LIV. AU JOUR DE l'ÉPIPIIAME
Le triomphe de l'Enfant Jésus en son enfance, tirant les rois et les anges à adorer son impuissance et son enfance ,qui sont les deux opposites, Ecce magi. Les grAces appropriées à ce mystère sont, 1° la grAce de chercher Jésus-Christ : i'bi est gui natus est {Mdtlh. II, 2); 2" la grâce de le trouver: Jnvcnerunt {Ihid.,, Il) ; 3" la grAce de le trouver avec Marie , i" la grâce d'être possédé de Jésus et de Marie : Adoravcrunt eum {lbid.)\ par icelle le Fils de Dieu leur a iml'rimé sa puissance, et pris possession d'eux, non interrompue et dont nous verrons la continuation dans le ciel ; 5" la grâce d'être dirigé par Jésus comme ii a dirigé les mages par son angf^r Admoniti in somnis. [Ibid., 12.) L'Enfant Jésus n'avait point de langue pour leur parler, mais il implore un ange comme sa langue pour leur dire sa volonté; 6" en ce mystère, la Vierge exerce sa puissance à manifester Jésus comme en sa nativité elle a exercé sa puissance à donner Jésus. C'est une des grandeurs de laVierge,quecelte insigne manifestation du FilsdeDieu, qui est la plus admirable qui ait été en son enfance et en sa vie, et qu'il a publiée au monde par sa fuite et la persécution d'Hérode, et en laquelle a été initiée et dédiée la vocation des gentils. En ce seul mystère, le Fils de Dieu a tiré des rois à soi, et non en aucun autre état de sa vie, en laquelle, quoique faisant miracles , il n'a été suivi des rois et des grands. Vierge sainte, manifestez-nous Jésus.