A LA MÈRE MADELEIN E DESAINT-JOSEPH, PRIEURE DES CARMÉLITES DE PARIS
// fait paraître In grande confiance qu il avait en cette bienheureuse^ tant pour ies propres dispositions intérieures, que pour les affaires qui lui étaient commises. Il parle humblement de sa pauvreté intérieure. De sa nouvelle appartenance à la très-sainte Trinité. Il languit après les choses duciely et n'est dans les occupations de la terre, que par pure soumission à Dieu,
La grâce de Jésus-Christ Notre-Seigneur soit avec vous pour jamais. Si vous aviez eu aussi peu de mémoire de moi, que je vous en ai donné de sujet depuis trois mois, j'en aurais porté un grand intérêt, et en mes besoins particuliers, et en ma conduite en l'affaire en laquelle j'ai été employé ; mais j'espèr») que votre charité et la bonté de Dieu, ne vous auront permis de demeurer en cet oubli. Je suis encore engagé dans Angoulême, et ne sais pas le temps de ma liberté, et ne puis encore vous mander, si je retournerai vers Bordeaux ou vers Paris. Je n'oublie pas ce que j'y ai laissé, dont l'entretien et la conversation intérieure me serait bien |)lus douce et utile, que ce que je fais par de çà, si ce n'était le bon plaisir de Dieu qui m'y tient occupé. Vous avez estimé qu'il y avait (juelque secret conseil de Dieu en cet emploi, et il m'est encore inconnu, si ce n'est quelque chose d'incertain et d'éloigné, qui me serait à mon avis, fort [lénible et bien peu souhaitable. Si c'est le vouloir de Dieu de vous en donner quelque connaissance, vous pouvez m'en écrire :
mais beaucoup plus volontiers de votre état et des âmes que vous savez ; car il me semble que je languis, de ne penser qu'aux affaires de la terre. Et je suis toujours pour mon particulier, au même état de pauvreté intérieure, hors quelque nouveau désird'appartenance et de vie intérieure en la très-sainte Trinité. Je voudrais y avoir quelque entrée, et elle m'est inconnue. Dieu veut vous donner le moyen de m'y aider, ne me le refusez pas, et me recommandez aux bonnes âmes de votre maison que vous savez. Jésus et sa très-sainte Mère soient avec vous pour jamais.
(151) Les règlements généraux de messieurs nos visiteurs de l'année ^7i8 permetteiil d'être plus a une soeur auprès d'une malade
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LETTUES, - I.- ACX REl IGIKLSES CAUMKLITK"S.
LETTKK XVI.
A LA MF.nE MAI>Kl.KI>E I)K SAINT-JOSEPH.
JUui recDtnmatuIr jilusirurs besoins. Diru choisit les (Um s fnihlrs nus ycus du mmulr, pour les rendre fortes en son ninniir au r yeux des anf/es et des saints. Le ,jrund soin qu'il avait de faire entrer les (Unes en la vocation de Dieu, et de ne leur en pas donner selon son désir. Sa dévotion aux amjct gardiens des âmes qu'il conduisait.
La grAce de Jésus-Christ Notre-Seignciir soit avec vous [loiir j.uuais. Je vous jiric (juo l'on ail soin <ie rcconimaiHler h Dieu eu voire niaibou, uuc Ame qui e>l en grarxlo néi'essilé.eldo i>ner la >ainte M^re de Dieu (le la prendre eu sa garde. Je voudrais ôlte digrie de l'aNsisler en ses besoins, el lui rendre la charité qui lui est nécessaire, pour l'aider en ce cpii se (lasse eu elle ; Dieu choisit des âmes laibles, petites et inconnues devant les jeux de plusieurs, |)0ur les rendre fortes el puissantes en sa grAce devant les anges €'l les saints. Le gentiMiouime que vc>us savez s'est résolu ue ne faire sa retraite aux N., et par lui-même il a changé, et la fera parmi nous. Il e>t nécessaire d'avoir encore soin de cette affaire. Je ne suis pas plus éclairé qu'auparavant du dessein de Dieu sur lui, et je désire ôlre fort retenu en ce qui concerne l'éternilé d'une Ame, coniuje il est la résolution qu'il a à prendre, et ne [loint divertir aucune Ame, dos voies de Dieu qui me sont inconnues. Je crains de ne me pas bien disposer à cet elfet, parmi la presse de quelques autres besoins qui nous accompagnent. Priez Jésus-Christ ^'olre-Seigneu^ et sa trèssainte Mère pour cette âme , et son bon ange aussi à ce qu'il supplée à mes défectuosités par son assistance. Si vous jugez ôlre besoin que je voie sœur N. vous me le manderez librement. Je vous prie que d'ici à PAques, il y ait chaque jour quatre religieuses l'une après l'autre qui communient, deux pour les besoins de la congrégation, et deux pour cette âuie, de laquelle je vous ai [)arlé la dernière fois quL je vous ai vue. Jésus soit avec vous, et sa très-sainte Mère.