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Verbe (lequel s'est faii enfant) est le repos, î'anîour et l'unité des personnes divines et éternelles. Voilà des productions qui sont inellables. Voi-làle Fils du Père et rEïi[)rit du Fils, voilà des fleurs ei des fruits non du temps, mais de l'éternité : voilà des prémices qui concernent la Divinité même.
V. Nous avons plus à adorer qu'à dire ni à penser de ces matières. De celte [iroduction donc de Dieu en Dieu , passons à la production que Dieu veut faire hors de soi-même, car ce Verbe est Dieu, et il veut sortir hors de soi pour 0|)érer : et nous devons le suivre et adorer partout. Et dautant plus devons-nous le suivre et adorer, qu'il sortira encore une autre fois hors de luimême el en une bien autre manière, pour opérer noue salut; mais procédons par ordre en un si grand sujet. Le Verbe éternel donc, qui est la première production du Père, et qui a produit en soi-même le Saint-Es[)rit, veut sortir hors de soi et faire des [)roduclions nouvelles hors de lui-même. 11 est éternel , il veut faire des moments et des siècles. Il est incréé, il veut créer un monde pour y être connu et adoré. 11 est en soi et il veut sortir hors de soi })0ur faire cet ouvrage. Or sa première sortie se termine à faire le ciel, la terre et la lumière. C'est sa première opération au premier jour de sa sortie hors de lui-môme. Adorons-le en ce premier moment de la création. Adorons-le en l'ouvrage qu'il fait en ce premier moment ; adorons-le d'autant plus volontiers que cet œuvre 'le la création se terminera un jour à lui-même, lorsque le Verbe se fera chair, et le créateur se fera créature ; c'est la pensée de ce Verbe éternel en créant l'univers. Et ce doit être aussi notre pensée en le voyant créer cet univers. Car nous devons entrer dans les pensées du Fils de Dieu. Et en l'adorant dans le premier moment de la création, nous devons humblement considérer que cet œuvre se terminera un jour à celui-là même que nous voyons et adorons en nos mystères, se terminera un jour à Jésus, à l'enfant de Bethléem, et à une nouvelle terre, à un nouveau ciel et à une autre lumière que celle que Dieu a créée en ce moment. Cet œuvre, dis-je, que le Verbe éternel fait en créant le monde, se terminera un jour au même Verbe, à la personne propre de Jésus, à la terre de son humanité, au ciel de son âme divine, à la lumière de sa Divinité. C'est ce qiw se fait en ces jours ou il naît en Bethléem Fils de Dieu, Fils de l'homme, la joie des anges et le salut des hommes., Cette terre de son humanité est vraiment terre, mais une terre plus pure, plus mouvante, plus inlluente que le ciel, et plus céleste que le ciel des cieux. Celte âme déifiée est un ciel, mais un nouveau ciel, qui nous couvre et inllue sur nous, et un ciel qui porte une gloire plus grande que celle qui est pardessus tous les cieux. Et cette lumière que nous voyons, naît et paraît en plein minuit, et est un soleil qui éclaire nos ténèbres, qui obscurcit notre soleil , et qui est le soleil
même de l'éternité. O heureux terme de la sortie de Dieu hors de soi, puisqu'il aboutit à Dieu même, puisqu'il aboutit à Jésus ! 0 heureuse rentrée de Dieu en Dieu dans ses propres œuvres, car Dieu sort hors de soi en nous créant, mais Dieu rentre en soi, en créant Jésus, puis(jue Jésus est Dieu, et voilà l'heureux cercle de Dieu paitanl de soi pour créer l'univers, et relournanl à soi en créant Jésus qui est un autre univers, et un monde de grâce et de merveilles, el un monde qui est Dieu môme!
