LETTRE XVIII
A LAMERE M ADELEINEDE SAINT-JOSEPH. PniEVHE DES CARMÉLITES DE PARIS.
// lui recommande beaucoup V Angleterre. H ne pense pas que le temps de la miséricorde de Dieu sur ce pays désolé, soit si proche comme il semblait à quelques-uns.
La grâce de Jésus-Christ Notre-Seigneur soit avec vous pour jamais. Je vous écris ce mot, i'(mr me ramentevoir à vos prières el à celles de toute la communauté, et aussi la reine el ce pa\s qui en a bon besoin. J'écris au père N. atin qu'il visite en mon absence les monastères de N., etc. Je n'ai rien à vous mander de ce pays, je n'y vois rien des conseils de Dieu, ni des pensées de quehiuesuns; cela m'est caché et inconnu. Il y a beaucoup à craindre, à travailler, àattendre; et il y faut à mon avis, quelque coup extraordinaire de la main de Dieu. Je ne sais pas quand, el en quel sujet il doit arriver, ni môme si le temps est venu de sa miséricorde sur celte désolée province. Vous pouvez donner part de ceci aux Ames à qui vous savez que Dieu a donné soin de nous et de cet œuvre. Je supplie Notre-Seigneur Jésus et sa très-sainte Mère, nous y conduire se-
Ion leurs desseins et volontés, et vous bénir toutes. Je suis en eux,
lotreplus humble et affectionne Pierre de Bérulle.
Prêtre de l'Oratoire de Jésus selon Dieu, De près d'Oxford, ce 5 août 1623