A MONSIEUR LE DUC DE DELLEGARDE
Sur sa promutioii.
// lui témoigne de bonne grâce, ses sentiments modestes et humbles sur cette rencontre. Il l'assure quelle ne diminue, ni ses devoirs ni son affection, bien quelle limite ses paroles, et qu'elle ne lui permette plus de lui écrire dans les termes humbles qu'il avait accoutumé.
Monsieur,
Parmi le bruit des armes et des canons, une nouvelle si peu imf)ortante connue celle de ma promotion, ne devait pas être ouie ; et |)arm-i vos grandes actions et occupations, iJ n'était pas raisonnable de vous divertir
LKITIIK^. - m. A DIVLUSKS I'KHS(»NN;:S.
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par lo soin cl In pensée do lu'étrire; nwiis <;'esl /linsi que vous obli^r;/. vos scrvilcms, que vous osiiuie/ ce (pii leur Ioik lie, et ipic vous (Inignez prendre couteiiiciiicnt eu leurs propres inlOrôls. J'nvoue in^c-nuenicrii quejiîne int'Tiie ni les lou/int^es (pie vous nie donnez, ni In dignité que je rerois. Je dois Tun h \a bonté du roi, et Iniilré h l'.-dfpction dont vous ui'avc/ toujnuis honoré. Lfl coidinnce (jue j'y premls, me d«»niie la liberté de vous dire", (pie je [)orte cette dignité !\\LU- confusion, (pie je m'y dois nbai»ser plus (pi'cllc iK! m'élcve ; (lu'il est jusie que 1.1 couleur de l'habit .pie l'on me donne, pas-e jus(pr,>i mon visage, et (pi'il me f.nit |>rier la .M.'ijesté divine de m'octroyer ce que la Majesté chrélienne n'a pu me conférer, en nie conférant la charge, c*est-h-dire In grAco d'en bien user. Pour le regard de i honneur (pie vous me faites, je le souIVre plus volontiers; et bien (jue les paroles dont vous m'obligez, n'aient aucun fondement en moi, il me sullit qu'elles aient fondement en vous, c'est à dire en votre humeur SI douce, si honnête, si favorable et si obligeaiite. Ce m'est assez pour les recevoir volontiers, et les lisant, je sens (jue je me laisse doucement tromper h la bonne opinion que vous voulez avoir de moi, et vaincre .'i la douce force que vous avez. Si cette nouvelle dignité me donne un nouveau pouvoir de vous servir, les ellels vous téni(^ignc-ront ce que je dois et ce que je vous suis, et beaucoup mieux que mes paroles. Car cette condition nouvelle ne diminue ni mes devoirs ni mes désirs , bien qu'elle limite mes paroles, et qu'elle ne me permette que de vous dire que je suis.
LKTTKK CCII.
AC tt. P. GÉNÉRAL DE LA COMPAGME UE JÉStS.
Sur f:i proniolion.
J'aimerais beaucoup mieux avoir les bonnes qualités que vous m'attribuez, que la dignité que je reçois; mais comme je n'ai pas l'un, je ne mérite pas l'autre. Kt toutelois je la dois recevoir, jMiisqu'il est ainsi ordonné. Je souhaite bien plus, que vous entriez au nombre de ceux qui prient pour mes nécessités, que non pas que vous vous mettiez au nombre de ceux qui me congratulent. J'ai doublement besoin des jirières en cette charge, et [larce qu'elle est grande en elle-même, et sur[»asse mes forces; et parce qu'on m'y croit élevé par mes [iropres mérites. Ce qui m'est un nouveau poids, qui me charge et m'oblige encore à choses plus grandes dedans la dignité. Je désire satislaire à cette double obligation que Dieu m'impose, et veux servir à son Eglise en la jierlection qu'il demande de moi. J'implore les prières de ses serviteurs pour obtenir cette grdce. Vous êtes de ce nombre, et vous avez même intérêt dans le sujet de celle prière, puisque vous voulez prendre part dans la charge qui m'est imposée. El si je suis (ligne do servira Dieu en son i'glise,
1.1 ('ompagnie (pie vous régissez y aura pari notable. Je vous convie (lonc et par vousiiiéme, et par société, et [)ar mes ]irière^ ijiie je vous fais, d'avoir quelque égard aux désirs de celui (pji est.