A MONSIEUR DE FONTAINE DU BOIS
// lui parle de V établissement de l'Oratoire à Tours, lequel il regarde comme un œuvre de Dieu, dont les traverses ne Cétonnent pas
Monsieur, La grâce de Jésus - Christ Notre- Seigneur soit avec vous pour jamais. Je ne puis laisser partir ce porteur sans vous remercier très-humblement de la peine et du soin que vous avez voulu prendre d'envoyer sœur T hérè>e en ce monastère de sa profession, et encore de ce que môme il vous a plu de vous priver de la présence de Mlle votre fille pour ce sujet. Ce n'avait j)as été notre |)ensée de vous ap(iorter tant d'incommodité : nous avions recherché d'envoyer d'ici quelque veuve pour l'accompagner, et elle l'avait [)romis ; mais elle lui intimidée de partir de Paris, et faire ce long voyage jusqu'à Tours, et de Tours ici , à raison du j'artement inopiné du roi et de la reine. Le peu d'espérance qui reste en l'affaire de Tours pour noire établissement, ne me fait pas encore abandonner les pensées que j'estime avoir eues de Dieu sur ce sujet; il laut q le les bonnes œuvres soient Il aversées et empêchées; mais Dieu donne des ouvertures en son temps qui font l'effet inoi>!nomeni. .M. le cardinal ue Joueuse se
œUYRES COMPLETES DL CARDINAL DE BElU'Li.E.
résout de nous mettre à Dieppe, et il a envo\é deux des nôtres depuis quinze jours pour y travailler. M. d'Angers parle de nous mettre à Saumnr, et il semble que c'est avec dessein de l'accomplir. Parmi tes divers lieux où on nous appelle, je ne puis divertir mes pensées de celui auquel vous trouvez à présent si peu d'ouverture. Je prie Dieu de rompre la glace en son temps, et de nous rendre dignes de le servir, et sa très-sainte Mère, pour jamais, selon la manière qu'il désire de nous. Je suis.
LETTRE CCXXIX.