XCIV. ÉTATS ET GRANDEURS DE LA MATERNITÉ DE LA VIERGE
Cette maternité doit être considérée en trois états. Le premier en son usage et oflice actuel en la terre, concevant, enfantant, élevant et nourrissant le Fils de Dieu en sa vie voyagère en la terre, et lui rendant les devoirs d'amour et de service jusqu'à la mort, jusqu'à son ascension. Le second état de celte maternité est en privation Jésus étant au ciel, et la Vierge en la terre , languissant d'amour envers Jésus. Le troisième est en sa grandeur et jouissance dans le ciel, oii elle jouit de tous les droits de .cette maternité ; car elle est mère par grâce et parla plus haute grâcedu nouvel homme, et nt>n [)av la condition d'Adam ; celte maternité
n'est point sujette à la mort. Au premier, le Fils de Dieu est son œuvre et son occupation, factus ex mitliere. [Galal. iv,4-.) Au second, Jésus est son objetet sa souffrance, l'objet qui l'attire et le sujet qui la fait souffrir. Au troisième, Jésus est sa jouissance, son repos ot sa plénitude. En ces trois états , ce que nous devons apprendre et recevoir d'elle est, quani au premier, de servir, aimer et suivre le Fils de Dieu en tous les états de sa vie ; plusieurs le suivent en son enfance, qui ne le suivent |)as en sa croix et en sa mort. Au second état, il faut apprendre de la Vierge à languir après Notre-Seigneur, sans être retenus ni occupés d'aucune chose de la terre. Au troisième, il faut établir notre repos en lui.
Le Père éternel n'a jamais rien fait ni fera de plus grand, hors de la divinité, hors de lui-même et des personnes divines qu'il produit, et en l'ordre des choses créées, ni qui ait plus de rapport à sa propriété personnelle et dignité paternelle, que cette maternité divine. Le mystère de l'Incarnation n'enclôt pas nécessairement celte maternité, mais cette maternité enclôt l'Incarnatiou : car elle ne peut être Mère de Dieu, qu'une personne divine ne soit incarnée pour entrer en sa filiation. Cette maternité donc est en elle-même, et enclôt dans son état, la |)lus grande production de Dieu hors de lui-même.
Dieu produisant Adam, n'a traité qu'avec soi-même ; car il n'adressait pas cette sienne parole aux anges, mais aux personnes divines , à l'image desquelles nous sommes créés, Faciamiis hominem ad imaginem nostram. [Gen. i, 26.) Mais Dieu produisant le nouvel homme, a traité avec la >'ierge, l'a associée à son œuvre, et a voulu avoir son consentement et lui a dit, Faciavnts hominem; faisons ce nouvel homme, à l'image duquel tout doit êlreformé et réformé.
XCV. LL\IS0NSDELA VIERGE A JÉSUS, EN TOUS SES ÉTATS, ET EN TOUTES LES PARTIES DE SA VIE.
L Le premier regard de Dieu en la terre, est sur la Vierge. Dieu la regarde et la choisit pour lui donner son Fils, et par elle au monde : et comme elle est la première qui le reçoit en la terre, et l'unique qui le leçoil en son sein en (pialité de mère, elle est celle qui a meilleure part avec lui. Elle l'aura pour jamais en son cœur, sans interruption ni variation : Elle le logera pour neuf mois en son ventre, sans diminution d'un seul moment en ce terme ; elle sera toujours avec lui [)ar l'espace de trente ans, en Judée, en Egypte, en (ialilée, jour et nuit et partout, hormis ce peu de temps, dont nous parlerons ci-après lorsqu'il demeure au Tem[)le. Elle sera seule ainsi possédant Jésus l'espace de trente ans, le monde n'y ayant aucune part, qu'en la méconnaissance d'un si grand bien, qu'il porte sans le connaître. Et au bout de (rente ans, lorsqu'elle le livre et abandonne au monde par l'espace de trois an^.
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elle sera lré({iicMito et assidiinà ses pieds, A sa paroif, h s« vnùx el persévi'îrntU h s.i trou jH'^'j" '"* ""''i"^'''' •'' "'^' <<'ll<î (jiii l'st i.i vio ne peut «Miiier, ne rlien linnl point le vivant entre U's morts. Car il est vivant en ^OIl «(l'iir ; el l'esprit de J<^siis, st^jiaré de kon torps, re|i(ise dans l'e.Npril et le cuMir de Marie, tandis (pie son ( orps rc|to<e dans le tunibean. () mère sainte et heiiriMi^e ( onipagne de Jé>UN on ses mystères, en ses lal>eiir>, en sa croix, en sa vie, en sa mort ; liai^nez nous départir (jm-lipie [^r.lre el iiimière, |»itur parler de celui uni esl la grdce clii l*ère et la splendeur de sa lumière!
