‹ Œuvres complètesChapitre 166 sur 540 · AVIS · texte numérisé non relu

AVIS

Lorsque l'âme est constituée comme en l'issue et en l'habitude de ce degré , elle croira en [)remicr lieu, que la perfection de cette vie ne consiste pas à jouir pleinement et perpétuellement des traits que Dieu engrave en l'âme ; mais de s'établir [irofondément es vrais et solides etfets de ce même trait, en sorte qu'ils persévèrent en l'âme, lors môme qu'elle est privée de la jouissance d'icelui. Elle référera tlonc tous les traits qu'elle éi)reuve, non à la jouissance ou au ressentiment, mais aux 0[;éralions internes et externes, conformes à la qualité et élévation de ce trait, attendu que ce trait de soi est j)assager, mais envoyé de Dieu pour établir en l'âme des efl'ets j)erpétuels de la vertu dont il donne ressenlinient, et que la perfection de ce degré consiste à n'être pis moins pleine des effets de tous les traits qu'elle a expérimentés lorsqu'elle en est pr'vée, que si elle les ressentait actuellern^^i t et vivement à l'heure môme. Elle pensjia donc à ce point et le pratiquera, s'adonmrt beaucoup à acquérir plus am[)le perfection, et non jouir de la perfection déjà acquise, puisque nous ne ressemblons aux mondains, qui n'ont qu'une vie pour ac(|uérir et jouir tout enseuible, et que Dieu nous a |)ré[>aré deux vies distinctes et séparées, destinant la présente à l'acquisition, et la future à la jouissance.

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