LETTRE CLXXIII
EXTRAIT DE DIVERSES LETTRES
1. Il admet un ecclésiastique [qui était, ce semble, déjà un peu â'jé) en la congrégation. — 11. Entrée de quelqu'un en l'Oratoire au jour Saint-Michel, et comme ce serviteur de Dieu rectvait le bien temporel qui lui était donné. — IJI. Il fortifie le supérieur d'une maison dans les nécessités où elle était. — IV. // console deux prêtres de l Oratoire qui étaient en une maison à l'écart comme en une solitude.
1. Celui qui vous appelle parmi nous m'oblige 5 vous y admettre; et ainsi, en l'honneur de la filiation éternelle de Jésus, et de celle encore qu'il veut avoir en la terre au regard de la très-sainte Vierge sa Mère, je vous reçois pour être un des enfants de Ja congrégation qu'il a voulu être dressée en ce siècle pour honorer d'un honneur spécial son humanité dédiée et sa divinité humanisée; et aussi celle dans les entrail.es de laquelle ce grand mystère de l'Incarnation a été opéré. C'est l'esprit et le dessein de cette petite assemblée de se dédier à un hommage particulier de cet Homme-Dieu et de sa très-sainte et très-digne Mère. Vouez-vous donc à Jésus et à Marie, et vous disposez à les servir, honorer et aimer parrai nous : et je les su()plie que Renovetur ut aquilœ juventus tua [Psal. en, 5); et que Si is qui foris est, noster liomo corrumpitur, tamen is qui intus est, renovetur de die in
diem , comme parle l'Apôtre saint Paul. (// Cor. IV, 10.)
II. Je trouve bien à propos tpio le jour de sailli .Mi( Im'I, tpii est la |ircmièie de toutes les (réaiiires <pii a rendu gloire h Dieu, donne commencement ii votre retraite et à votre désir de le servir parmi nous. Je l'accepte en l'honneur de Jésus et de Marie, et en fiarticulier en riionneur de leur vie sur la terre, et vous prie leur ollrir aussi C(î qu'il vous |)lait nous donner. Car je désire que ce soient plutôt eux qui le reçoivent en nous, que nous-mêmes, et aussi que Jésus et Marie soient plus en nous que nous-
UIÔIIICS.
III. Je voussup|)lie d'avoir encore un peu do [)atience en Notrc-Seigneur, et d'honorer ses labeurs et .»a dépendance du Père éternel, cl son indigence sur la terre en sa trèssainte vie : Egenus pro nobis foetus est. [II Cor. VIII, 9.J Vous portez une croix plus jiesante cpie je ne voudrais; mais c'e>t Dieu qui vous l'a choisie, plus que moi. Ne perdez pas la (ouionne à latpielle il vous appelle par cette croix : Exspccta Dominum, viriliierage, etconfortctur cor tuum, etsusfine Dominum. {ICor.\\i,l'.i.) Ne négligez pas l'intelligence et lapratupiedece ver.-et, que je ne vous peux exposer maintenant, et que je su|;plie Notre-Seigneur vous donner a entendre. Olfrez, s'il vous plaît, cha(pie jour, à Jésus et à Marie, votre vie et vos actions, en Ihonneur et union de leur vie et ad.ions sur la terre. Désirez ne vivre que pour Dieu, et non pour intérêt aucun de la terre.
IV. Je prie Dieu qu'il vous console tous deux en vos travaux, et qu'il vous bénisse en ce petit exil auquel vous êtes maintenant. A qui Dieu est, ce qu'il vous est, tout est doux et facile pour son honneur et amour, en l'union de l'exil et solitude que son Fils unique a porté en la terre pour notre saîut. J'aime mieux reconnaître envers lui le sentiment que j'ai de ce que vous contribuez à ce sien œuvre, que de vous le témoigner par la présente.