‹ Œuvres complètesChapitre 351 sur 540 · LETTRE CI IL · texte numérisé non relu

LETTRE CI IL

A LA MÊME

La grâce de Jésus-Christ Notre-Seigneur soit avec vous pour jamais. Nous avons fait une grande perte en la personne de la Mère Thomasine Baptiste, qui est morte depuis peu de jours. Je l'avais nommée en mon Mémoire pour seconde, et Dieu nous l'a ôtée au même instant, ce que j'ai fort ressenti devant Dieu pour le IJien de cette affaire ; et plus que toutes les difficultés passées avec l'ordre, qui n'ont jamais entré en mou esprit, grâces à Dieu, encore qu'elles fissent perdre espérance à tous; ressentant une force comme invincible intérieurement, par-dessus les fermetés des uns et le désespoir des autres. Mais cette perle m'a pénétré fort avant, car il semble que nous avons en ceci à combattre Dieu même, qui nous Ole des mains ce qui nous est nécessaire»

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parmi la rareté des sujets entièrement accomplis pour un si grand œuvre : au lieu qu'aux difficultés passées, nous n'avions à combattre que les hommes, qui peuvent bien résister et retarder, mais enfin sont contraints de céder à la persévérance de l'âme résolue, et aiïermie en la force et en la puissance de la volonté de Dieu, que nul ne peut vaincre. Je pèse fort ce que vous me mandez sur l'élection des fdies, et rien ne me travaille que cela; et je ne puis m'y satisfaire et assurer, que par le désir de ne man(|uer en rien de ma part, et par la providence de Dieu, si abondante et si accomplie sur les particularités de notre affaire, raoins importantes quecelle-là. Je prie Dieu nous y assister comme en l'atfaire de sa sainte Mère, qui est l'unique pensée qui me contente et me conforte intérieurement en celte négociation.

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