LIII.de la nOYALTÊ DE jÉSLS-CIiniST
En I.T fêle lie rEpipliimie.
Jhus-Christ est vnhlie roi à l'entrée de sa nouvelle vie, par l'aivje et 1rs tiuu/es : et à la fin ]Kir Pilote même, son jiKje et son ennemi. Le Fils de Dieu prend un soin tout purtintlier de nous apprendre sa royauté. Et tous, tant petits (pie grands, qui ne la reconnaîtront point, périront.
C'est un point digne de considération , que les premières fiaroles quel'an^'edil à la terre et h la N'ierge de Jésus, parlent de sa (juaiilé de roi et de son rovaume;ct la première voix publique de la créature cherchant son créateur au monde , le cherche en qualité de roi, et se sont des rois qui sont les premiers hérauts ('e sa royauté, et qui disent : Où est né le roi des Juifs [Mutth. ii, 2). et le disent roi par naissance , ol le ( herchent en celte qualité : et que lorsqu'il est mourant et qu'il paraît en qualité de roi, c'est lors encore que sa (}ualité de roi est publiée au inonde, et publiée par son juge et par Toflicier imblic de l'empire; le Fils de Dieu se servant au plus grand point de sa faiblesse visible et apparente, de sa puissance secrète, poiw publier sa royauté en l'univers par les plus éminents odiciers de l'empire en l'univers : tant il lui plaît que sa qualité de roi soit publiée au monde, tant nous devons la connaître, la publier, la porter dans l'univers. Ces raages sont sages et rois, et ce sont ceux qui cherchent et servent Jésus-Christ : ceux qui ne le cherchent [las, ou ne sont pas rois, mais esclaves, ou ne sont pas sages.
Je m'éjouis de voir que les rois sont aux
f lieds de Jésus : c'e>t le plus haut [loint de eur grandeur, c'est oij viennent fondre les anges ; et ils publient sa ro\aulé aux deux extrémités de sa vie , en sa naissance et en sa .soutïrance, afin que nous sachions que, naissant et mourant, il est roi. Et il la ()ublié |>lu> hautement aux deux moments de sa (dus grande faiblesse, en la faililesse de son enfance et de sa souIVrance en la crèche, et au Calvaire, alin (pie nous sachions que, dans ses plus grands abaissements et affaiblissements, sa royauté ne s'affaiblit jioint, et qu'il la conserve lors même qu'il ne conserve ni sa puissance ni sa vie. C'est
l'hérésie des grands et des Etats, qui ne veulent pas reconnaître Jésus pour roi , et son Etat pour leur rosaume. Mais écoulez l'ange (pii dit (pi'il régnera et régnera éternellement. Ecoutez Pilaie, si vous n'écoutez l'ange ; écoutez un ministre d'Etal, un grand du plus grand empire (pii sera jamais en la tel re, et (l'un empire ipii faitjoiig et liomm.ige à l'empire de Jésus; écoulez iMiate, le juge et l'ennemi de Jésus, qui, faisant (dlice de juge de Jésus, prononce sa royauté et, allachant Jésus en croix, ;)ubli(.' sa royauté en l'univers. Jésus est roi, cl les rois ne sont que ses vassaux, ou ne seront rien du toul dans réternité. L'Etat de Jésus est un royaume au(juel les royaumes et Eta's doivent servir, et les oracles qui annoncent Jésus au monde, annoncent que tout peuple et nation qui ne servira point au royaume de Jésus [lérira éternelleiiKMit : Gens et re- (jnum quod non servierit libi pcribit. {Isa. LX, 12.)