A MONSEIGNEUR LE CARDINAL DE RICHELIED
7/ le remercie d'une abbaye que le roi lui avait donnée [qui peu après se trouva n'être pas vacante), et se plaint de ce qu'il l'a mis en une condition où il a besoin de cette sorte de biens.
Monseigneur,
11 a plu au roi me mander qu'il me donnait l'abbaye de la Réaulle, et j'en ai remercié Sa Majesté. Mais je dois remonter jusqu'à la source et origine de ce bienfait, et de tant d'autres qu'il me faut couvrir du silence, pour n'en [louvoir parler assez dignement. Je ne mérite {)as que le roi pense à moi, et c'est vous. Monseigneur, qui lui en avez suggéré la [lensée, mais la sincérité avec laquelle je veux agir avec vous, meffiit vous dire que je ne sais comme je dois ou puis vous en rendre grâces. Car encore que ce dernier bienfait soit très-obligeant, il m'aftlige sensiblement, comme étant le premier sujet qui me tire hors de la lé-^olulion ancienne, que j'av.ais feite de servir Dieu en son Eglise, sans aucun bénétice. C'est le sentiment que j'ai eu, en lisant les lettres de Sa Majesté, il me semble qup je me dois
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