OEUVRES DE PIETE. - CX. SANCTIFICATION EN ADAM ET EN J.-C
IISG
portent erapôrlicnienl li nllcr h Dieu, el eriipArlu'iiR'iil |)flr leurs fnutes, et c'est ce ciui les Iflit >oufTrir, elnoiis pouvons dire (ju'elles Mtuirrent ji«r deux principes conlrnires, le péché el l'aindur h Dieu, le néclié passé el I nmour présent. Le péché pnssé qui opère encore en les sounieUnnl ;i In justice de Dieu, et les rendnnl l'ulijet de ses rigueurs, et l'nniour pré^enl, prosanl et tendant h Dieu s(;n uniijue oitjei de tout son pouvoir, mais tjéannioinsnrrôlé en son imiiétuosilé el son vol, par ce qui resle en elles des pé'îhés de la vie. Klles sont inipuissanles et ne peuvenl ni avancer, ni sortir de l'état pénil»le et de reinpôchernent h la jouissance <le Dieu qu'elles portent, el sa justice les réduit h cet état d'impuissance, pour n'avoir pas usé comme elles devaient, de la puissance que sa honlé leur avait donnée.
Mais en cet état de soniïrance el d'im|)uissance, elles peuvenl élro aidées de nous, et languissent après le secours des prières et des bonnes œuvres que nous pouvons offrir h Dieu à leur intention; el nous ne devons pas leur mancjuer au besoin. Nous ne devons pas manquer h des âmes qui sont <lans la pureté de l'amour el de la souffrance, el qui, en celte qualité, nous doivent être en une vénération singulière, réduites à un tel point d'impuissance, qu'elles n'ont aucun pouvoir d'abréger leurs f)eines que dans les effets de notre charité. L'Église remplie d'amoui et de compassion, nous enseigne cette leçon beaucoup plus par exemple que par paroles, car elle termine tous les offices uar une prière sf)éciale pour les fidèles délunls, et leur dédie un jour en l'année, auquel même elle offre pour eux ce qu'elle a de plus précieux en ses mains, le sacrifice du corps de Jésus. Les âmes que nous assistons en la tei re, ne profilent pas toujours de nos soins et de nos labeurs, njais celles-ci sont si bien disposées, qu'elles firofilenl toujours de l'assistance que nous leur rendons. Nous devons beaucoup honorer ces âmes immolées à la justice de Dieu, sur lesquelles il exerce ses rigueurs [)ar amour, et qui les portent avec amour. Nous en devons avoir compassion, et les secourir charitablement; nous nous devons conlier en leur chanté, espérer qu'elles nous seront reconnaissantes de notre secours, lors(iuelles seront parvenues au royaume de Dieu, el tandis que nous sommes en la terre, nous devons faire ce qu'elles y feraient si l'ordonnance divine les y renvoyait. Ce qu'elles y devaient faire, ce que nous y devon» faire maintenant que nous y sommes et ce qu'elles y feraient, c'est se purifier sans cesse el de croître conlinuellement en l'amour de Dieu. Pesons ces deux points , travaillons soigneusement à l'un et à l'autre tandis que nous le pouvon>^, car l'heure viendra uue nous le voudrons el ne le pourrons [>Ius ; et nous sommes d'autant plus obligés h avancer dans l'amour
de Dieu,(iuosi nous y manijuons nous nous mettons en danger d en déchoir, el d'en déchoir (tour jamais.
C.IX. l)K jfcM S-CHHIST ^.^ ÉTAT UF. MORT, KT III': TROIS CIIOSKS QLI SK DOIVK.IT KAIRKDANS I KS AMbs, DKn IS I.A SORTIE Dt CORFS JtS-
gi A i.'eîitrkk de i.a ui.oihe.
1. Jésus-Chnst doit être adoré mort en la croix entre les bras de la \ierge, après sa desccnle de la croix el au .sépulcre, (|ui sonl Iroisdemeures de Jésus-Christ dans la mort.
2. Jésus-(]hrist mort el selon le corps, est au cœur de la terre jus(pj'au point du jour du dimanche, el son esprit, qui auparavant résidait en son corfis el animait son corps, est durant ces trois jours es mains de son Père es quelles il l'a déposé. C'est un nouvel état de Jésus-Chrisl qui dure dejtuis sa m;»rl jusipi'à sa résurrection : Pono animam fuenm, n Je délaisse mon âme,» dilièsus-Oirist {Joan. X, 17), et c'est es mains du Père qu'il la laisse.
3. Ce nouvel étal de Jésus-Christ es mains de son Père, dit et insinue filusieurs chose» concernant Jésus-Chrisl, inconnues ou moins ( onnues jusqu'à [irésenl; el plusieurs chose» encore opérées et ordonnées par Jésus-Chrisl touchant l'état el les voies inconnues du siècle à venir, et toutes appartenantes au salut des âmes.
Plusieurs choses restent à faire es âme» depuis la mort jusqu'à la gloire. Elles doivent être 1° purgées, 2° instruites de diverses choses qu'elles n'ont pas entendues en la vie [)résenle, et 3° (125) préparées par opérations et impressions intérieures aux effets divins qu'elles doivent recevoir; combien plus aux effets très-divins comme est la vision de Dieu, chef-d'œuvre de Dieu dans les esprits humains et angéliques? Et toutes ces choses se font avec succession de temps, toutes dépendent de Jésus-Chrisl seul; les hommes n'y ont part que (lar leurs prières, mais elles dépendent beaucoup du ministère des anges.
ex. différence de notre sanctification en