VI. L'oubli que vous devez avoir des choses créées m'eût fait passer ce point de la création, mais il nous raaiène à Jésus; il regarde Jésus, el n'est que pour créer un monde à Jésus, el lui donner la terre pour escabeau de ses pieds, et le ciel pour le trône de sa gloire, et aulant de sujets et de vassaux, somme il y a de créatures au monde. Et c'est ce qui me fait plus singulièrement honorer el estimer cette création, puisqu'elle doit aboutir à un si grand ouvrage qui bénira le temps et l'éternité même. Mais passons de ce premier moment de tous les moments, à l'heureux moment de l'incarnation, et de ce commencement de tous les siècles, venons à l'a plénitude des siècles, c'est-à-dire à Jésus naissant, qui est la plénitude de toutes choses, et auquel repose la plénitude môme de la Divinité. Là je vois la créature dans le Créateur, et le Créateur dans sa créature. Je vois la créature jointe au Créateur, et ce qui est bien plus, je vois le Créateur se faire créature. Je vois l'homme être Dieu, el je vois Dieu être homme. Et au lieu que les hommes se faisaient dieux, superbement el étaient iniquement adorés, je vois Dieu se faire homme humblement, je vois une humanité dignement adorée; et je vois les hommes saintement être dieux, elle dessein pervers de l'idolâtrie réduit et ramené à la Divinité même.
Adorons Dieu en cet œuvre de ses œuvres, en cet œuvre oi'i tant d'œuvres sont encloses et comprises, en cet œuvre qui comprend l'ouvrier môme; et honorons d un souvenir perpétuel, ce premier moment où il a élé vrai de dire que le Verbe est fait chair, que Dieu est homme et l'homme est Dieu; moment heureux et signalé en tous les siècles et dans l'éternité même, qui comprend et surpas.se tous les siècles elles surpasse d'une durée infinie. Ce moment est signalé en Nazareth et en Bethléem, car il est conçu en l'un, né en l'autre; il est la fleur de Nazareth elle fruit <le Bethléem, et en tous les deux lieux il commence un nouvel être et tient lieu de prémices. Au discours précédent, le Fils de Dieu est^ proposé comme fruit et prémices dans l'éternité. Si on peut transférer le langage de la terre aux choses plus divines et inellables du ciel, il est encore ici le fruit et les prémices; mais c'est dans le temps et non dans l'éternité: En ce nouvel état il est fruit du temps et non pas de l'éternité, car c'est dans le tem[)S (pi'il est conçu et qu'il est né. Mais c'est un fruit du temps ])Our l'éternité,
c'est
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OFXVIŒS DK riKTh. — XI.IV, SUR L'ENFANCE DE JESUS.
le fruit propre aux Aines qui, d/ins le
,)s, ne respirent (juc l'élcrniié ; c'est un
fruit do la terre et du «iol tout enseiiiMc, fruit (le \a terre, rosi^o du ciel, (;nr il est dit de lui par les propli»>les : Terra drdii frurtum suum {Ps(il.i.\\\,l), et h; ciel nous l'a envoyé; c'est le premier fruit de la Vierge et le premier don du IN'-re h l'univers; et il lient lieu de prémices dans les >iè(:le><, aussi bien nue dans l'éternilé. (l'est un fruit rare et singulier, unicjue dans son espèce, mais un fruit (lui est semence do tous les fruits que le ciel et !a terre portent et porteront h jamais. Celte abondance et diversité donnent divers noms et (pialités h Jé>us-Clirist ; c'est un fruit et un arbre tout ensemble, et un arbre de vie, et (|ui porte dans l'Kcrilure en pluriel le nom de [dusieurs vies, liijnum vitarum {Apoc. xxii, 2i ; car Jésus est un arbre de vie, et do tant de vies diirérenles, qui en leur diversité ornent l'Eglise, jieuplenl le ciel et remplissent les âmes de tant de sortes de grâces et de vies diverses, soit en la lerre soit au ciel. Bref c'est un fruit, c'est un arbre, c'est un paradis môme, un paradis et un parterre délicieux, semé de fleurs, jilein de tant de fruits; arrêtonsnous un peu dans ce nouveau paradis de délices, le succès nous en sera plus heureux qu'il n'a été à Adam. Dieu a planté ce nouveau paradis de sa propre main, aussi bien que l'autre; il l'a planté non au commencement du monde et en un coin d'Orient, mais au milieu des temps et au milieu de la terre; voici le temps auquel il l'a panté en Bethléem, et ces jours sont consacrés à nous remémorer ce temps heureux, ce don du ciel, ce fruit délicieux. Recueillons-en les prémices.
