LXXVII. DE LA PERPÉTUITÉ DES MYSTÈRES DE JÉSUS-CHRIST
I. Les tnystêres de Jésus-Christ sont passés quant à quelques circonstances ; mais quant à plusieurs autres , ils dureront éternellement. Non-seulement le mérite et le pouvoir du mystère à opérer grâce qui y dédie les éimes durent à jamais , mais aussi Cuffection et le goût du mystère ; et Jésus- Christ est toujours en disposition de les réitérer s'il élait nécessaire. — II. Il y a dans les mystères du fils de Dieu l'esprit et le corps. Le corps passe., 7nais F esprit demeure. Les mystères de Jésus-Christ qui ont une sorte de perpétuité en lui-même ^ nous sont communiqués et continuent en nous. La passion du F ils de Dieu persévère selo7i quelque chose en sa personne dans le ciel, et elle continue et s'accomplit en la personne de saint Paul sur la terre.
I. 11 faut considérer l'infinité qui y est communi(piée par l'infinité de la personne qui les accomplit en sa nature humaine. II faut peser la perpétuité do ces mystères en une certaine sorte : car ils sont passés en rerlaines circonstances, et ils durent et sont présents et perpétuels en certaine autre manière. Ils sont passés quant h l'exécution, mais ils sont présents quant h leur vertu, et leur vertu ne passe jamais , ni l'amour ne passera junais avec lequel ils ont été accomplis. L'esprit donc, l'état, la vertu, le mériie du mystère, est toujours présent. L'esprit de Dieu, par lequel ce mystère a ét-é opéré, l'état intérieur du mystère intérieur, l'cflicace et la vertu qui rend ce mystère vif et opérant en nous, cet état et disposition vertueuse, le mérite par lequel il nous a acquis à son Père et a mérité le ciel, la vie et soi-même; même le tjoût actuel, la