CHAPITRE XIII
DÉFENSE DEI.A VIEHdB ACCLSÉE DE DÉFAUT EN I.A FOI, PAR I.i:S INFIDÈLES DE CE SlÈCLE.
I. Cette parolv Ouomodo, et(;., est laprcmière parole de lu lierije en l'Ecriture, en l' Eritnfjile, en ce colloque, et à Dieu ne plaise que cette première parole de la première créature au monde soit une parole d'infidélité ou de curiosité ! Cette parole de la Vienje est l'évangile de la virginité, annoncé par la terre au ciel. L'ange annonce l'incur Italien du Fils de Dieu à la terre, et Marie lu virginité au ciel. Aussi l'ange ne reprend pas cette première parole de la Vierge, mais la révère et l'honore d'une répartie, qui contient la manière divine dont elle c(jnccvra le Fils du Très-JJant. Hérétiques aveuglés vont établissant l'incrédulité dans la naissance de l'Evangile, dans le traité de la foi, le plus éminent qui fut jamais, et dans la personne la plus digne de la terre et du ciel. — II. Cette première parole de la Vierge à l'ange, est une parole de foi, de prudence, de pureté et de fécondité. Le Fils de Dieu venant au inonde, donne commencement à l'état de virginité en sa Mère et par sa Mère ; et de là en avant il se trouve toujours au milieu des vierges. La Vierge ne doute pax de ce mystère, mais le supposant comme très véritable en la lumière de la foi, elle désire être instruite de la manière dont il doit être accompli, comme de chose qui lui est importante. L'auteur remarque la fidélité, la simplicité, l'humilité et les autres vertus contenues en cette demande de la Vierge. Cette parole de la Vierge est xme parole d'autorité, et Dieu donne droit à la Vierge de délibérer de cet œuvre, et ne le veut accomplir en elle, que par elle, et de son consentement. Et cette autorité n'est qu'un rayon de l'honneur que Dieu lui va faire, la faisant sa mère.
I. C'est le sentiment que nous devons avoir de là plus digne personne qui soit sur la terre. Dieu qui conduit son esprit, conduit sa langue, et comme il a formé en son cœur ce vœu signalé, inconnu jusqu'alors, il l'orme