Vl.'I. J'adore donc ce premier usage dévie en la nature, en la grâce, en Ja gloire, en la vie divine, que l'âme de Jésus a eu à,rinstant do l'incarnation. Que de prémices, et prémices de choses grandes, en ce peu de paroles 1 (juellevie ! Quelle grâce '.quel le gloire! en laquelle puisent et puiseront éternellement tous les saints. Quelle vie que cette vie divine de Jésus, c'est-à-dire la vie de la Divinité en l'humanité; la vie de l'humanité en la Divinité; vie divine et humaine tout ensemble, vie divinement humaine et humainement divine; viecomposée de l'être créé et incréé; vie qui n'était ni dans les siècles ni dans l'éternité, et qui bénira les siècles et l'éternilé môme ; vie d'un Dieu incarné; vie d'un homme vivant dans l'être et la substance de la Divinité.
IX. En cette vie nouvelle et divine, j'adore le premier séjour de Jésus en Dieu son Père et en sa sainte Mère; car Jésus a comn.encemenl, et il y a quatre mille ans qu'on attend, qu'on soupire après lui. Et il est enfant d un moment, d'une heure et d'un jour. Et comme Jésus commence à être, il commence à être ce qu'il est maintenant, c'est-à-dire à être Homme-Dieu; il commence à prendre être et repos en son Père. Il est vrai que le f ii:> de Dieu de toute éternité repose au sein du Père ; mais le Fils
OFUVRES COMPL DE DE Cf.BVLI.E.
de l'homme n'est f)ns Fils de Dieu de toute éternité. In jour, une heure et un moment commence ce grand (cuvre de l'incarnaiion du Verbe, et a donné principe à ce grand être, à cet état divin et à la liaison indissoluble do la liliation hiiiuaiiie à la filiation divine. L'heure et le moment qui commence chose si grande et si salutaire no doit jamais être oublié. CetU; heure, ce m(;ment unissant l'homme à Dieu, met Dieu au sein de la Nierge et l'homme au sein de Dieu. () séjour ailmirable de cet enfant au sein du Père, par la Miiation divine! 6 séjour délicieux (le cet enfant au sein de sa Mère, par sa liliation humaine ! j'aiJoredonc et admire ce premier séjour de Jésus au sein du Père et au sein de sa .Mère; et laissant aux anges à voir l'un, je veux contempler l'aulre; c'est-à-dire je veux arrêter mon esjirit sur le séjour de Jésus en la Vierge et de la Vierge en Jésus, séjour de neuf mois entiers. Séjour qui est le (>remier séjour et la premièredemeure du Fils de Dieu fait homme entre les hommes. Ce point e>t si tendre et si sensible, qu'il doit être plutôt célébré [lar le cœur que par la langue. Aussi est-ce un mystère de cœur, et la langue ne peut ex()rimer ces douceurs et tendresses. C'e^t un mystère de deux cœurs les plus nobles et les plus conjoints qui seront à jamais ni en la terre ni au ciel. Lors Jésus Cil vivant en Marie et fait comme partie d'elle-même, et le cœur de Jésus est tout proche du cœur de Marie. Lors Marie est vivante en Jésus et Jésus est son tout ; et le cœur de Marie est tout proche du cœur de Jésus et lui inllue la vie ; lors Jésus et Marie ne font ce semble qu'un vivant sur la lerre. Le cœur de l'un ne vit et ne respire que par l'autre. Ces deux cœurs, si proches et si divins, et vivant ensemble d'une vie si haute, que ne sont-ils |)oinl l'un à l'autre, et que ne fontils point l'un dans l'autre? Le seul amour le peut penser et le seul amour divin et céleste ; mais le seul amour de Jésus même le peut comprendre. C'est un secret que nous pouvons adorer, c'est un secret que nous devons révérer en la terre, mais qui nous est réservé dans le ciel. 0 cœur de Jésus vivant en Marie et par Marie ! o cœur de Marie vivant en Jésus et pour Jésus! ô liaison délicieuse de ces deux cœurs! Béni soit le Dieu d'amour et d'unité, qui les unit ensemble ; qu'il unisse notre cœur à ces deux cœurs, et qu'il fasse que ces trois cœurs vivent en unité, en l'honneur de l'unité sacrée qui est dans les trois personnes divines.