11. Parlant devons, Marie, nous parlons de Jésus; parlant d(î vos dispositions, nous parlons de cidles dans lesijucdies ildoiiôtie toneu. Car c'est pour lui (pie vous recevez rclto gr.ice et pureté admiral»le. \'ous ûtes le IrAiie oii il veut hahiler, et votre pureté esl la pureté dons le(|uelle il veut (ilre i"ori(;u. Vi»u3 êtes h lui, el vous êtes par lui, el vous ôles pour lui. Kl conime les jiersonnes divines n'finl suhsistenee en la 'Irinilé que, dans leurs relations muluclles , vous aussi , ô Vierge sainte , à personne divine et humaine tout ensernlile , divine en grâce el humaine en nature, vous n'avez subsistencc en l'être de la grâce, (jue |)ar relation à Jésus, vous ne vivez (jue par sa grâce, avant (pj'il vive '•. vous par la natur(i, vous ne respirez que |)ar son esprit, et vos grâces et vos grandeurs sont siennes : c'est lui qui vous les a aç(|uises, c'est lui (jui vous les confère, se préparant e:i vous un tabernacle à soi-même.
XCVl. DliS SOLFFUANCKS DK LA VIEBGE COMPATISSANTE A SON l'IIS.
La ihnir de Jcsus est toujours la cJtair de Marie, quant à ra/fection el en plusieurs autres manières, combien quelle ne le soit pas quant à la suhsistcnce. Marie souffre en lachair et peut-être par la chair de Jésus. I^ Vierge a parla la vio cruciliée de son Fils, en tant <|ue la chair de Jésus est la chair de Marie. (Marelle a été premièrement chair de Marie, et |»uis est devenue la chair de Jésus, et la chair de Jésus esl une part el portion de la chair de Marie; el ainsi la rliair de Marie esl soulfrante en Jésus, tomme la chair de la Mère est el soutire en son Fils. Marie regarde Jésus comme chose sienne, et ainsi elle soulFre en lui. Et comhien que la chair de Jésus ne soit [)lus la chair de Marie (juant à la subsistence, elle l'est néanmoins toujours quant à la matière et (pliant à l'aU'ection : car Marie aime plus la chair de Jésus ijue la sienne |>iopre, et incomparabl(Miient plus. Combien donc que ce ne soit plus sa chair selon l'animatKjn ; c'est plus que sa chair selon l'all'eclion , el même encore en quehjue fa(;on la résidence el ranimaliuii. Car l'âme est plus où elle aime que oij elle anime , et s'il se peut dire ainsi , elle anime |)lus où elle aime que où elle anime. O (jue grand(} esl la part (|ue la \ ierge a en son Fils et en la chair de son Fils que la chair de Jésus est sa chair en bien des uiainères! Car jiremièreiueiit elle est sa chair
pour ce qu'elle esl sienne; c'csl-à-dire uno portion de la sienne ; 2* pour ce qu'elle esl t(Mjte sienne , c'esl-h-dire sans ipj'aucun père s(don la chair y ait pari ; 3" pour ce qu'elle été prise et tirée de sa chair par l'cHorl lrès>puissant, liès-pré( ieu\, Irès-divin, non d'un amour humain ou spirituel seulement, mais de l'amour iiuréé (pu est le Saiiit-Ksprit; i* elle est plus (|ue sienne, car nous |.ouvoiis dir(! (|ue Marie a eu deux sortes de chair, savoir, cellenui c(»nstiluail son propre corps et celle (ju'elle a donnée au \ erbe éternel pour être soutenue et atluée de sa divine personne; celle (ju'elle a re(;ue de sa .Mèro Anne, el celle (ju'elle a communi(iuée au Fils de Dieu en son incarnation, el «ju'elle aime beaucouj» jtlus celle-ci (jue celle-lii ; (ju'elle est jilus vivante en celle-ci (ju'en celle-l.'i, plus |iâtissante en celle-ci (ju'en ( elle-là ; 5" elle esl sienne jiour ce que celte même chair est unie à la Vierge sa mère, de celle manière de |)résence et union su- I>rôme et inelfable que Jésus a en .Varie, el (jui lui esl |tarliculière ; car selon cela elîo esl sienne d'une manière très-singulière et tres-divine, ensuite de laquelle el .Mario esl vivante en la chair de Jésus, el elle soutire en icelle el j. eut-être |»ar icelle.Oui, on |)eul dire que par icelle la Passion de Jésus est comuiuni(iuée à la sainte .Mère ; car si les âmes liées à Jésus pâtissent jiar cette liaison ; combien j'ius est-il cioyablo que Marie a soutrert [lar celle union si divine, si singulière et si eflicace?
