FILLES
A LA PRINCESSE ROUKINL
■ Capellos de Angelos. »
{Friandise espagnole.)
C'est une laide de Boucher Sans poudre dans sa chevelure, FoUeJment blonde et d'une allure Vénuste à tous nous débaucher.
Mais je la crois mienne entre tous Cette crinière tant baisée, Cette cascatelle embrasée Qui m'allume par tous les bouts.
Elle est à moi bien plus encor Comme une flamboyante enceinte Aux entours de la porte sainte, L'aime, la dive toison d'or!
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Et qui pourrait dire ce corps Sinon moi, son cliantro et son prôtre, Et son esclave huinl)le et son mullre Qui s'en damnerait sans remords.
Son cher corps rare, harmonieux, Suave, blanc comme une rose Blanche, blanc de lait pur, et rose Gomme un lis sous de pourpres cicux?
Cuisses belles, seins redressants.
Le dos, les reins, le ventre, fête Pour les yeux et les mains en quête Et pour la bouche et tous les sens?
Mignonne, allons voir si ton lit A toujours sous le rideau rouge L'oreiller sorcier qui tant bouge Et les draps fous. 0 vers ton liti
SÉGUIDILLE
Brune encore non eue, Je te veux presque nue Sur un canapé noir Dans un jaune boudoir, Comme en mil huit cent trente.
Presque nue et non nue A travers une nue De dentelles montrant Ta chair où va courant Ma bouche délirante.
Je te veux trop rieuse Et très impérieuse, Méchante et mauvaise et Pire s'il te plaisait, Mais si luxurieuse I
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Ah! ton corps noir et rose Et clair de lune ! Ah! pose Ton coude sur mon cœur, Et tout ton corps vainciueur, Tout ton corps que j'adore 1
Ah I ton corps, qu'il repose Sur mon ûme morose Et TétoufTe s'il peut, Si ton caprice veut !
Encore, encore, encore I
Splendides, glorieuses, Bellement furieuses Dans leurs jeunes ébats.
Fous mon orgueil en bas Sous tes fesses joyeuses!