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de faire .^.'s o.-uvres par votre absence. Si vous eussiez résisté h In firemière impatience qu'il vous a d<irinée sur le sujet de la cure, il n'aurnil pas eu le pouvrur de passer h la seconde ; et si vous ne vous surmontez vous-môme en cette seconde, il passera à une troisiènie , dont vous ne vous donnez pas garde. Dieu veut (juo nous soyons en |»eine, en exercice et en combat, et <juo nous ne nous laissions pas \aincre à nos humeurs et volontés , et il demande cette force et résolution , spécialement de ceux (jui sont pasteurs et prédicateurs, et qui doivent annoncer aux autres les voies parfaites ; et h faute de ce, le malin esprit demande [«ouvoir de les cribler et tenier, comme il lit aux apôtres : 5amna« expetivit ut crihraret vos {Luc. XXII, 31); et il fait le même au regard de ceux qui sont obligés h la vie apostoli(jue. Je vous prie de considérer quelques jours devant Dieu celte vérité en l'exercice de votre oraison, et d'y adjoindre la considération et le poids de ces trois paroles que le Fils de Dieu a jointes ensemble, et a dit à ses disciples et à nous tous en eux : Videte, vigilate, orate. (Marc, xiv, 37.) Ayant si peu de temps à être chargé de la cure, vous devez renqdoyer à y résider, à y bien faire et à édifier ce peuple, et ensevelir la mémoire des mécontentements passés qu'ils ont eus contre vous, par le soin etia multitude des bons exem[)les et actions qu'ils doivent apercevoir en vous en celle dernière saison, et en ces derniers tem[(S de votre conversation avec eux. Car je vois bien que, quiltarU la cure, vous aurez peine de demeurer dans la ville , et qu'il me faut tout ensemble chercher un curé, un supérieur pour la maison, et un prédicateur pour la ville ; et ce en un temps où nous sommes appelés tout ensemble en divers lieux, et obligés à disperser les nôtres en diverses provinces : ce qui n'est pas peu difficile. Mais puisque vous ne vous disposez pas à recevoir de de Dieu ce peu de force qui vous est nécessaire pour vaincre une humeur légère et impatiente qui vous agite, je me suis résolu, avec Dieu, de ne vous pas presser, et de rechercher en Jésus-Christ Noire-Seigneur sa grâce et sa force f)Our vaincre ces difficultés et a{)parentes im[)Ossibilités, de le servir en un môme temps en tant de lieux avec si peu de personnes. Je le supplie de nous assister de sa conduite et de sa puissance, pour suivre ses volontés. Je vous prie encore de considérer combien nous sommes obligés étroitement de garder les lois de l'Eglise, qui sont nos lois et constitutions, eu qualité de prêtres, et que nous devons observer en perfection. Or, le temps de l'absence du curé en un an est limité, et vous l'avez bien accompli. Tellement que je vous prie bien fort de demeurer en celle ville de N. et remettre à un autre tem[is le voyage que vous vous proposez. C'est un petit assujettisse ment que Notre-Seigneur vous demande, en l'honneur de celui qu'il a eu pour nous en son enfance, en sa vie, en sa croix. Je le supplie et sa très-sainte Mère d'être aveu
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ŒUVRES COMPLETES Cl CARDINAL DE BERLLLE.
vous pour jamais, et de vous conduire en leurs voies.