X. Que ce séjour premier du Fils de Dieu au monde (séjour de Jésus en Marie), a de merveilles, a de délices, a de grandeurs en- (doses en cette petitesse 1 délices, grandeurs et merveilles couvertes et cachées aux hommes, et peut-être aux anges, jusqu'au temps de leur plénière connaissance et manifestation de toutes les choses de Jésus. Les autres enfants, dans les entrailles de leur mère, ne connaissent ni leur mère ni euxmêmes, n'ont qu'un rapport de nature à
OEUVRES COMPLETES DU CARDINAL DE BEftULLE,
olles et (le nature infirme, pénible et douloureuse; présage (le plus grandes douleurs qu'ils leur causeront en naissant et peut- Ôire en vivant. Aussi sont-ils pécheurs, et coniuiencent à être pécheurs et à faire effets de péché, avant que de commencer à ôtre; car ils ne sont qu'enfants, ils ne sont pas hommes et ils sont j'écheurs ; ils n'ont que le principe et non le sens de l'humanité, et ils ont le f>éché vraiment et formellement, et seront peut-être éteriiellenient pécheurs sans avoir été hommes.
XI. Cet enfant, qui repose en la Vierge, est homme et enfant tout ensemble, et même est Homme-Dieu ; ne peut être pécheur et sauve tous les pécheurs. El dès lors même a un usage admirable de vie glorieuse et divine, et a un rapport de nature, de grâce, de gloire et de divinité môme, à sa Mère ; car il l'a fait être Mère de Dieu. 11 l'a fait être un i-aradis et un }iaradis auquel il y a une gloire plus haute que celle qui est entre les anges et que celle qui est lors dans les cieux. Il Ta fait être un sanctuaire et qui contient une sainteté nouvelle, qui ne se trouve point encore hors d'elle. Car il est le Saint de Dieu, le Saint des saints, et celui dans lequel nous serons tous sanctifiés. Il l'a fait être une source de vie et de vie admirable, qui commence dès lors entre le Fils et la Mère, Car ce Fils connaît sa Mère, connaît soi-même, connaît son Père éternel, connaît ce monde où. il doit entrer, et il y a rapport de vie, de grâce et d'effets saints et délicieux entre lui et sa Mère. Il est en elle et elle est en lui; il vit en elle et elle vit en lui ; il dépend d'elle et elle dépend de lui, et elle prend vie de lui ; il est sa vie <>t elle est sa vie aussi : et entre ces deux vies il y a vie, il y a repos, il y a amour, il y a délices, il y a unité admirable; mais il faudrait être ange soit pour le dire, soit pour l'entendre.
