LETTRE LXXIX
A UNE RELIGIEUSE CARMÉLITE
// lui conseille la dévotion à la divine enfance de Jésîis.
La grâce de Jésus-Christ Notre-Seigfieur soit avec vous pour jamais. Je n'ai loisir de vous écrire que ces deux ou trois lignes. Soumettez-vous humblement à la pauvreté intérieure, où Dieu permet que vous soyez. Faites-le en l'honneur de la pauvreté extérieure de Jésus, en l'état de son enfance et de sa vie, et en l'honneur encore de tant de privations divines et admirables, qu'il a portées pour l'honneur de son Père éternel et pour nous obtenir la grâce d'entrer en privation de nous-mêmes. Le fiapier ne peut représenter ce divin état de Jésus , et nous devons souvent honorer de ses grandeurs, de ses états et de ses mystères, ce que nous ne sommes dignes d'en connaître. En la faiblesse de l'enfance de Jésus, trouvez-y la force pour vous vaincre vous-même et vos tentations. En l'indigence qu'il y a voulu avoir et en la (lé]'cndance de sa sainte Mère,
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jlVri-r-lui une >oloiil6 consiniite d'ôlre on •iM élRi pcrpél-JL'l (le d6|)on«lrtii<(.', el de Jùjus et (lo Marie enscmhle. Ne divisez point en i-e saint temps cl en vos dévotions eeux qu(î ce mystère nuit et conjoint, c'est-h-dire le Fils de Dieu d'avec la Mère de Dieu. Hecourez h eux, donnez-vous ii eux, et leur demandez ({u'ils daignent vous donner h eux-mêmes, car leur pouvoir est plus ^rnnd que le viMre pour accomplir celle sainU; donation, lu Jé>us est le trésor, la sulislance et les délices du l'ère éternel. Adorez et son cœur et son esprit, et lui donnez votre cœur et votre esprit pour jamais. Je suis en Jéaus et eu sa très- sainte Mère.
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Les dmes qui sont dans la peine et Cobscurité ont plus besoin de s'humilier que d'examiner leur état. Il lui conseille la dévotion a la divixe enfance de Jésus.
La gr<1ce de Jésus-Clirist Notre-Seigneur foit avec vous pour jamais. Je vous écris ce mot pour vous })rier d'élre en repos de conscience , de ne point donner lieu aux pensées que vous avez, et durant icelles ne faire aucun jugement des choses qui vous traversent en l'esprit ; les oublier, ne les point regarder, faireacte de contrition, mais lion pas acte de dissension sur icelles ; car durant le nuage et la jicine oiî vous êtes, vous n'en pouvez juger sainement en ce sp.inl temps de Tenlance de Jésus. Rendez lin honneur particulier 5 l'humilité, à la simplicité , <» la pureté de ce divin Enfant. Donnez-lui votre âme en l'honneur de ce sien état, afin qu'il vous en communique les vertus, et lui renouvelez vos vœux et vos désirs, afin qu'i! vous donne la grâce de le servir en la [lerfection religieuse a laquelle vous êtes appelée. Je le supplie et sa sainte Mère de nous arrêter tous en leur service. Je suis en eux.