‹ Œuvres complètesChapitre 405 sur 540 · LE CARDINAL LÉGAT · texte numérisé non relu

LE CARDINAL LÉGAT

Use réjouit de ce que les choses sont

dis-

LKTTIUÙS.'— m.

A DIVKIISKS l'LKSO.NNES.

posées (1 lu pais, et sr plaint tout ensemble de ce im'on napns eléiUynes de la recevoir de sa main.

Monseigneur illustrissime,

I/liniincur (\\nt j'ni eu de vous rnnn.iîlro et tl'ùli'L' ( oiiim (le vous, ne me pertuet pas «le vous nieliro eu oubli. Je liens celle laveur si cluMe, el ce >eiiliuietil ui'est si vivtMUOMl iuiprinié , que je uiii besoin d'iTUcun Mijct tjui !»• renouvelle et ral'ralcliisse eu ma mémoire. lÀ vous d.iij^riez ce iiéaumoins, Mou.s('i;;neur iliu^triâsime, U)o doiuier un nouveau témoi^n;i}^e par vos lettres, qu'étant si peu île chose connue je suis, je ne suis pas encore ell'acé de votre souvenir. t>e souvenir m'est trop honorable; mais je vous supplie lrés-hund)lenient me permettre de vous dire (ju'il m'est doux et amer tout ensemble. Car dans riionncur et le contentement (jue je re(,'ois el ressens, de ce vous daignez vous souvenir de moi, je re(;ois et ressens aussi une nouvelle douleur, d'avoir été si inutile ù vous servir en France. Depuis votre départ, il a jilu à Dieu dis[)Oser les choses à la paix, (jue nous n'avons pas élé dignes de recevoir de votre n'iain ; cela môme me donne une nouvelle <louleur, el la causerait plus grande si je ne savais la pureté de vos inlenlions, qui no regardent que Dieu et le |)ublic, el si je ne voyais encore qu'il y a quelque moyen d'iionorer ce traité de votre nom, et de" le rendre plus favorable à la religion par votre autorité. Si, en ma petitesse, il se pouvait présenter occasion de vous servir, ce me serait un bonlieur et un contentement singulier, mais je n'ose l'espérer. Recevez au moins la volonté [)erpétuelle que j'ai de vous honorer comme je dois, et de vous servir comme étant à jamais.

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