XII. O vie 1 ô séjour! ô délices de Jésus en Marie, de Marie en Jésus ! Ce séjour seul est séjour de vie sans mort, de délices sans amertumes ; car il n'y a point de péché en Marie, et c'est le péché seul qui angoisse et fait mourir Jésus, Sitôt qu'il naîtra d'elle en bi terre, il sera au milieu des pécheurs, et il est tout enclos et environné de Marie, qui est sans tache et sans péché, en toutes les puissances de son âme et en toutes les parties de son corps. Ce n'est que grâce, et grâce admirable en son esprit et en son corps; ce n'est que sainteté et privilèges : Tota pulchra et macula non est in te. [Cant. iv, 7.) 11 l'a faite telle, il l'a choisie telle , et je voudrais volontiers, si je n'avais égard qu'à Jésus, que Jésus fût toujours en elle et ne vînt point en cette terre misérable, où il ne trouvera que péchés, et enfin une croix et un Calvaire, une mort et un sépulcre,
XIII. J'adore donc et j'.iime ce premier séjour de Jésus ; et je ne m'étonne pas s'il ne l'a point abrégé, s'il a voulu a(tcom[)lir les neuf mois entiers, si l'Kcrituie l'a voulu uKiiqucr en disant : Jmpleti sunl dies Mariœ
ut pareret. {Luc. ii, 6.) Et si je pouvais, en faveur de Jésus et de .Marie, comme il les a accomplis sans les abréger, je les étendrais volontiers, si le salut du monde le pouvait ainsi porter.
XIV. Mais il veut naître en oubliant soimême et son repos, et il veut naître en Bethléem et en une étable ; il veut prendre son repos en une crèche, repos biendilférent de celui qu'il avait en sa très-sainte Mère. Comme donc j'ai adoré son |)remier séjour hors de son l'ère, c'est-à-dire son séjour en Marie, j'adore aussi son premier séjour hors de sa Mère, son f)reraier séjour sur la terre : séjour de pauvreté, de nudité et de souffrance : et je pèse ses trois séjours et leurs différences; son séjour en Dieu son Père, son séjour en la Vierge sa Mère, son séjour en la terre. Et je ne puis séparer ma pensée de ses deux premiers séjours, tant il y a de grandeurs, tant il a de délices. Mais il nous faut suivre Jésus, et il veut être et vivre sur la terre, et il nous faut recueillir les prémices de ses états et actions pour les adorer, pour les savourer.
XV. En cette terre donc j'adore sa première entrée au monde, où il va être la vie du monde; sa première entrée en Jérusalem, où il doit un jour faire et souffrir tant de choses ; sa première entrée au tem{ile, où il doit enseigner tant de merveilles ; son premier séjour en Egypte, où il est banni pour plusieurs ans et séparé du peuple de Dieu, lui qui est le Fils de Dieu même ; sa première conversation en Nazareth, à son retour d'Egypte avec la Vierge et saint Joseph, conversation de tant d'années ; son premier séjour au désert, son premier miracle au monde, et son premier oracle en la Judée, lorsqu'il a commencé à enseigner les peui)les.
XVI. J'adore son premier pas et son premier mouvement sur la terre ; j'adore la première souffrance de sa vie; j'adore son premier pas allant à la croix poiir le salut du monde; j'adore sa première effusion de larmes en sa naissance; la |)rcniière effusion de son sang étant circoncis, et la premièie effusion de son cœur et de son esprit devant Dieu son Père. Celte effusion première deson esprit a été h l'instantde l'incarnation, lorsqu'il était en son premier séjour, c'està-dire en sa très-sainte Mère. Il est en elle comme en un sanctuaire ; là, comme en un saint oratoire, il traite avec Dieu son Père, aussitôt qu'il commence à êire, et c'est ce que je contemple et révère en ses {)arolcs. J'adore donc sa première adoration, sa première oblation, sa première action de grâces ; j'adore sa [)remière pensée sur luimême, sur Dieu son Père, sur sa très-sainte Mère, sur les saints, sur les pécheurs et entre les pécheurs; j'adore sa première pensée sur moi, sur mes voies et sur mon salut. Et puisque de la terre il passe au ciel, je le suis et j'adore son premier séjour en sa gloire, sa première manifestation dans le ciel à ses saints, son premiers usage dans la vie divine.