh bien , qu'en dites-vous ? fiEiudrait-il autre chose que cette impertinence pour vous faire rire une soirée dans ce petit cabinet au fond du billard?
Je calcule avec impatience le temps où je pourrai
€eToir Totre réponse; n'allez pas vous aviser de ne m'en faire aucune. Ces silences peuvent être bons dans quelques occasions ; mais à la distance où nous sommes , cela ne signifierait rien. Je ne feindrai point de vous dire aussi que , fort peu exact moi-même à donner de mes nouvelles, je suis cependant fort exigeant , et fort pressé d'en recevoir de mes amis. Voilà la justice de ce monde.
La levée des mulets obligea Courier à parcourir toute la Pmdle, et à pousser jusqu'à Bari et à Lecce;il revint enfin à Nqiks vers la mî-juin. A son arrivée il trouva le générai Dedoo, commandant de rartOlerie de Tarmée, prévenu et indisposé contre lui. U se défisudit peut-être avec trop de vivacité| et fiit mis aux wrêts*
A m. LE GÉNÉRAL DEDON,