I.F.TTRES. — I. — AUX RELICIF.rSES CARMELITES
fl lirét» au fiol : cl il sciiililc qnv. [inr sa tnorl, Dieu a doiitié pcrriiis.sioii à IffiiiL'iui dccrllo oll'airi'.dt? Iii crililt'i- ol <lo nous (ixerci-r; eii- $t)rlt> «luc je coiiressc, (|iio i ion ne m'a tant coulé l'ii ma vie ()«' [icines exlL'iiciiies (juo celic-ri, ni iiiftmo do (M'iiies inU'rieiiiC'S dovniil Dieu, liuiniis l'airaiii! de l'Ame (|ue vmis savez. Ou.ind je considère |ioniia'ii devant Dieu (juc c'est l'aH'/ure de sa sainte Mère (|ui conunande h loul ce (|ui esl dans la terre, cl (jue c'est une all'aire (|ii'(dle a jus(|ij'à |)résent assistée de sa faveur exlraord maire, jusiju'en ses plus petites parii( ularilés, et qu'il semble (qu'elle a voulu par une miséricorde singulière envers moi, m'appeler à la servir en ce sujet et en ce pays ; ji; ne mo puis rendre ni plover à rien ; et veux (juo non-seulement l'all'aire se fasse, mais qu'elle se fasse avec le plus d'avantage, pour le bien de cet ordre en la France, (juelque imiiossibililé qui apparaisse, et mo send)le (jue je dois croire c|ue Dieu le veut ainsi. Je n'ai reconnu un seul trait de l'esprit de Dieu au général sur cet œuvre, et il seml)le qu'il n'a esprit autre (pie d'exercer el éprouver l'œuvre, et (jne Dieu le veut conclure et elfectuer par un autre; et en l'Ame, je me suis tenu ol)ligé de le contredire en tout, à (juoi il fallait une grande force et détermination, et jusqu'à présent il a plu à Dieu nous )a donner avec avantage. Il semble qu'il y a eu de grands pièges de l'esprit malin sur cette élection, et c'est en ce sujet qu'il avait plus de [)réparatifs qu'en pas un aulre; et il a été besoin de beaucou|) de lumière et de vigueur pour s'y conduire avec ellet, et Dieu a daigné nous y assister toutefois plus heureusement en l'effet que sensiblement en l'esprit ; et il me semble que je suis obligé de croire devant Dieu, que sa grâce et son secours ne nous manquera au reste. S'il veut que l'affaire se fasse, il veut que ce soit bien : el il n'a conduit le tout jusqu'à ce point, pour iienuettre (si ce n'est [lar ma faute) que quelque inconvénient survienne, el nous ne devons manquer de notre pari, en force, en patience, en espérance, pour conduire cette affaire jusqu'au i)oint de la |)erfeclion qui convient à cet œuvre, et en éloigner tout es()rit étranger, el qu'il faut plutôt se résoudre à ne rien faire qu'h le faire mal.