AUX MÊMES RELIGIEUSES
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La grâce de Jésus-Christ Notre-Seigneur soit avec vous pour jamais. Soyez vivantes en Jésus et non en vous-mêmes, ou pour mieux dire, que Jésus soit et vive en vous, et n'ayez aucun sentiment volontaire que de Jésus et de sa sainte Mère. C'est à quoi je vous ai autrefois exhortées, c'est à quoi la Mère vous a dû disposer durant ses trois
sons et de vos âmes me tire souvent en des pensées qui concernent vos devoirs et les miens, et ne me permet pas d'être sans sollicitude, puisque c'est le partage que saint Paul nous [assigne : Qui prœest in sollicitudine. [Rom. xii, 8.)
2. Je dois veilier quand vous dormez, et travailler quand vous êtes en repos. Malheur à moi si je ne le fais, car celui qui combat Israël ne dort jamais, et celui qui garde Israël se veut servir de ses anges et de ses serviteurs pour celte garde. Et c'est un sujet pourquoi le nom d'ange est donné aux prêtres et supérieurs ; car leur office est angélique, et leur condition aussi doit être angélique. Et si cela est vrai pour ceux qui ont charge en l'Eglise, il est plus considérable pour ceux qui ont soin de la partie la plus pure et la plus élevée de l'Eglise, qui est la troupe des vierges recueillies ensemble pour louer Dieu comme des anges en terre, et ne penser qu'à Dieu. Ils doivent être [)urs comme des anges pour garder des anges, et ils doivent être vigilants comme des bons anges pour vous garder des mauvais anges qui environnent jour e* nuit ceux qui servent au Dieu vivant.
3. Je n'ai jamais affecté ni recherché le pouvoir sur vos maisons et sur vos âmes, et plusieurs d'entre vous le savent, il m'est venu d'ailleurs. Et lorsquej'ai eu plusde santé et plus de liberté, je n'ai pas épargné plusieurs voyages pour vous voir toutes, vous ouïr moi-même en vos besoins, et vous ouvrir mes pensées dans les voies de Dieu sur vous. Maintenant qu'il n'est pas en mon
or,c ^t r.r.nr.^r. >. ..nA"^,,. ., • pouvolrde Ic faire aussi souvent que je l'ai
rW w?M ? nn J ni'i X ''"' ^'''''°" ' fait autrefois, ni même de le faire\iu point f4tiL^^:;.^r.f .^''i^f.^l)^l.^.^?^ etau moment que je le voudrais, partie par
mes intirmités, et partie par les affaires dont il plaît à Dieu que je sois maintenant occupé, j'ai recours au papier et aux autres voies
l'Eglise célèbre en ce saint temps, vous le devez air^si ou vous manquerez à la perfection que Jésus et la Vierge (demandent de vos âmes. Oubliez-vous vous-mêuies et les créatures. Il me semble que le zèle que j'ai vers Dieu pour vos âmes me donne douleur erî voyant ces sentiments humains, et ne me permet pas de voir aucune chose en vos esprits que Jésus et la Vierge, et Jésus enfant au sein de la Vierge, et la Vierge et Jésus eu l'élable et en la crèche, et le^ choses grandes et divines qui accompagnent les grandeurs et les abaissements admirables de l'Homme-Dieu et de la Vierge Mère de Dieu. Je suis en eux.