‹ Œuvres complètesChapitre 172 sur 540 · I. Le mystère de l'Incarnation est accompli · texte numérisé non relu

I. Le mystère de l'Incarnation est accompli

non-seulement en la nature humaine, mais aussi [)Our toute la nature liumaine, et pour lier le genre humain à Dieu, dont il était séparé [sar le péché. De là vient que ce mystère est le fondement d'un lien irès-étro'it, d'une société très-parfaite, d'une communication très-sublime de Dieu à l'homme et de l'homme à Dieu. Car d'un mystère si haut que devons-nous attendre, sinon choses très-hautes ; cl d'une unité si divine, sinon une union très-grande et très-parfaite; et d'un bien si grand, sinon une abondance de biens; et d'uni; effusion si grande, d'une si grande source de vie comme celle du Fils unique de Dieu sortant du sein du Père pour se répandre dans l'humanité, sinon un usage de vie très-digne, très-haute, très-divine et très-accomplie?

II. Le Fils de Dieu s'est communiqué par voie d'amour et par voie d'effusion et d'e5cinaniiion de soi-même à l'humanité par l'Incarnation ; il veut aussi suivre cette même voie d'oubli de soi-même et d'exinanilion de sa grandeur en toutes les autres communicalions qui la suivent , faisam comme une imitation de la première couimunicaliou de soi-même qu'il a faite à la nalu e humaine.

(MX vais IU-; vhak. ~ w, m mvsikuk i»k i/incau.naiio.n.

Aiti>i toiijo.ir.i le Kils (Je* Dieu se comiii'!iih|iie s«)i-môiii(', aillai loiijiiuis il se comitiiiiii(|iie h riidiiiiic , nitisi toujours il su t <»inuiuiiif|U(' p.'ir .'iinotir, .'iiiisi toujours il se ('nuuuuuii|ue , s'ouliliniit et s'fiiu'vuitissaiit soi-uiôuu', jiour se souvenir de nous cl pour MOUS r(>ui|)lir (le lui.

III. I.e Fils (le Dieu .se rominuiii(|uo à riiouuuc par la voie de la religion; il est l'ohjcl (Je sa créaiicc , il est l."liosti(î de sou sacrilice, il est la grâce de sou sacrenieni, il est la vie, la nourriture et le soutien de nos àiïH'^.

Le Fils de Dieu se donne .'i riionune [tour riiomnie, |>our faire vivre Dieu en l'Iioiiune, et riiouiuie en Dmîu. Il se donne h lliounne itar voie de relij^'ion, (établissant ensoi-niûnic le corps et ('(''lai d'une religion nouvelle ; cl au lieu (ju'aupaiavant la religion subsistait dans les actions de l'Iiouinie vers Dieu , et le (.ouuiierce entre Dieu et l'Iioinine pflr la voie de la religion se luisait par le luoveri de (pieUiucs a(jci(lenls éniatKÎs de Difu vois riioinuie, et de l'IiouMne vers Dieu ; niaiuienant ce conunerce ton-isle en un fond cl en une sub>tauce divine : car c'est Dieu uiôr.ie (pie riionnue rc(;()ii en s(.'S niyslèros, et c'est Dieu niOiue (pie l'IioniMie oll'i'e en ses sacritices ; cl ainsi celte religion est toute substantielle cl divine , el nous avons Dieu rd'cilemeiil présent au milieu de nous en la terre, comme nous l'aurons présent au ( iel.

IV. Celte sorte de présence csl aussi r'écllect véritable comme celle du ciel, mais îion pas aussi visible cl sensible comme celle du ciel, el est conforme à la condition de la foi, qui porte vérité el obscurité tout ensemble. Car il nous faut distinguer trois états : l'un où on a la figure sans vérité comme en la loi, l'autre la vérité sans ombre el sans tigures comme au ciel, et l'autre la vérité et la figure comme en l'Eglise chrétienne.

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