XCVII. Que la Vierge esl rie et de sa via intérieure et extérieure.
I. La très-sainte Vierge porte le nom de Vie dans les oflices de l'Eglise et est souvenl saluée de tous les Chrétiens en cette qualité, Vita,dulcedo, et spesnostra, salve, hbondroil. Car même elle esl mère de laîvie, {)uisqu'elle est mère de Jésus-Christ qui est la Vie. 11 nous doit être doux el délicieux de })enseB et parler souvent de la vie de celle qui est la vie et qui esl la mère de la vie et la mère de noire vie même ; or en la Vierge , nous avons à considérerdeuisorlesde vies, l'une intérieure et l'autre extérieure. L'intérieure a commencé dès le j-remier moment de son être, car le premier moment lui adonné l'être de la nature , l'être de la grâce el la vie de la grâce. Trois choses distinctes eu elles-mêmes et bien séparées en nous, en lesquelles le premier moment de notre existence esl le premier moment de létal du péché el esl bien éloigné de létal .de li grâce, et cet état de la grâce infuse jiarle bajdême en l'enfant, esl bien éloigné de la vie, usage el mouvement de la grâce qui n'appartient qu'au temps du premier usago de la raison.
II. Or en ia Vierge sainte, ces trois choses ont été jointes ensemble , et un même moment lui a donné l'être de la nature, l'état de la grâce et la vie et mouvement de la grâce vers Dieu ; celle vie donc intérieure a commencé des lors, c'est-à-dire dès sa conception, a duré toujours sans interruption jusqu'à la lin de ^es jours , et le couis
ŒUVRES COMPLETES DU CARDINAL DE BERULLE
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n'en a pas été inUrronipii par la mort, ainsi est |>assé en l'élernité pour y durer à jamais. Cette vie intérieure et perpétuelle est angélique cl divine ; et c'est aux anges qui en étaient les spectateurs et à saint Gabriel, .v.on bon ange, qui en était le directeur, d'en parler. Nous n'osons pas entrer dans ce sanctuaire, ni percer la nuit qui le couvre et le remplit de dignité, de majesté et de la gloire du Seigneur : ce nous (ioit être assez d'être au dehors , révérant la majesté de Dieu, qui est et opère chose grande dans ce sien sanctuaire. Notre conce[)tion n'est (jue misère et péché, notre naissance n'est qu'ordure, bassesse et inlirmité , la Vierge élève, ennoblit et sanctifie l'un et l'autre ; et elle est la première qui donne grandeur et dignité à une condition si basse et si abjecte ; je dis la première, car après elle son Fils unique dignifie en sa [)ersonne d'une ijien autre manière, et déifie même et la naissance et la conception humaine. En cet état, la Vierge est comme un ange et non t'omme un enfant; et un ange en la terre à la vérité et non au ciel, mais un ange plus angélique que ceux qui sont au ciel . et qui sera un jour élevée par-dessus tous les trônes des anges, révérée d'eux à jamais comme leur dame et souveraine; en cet état, elle regarde, elle aime, elle adore son Créateur et son Dieu; elle l'adore comme son principe et l'aime comme sa fin ; et en l'inhnilé de cet âge et condition nous y voyons la sublimité de la grâce, et ce qui est |)lus, un parfait usage de celte grâce ; regardons cet enfant, non des yeux dont la terre le regarde, mais des yeux dont elle est rcganlée par les anges du ciel ;ils voient en elle une grâce plus qu'angélique , une grâce qui l'élève par-dessus tous les chœurs de celte milice céleste ; une grâce qui a rapport au conseil éternel de Dieu sur elle et au chefd'œuvre admirable qu'il veut accomplir en elle et par elle.
III. La vie extérieure de la très-sainte Vierge a ses moments , et est réglée selon les temps et les états de la vie humaine, qui a ses jours, ses mois et ses années; et comme elle est en la terre, elle est bornée de la terre, et le temps de la mort lui donne ses limites. Or cette vie extérieure de la Vierge semble avoir commencé proprement au temps de la présentation, qui commence aussitôt que ce divin Enfant est séparé de la mamelle, et conunence à vivre séparé de sa mère qui lallailait : car aussitôt qu'elle a été capable de vivre une borle de vie par elle-même hors de l'indigence, <iue son enfance lui donnait de sa mère, I Esprit, qui régissait ce divin Enfant, l'-i voulu séparer de ses parents et de la terre, |iour la vouerau temple, qui était la sorte de vie la plus sainte qui fût pour lors au monde. Et nous devons considérer cette sorte de vie extérieure en cette qualité: car s'il y eût eu une autre sorte de vie plus haut"', plus saillie et plus divine que cellc-l.i, celle sainte Vierge, ce divin Enfant, l'eût clioi- Sie; et l'Esprit saint, qui la régis'^ait et
rélevait à choses si saintes et si grandes, l'y eût acheminée.
