‹ Œuvres complètesChapitre 404 sur 540 · A MONSEIGNEUR LE CARDINAL BARBERIN · texte numérisé non relu

A MONSEIGNEUR LE CARDINAL BARBERIN

Il paraît qu'il lui écrit cette lettre étant nouvellement arrivé d'Angleterre.

Monseigneur, Ce que je dois à Sa Sainteté et à tous ceux (|ui ont Ihonneur de l'approcher et de lui appartenir de ])lus près, ne peut être dignement représenté, et dans ma petitesse et impuissance, m'(iblige au moins à un sentiment pei'pétuel. Cette reconnaissance me met en peine d'être ici un moment sans ponvoir vous en rendre le témoignage que je dois, et vous renouveler l'hommage de l'obéissance et servitude qui est due à la plus grande autorité que Jésus-Christ nous ait laissée en terre, et de la renouveler entre vos mains, comme de celui qui nous la re|)résente ici vivement, et que je sais être en son affection, en sa confiance et en sa créance particulière. Outre que je reconnais bien que l'honneur que j'ai reçu de Sa Sainteté, prend son origine de vous, Monseigneur, et du bon rapport que vous avez daigné faire de moi, et non en aucun mien mérite particulier. J'ai désiré que vous fussiez la première personne avertie de mon arrivée, et j'eusse voulu que vous eussiez été la première à qui j'eusse rendu moimême mes devoirs et hommages. Mais vous savez. Monseigneur, ce qui m'en empêche, et cependant je suis privé, non-seulement de mon devoir et de mon désir, mais encore de la faveur de vos bons avis, et de la grâce de votre conduite en une affaire que je considère i^lus comme importante à l'Eglise qu'à l'Etat, ce que je ressens d'autant f)lus que je reconnais en avoir besoin. Il m'est nécessaire de savoir, etc , etc. Et vous su[)- |)lie très-humblement de m'en informer par la voie qu'il vous [)laira. Je vis hier le roi et la reine mère, nonobstant les occupations et divertissements de cette journée, et commençai à leur faire entendre ce que la France doit à Sa Sainteté en l'affaire qui m'a été commise, etc.

LETTRE

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