COMMANDANT L'ARTILLERIE
Naples y le a5 juin 1807.
M0N8IBUB., la supériorité da grade ne dispense pas des procédés , de ceux-là surtout qui tiennent â l'équité iiarturelle ; les TÔtres â mon égard ne sont plus d'un ehef , mais d'un ennemi. Je tous croyais prévenu contre moi , et vous ai donné des éclaircissements qui devaient tous satisfaire. Maintenant je vois TOtre haine , et j'en derine les motifs; je vois le piège que vous m'avez tendu en me chargeant d'une conmiission où je ne pouvais presque éviter de me compromettre. Vous commencez par me punir; vous m'ôtez la liberté , pour que rien ne vous empêche de me dénoncer au roi , et de prévenir contre moi le public. Ensuite vous me citez à votre propre tribunal , où vous voulez être à la fois mon accusateur et mon juge, et me condamner sans m'entendre, sans me nommer mes dénonciateurs , ni produire aucune preuve de ce qu'on avance contre moi. Vous savez trop combien il me serait facile de confondre les impostures de vos vils espions. Vous pouvez réussir à me perdre; mais peutêtre trouverai -je qui m'écoutera malgré vous. Quoi qu'il arrive , n'espérez pas trouver en moi une victime
mnette. Je saurai rendre la lâcheté de voire conduite aussi publique dans cette affaire qu'elle Ta déjà été ailleurs.
Yiogt copies de cette lettre furent distribuées dans Tarmée.