XCVIII. DIVERS ÉTATS ET DIVERSES MANlèRES DE VIE DE MARIE AU REGARD DE JÉSLS.
II y a diverses sortes de vies qui conviennent à la Vierge au regard de son Fils : La première est une vie influente en la vie de Jésus résidant en son ventre sacré; la deuxième est une vie conservante la vie de son Fils en elle et hors d'elle : la troisième, est une vie consommante et perfectionnante la vie naturelle de son Fils en elle et hors d'elle ; la quatrième , est une vie nourrissante de sa substance, de son sang, de son lait (qui est un autre sang) et de ses labeurs, la vie de son Fils en elle et hors d'elle; la cinquième, Marie est toujours mère , toujours en état , en sainteté, en dignité, en amour de mère et de Mère de Dieu, mais non toujours en office de mère ; la sixième, Marie régente et régissante Jésus, car elle n'est pas seulement reine , mais elle est régente et régissante une portion de terre divine et déifiante. 0 quelle régence 1 ô quelle direction 1 ô qu'il est juste de recourir à Marie en toutes les occasions où nous avons besoin de conduite! La septième, Marie dirigeante Jésus pendant son enfance en Egypte et en Nazareth; la huitième, Marie vivant avec Jésus en son adolescence, lorsqu'il faisait le métier de saint Joseph; la neuvième, Marie observante, considérante et conservante en son cœur toutes les paroles et les particularités de la vie de Jésus ; la dixième, Marie écoutante et suivante Jésusen ses prédications et en ses voyages, [)endanl les trois dernières années de sa vie ; la onzième , Marie pâtissante et compatissante avec Jésus attaché à la croix; la douzième, Marie languissante après Jésus depuis son Ascension au ciel; la treizième, Marie régnante avec Jésus en sa gloire.j
XCIX. COMBAT ET ACCORD DE LA VIRGINITÉ ET DE LA MATERNITÉ EN MARIE, AVEC RAP- PORT DU COMBAT ET ACCORD DE LA JUSTICE ET DE LA MISÉRICORDE EN DIEU.
I. Vierge et Mère sont les deux principaux états de Marie; toujours vierge et non toujours mère, vierge avant la maternité, en la maternité, après la maternité ; virginité qui a préparé la maternité, qui a combattu la maternité, au lieu qu'es autres c'est la maternité qui combat la virginité, qui la détruit : car elle est faible, elle n'est que pâtissante, elle est combattue , elle est détruite par la maternité. Mais la virginité de Marie , elle est divine et non pas seulement naturelle; elle est puissante, elle est agissante , elle est combattante, et combattante même fa maternité divine ; et la maternité divine e^i honorante, est comme cédante, est accordante avec la virginité divine. Ne voyezvous pas la virginité en ce combat avec la maternité , durant le temps du colloque angélique? Ne la voyez-vous pas gagnante et non cédante : Quoniain virum non cognoscof [Luc. I, :j'i.) Ne vnycz-vous pas la maternité
ORLVRKS DK l'IETK. - C. SIU SAINTE M.\I»KLEINE.
connue céilnnto ol s'acconliiiile av<M; In viruiiiilô : Spirilus sanclut tupervenict in tf (Luci .35.)
II. Il y n on Dion dcMix pcrfcrtions, juslice et iiiist^riconlc, (^iii so comhallt'nl (liviiiemciil, i\\\\ .s'nccordetil divinement, (jni.ol ne coinliiTllcnt et s'acconlenl pnis.saininenl : conilifli puissant, nicord puissant. (^)nil)al puissant, toutes deux sul)sislanle.s, et sulisislanles é>;aleinent; accord puissant , toutes deux rehaussées, eiuiohlies, relevées puissamment par (et accord , et plus (|u'au|>aravant. .\insi en Marie, il y a deux élats, ileux (jualilés, deux ollices et deux p(;rl'eclions : N ierge et Mère, virginité et maternité. Toutes deux se trouvent eu Marie , so c<Mul)attent divinement , sainteuieut, puissannnent en Marie, et plus puissamment qu'ailleurs s'accordent divineinent, saintement, |)uissamment en Marie, virginité agrandie, ennoblie, [lerfectionnée par la maternité; et maternité f»lus noble, plus divine, plus sainte par la virginité. O (|ue nous devons ici apprendre à honorer la virginité 1 ô (jue la Mère de Dieu la mise en un haut prix : au [irix même de la maternité «iivinc, (jui est la [)lus granile qualité que Dieu [)uisse donner à une pure créature, selon saint '1 homas ! .\insi dans les vierges, il faut y trouver la virginité et la maternité ensemble : mais maternité de Jésus-Christ comme en Marie qui est Vierge et Mère de Jésus-Christ sq\\\ : Quiconque fera , dit Jésus, la volonté de mon Père qui est aux deux, celui-tà est mon frère, tna sœur et ma mère. (Matlh. XII, i9, 50.)