‹ Œuvres complètesChapitre 438 sur 540 · A MONSIEUR DE FONTAINE · texte numérisé non relu

A MONSIEUR DE FONTAINE

// continue à lui parler en la même manière de rétablissement de VOratoirc à Tours.

H s'étonne du désir que Dieu répand dans la France de la congrégation, vu que c'est encore si peu de chose, mais il se confie en celui qui remplit le néant autant quil lui plaît.

Monsieur,

La grâce de Jésus-Christ Notre-Seigneur soit avec vous [)Our jaaiais. Je le supplie de bénir vos peines et vos desseins en Tatraire que vous poursuivez pour sa gloire. Ce que vous me mandez pour les bénétices peut être efl'ectiié, mais cela ne doit pas être facile et coinuiun, et il y faut apporter quelque considération et modification. C'est pourquoi je vous su[)plie de ne le pas assurer entièrement à la personne, ni aussi reconduire, jusqu'à ce que nous en ayons plus amplement traité avec vous. Recommandez beaucoup à Jésus-Christ Notre-Seigneur et à sa très-sainte Mère, le progrès et les moyens de cette affaire , car j'ai sujet d'estimer qu'elle leur est en quelque soin particulier, cuire le commun des bonnes œuvres. Plaise à Dieu nous rendre dignes de correspondre à leur intention en icelui. Je vous supplie aussi ne point parier à N. sur notre sujet, en façon aucune, pour beaucoup de raisons qui seraient longues à déduire. Dieu ouvre en divers lieux de grandes dispositions à le servir par notre ministère et es meilleures villes de France, et je suis tout confus du })eu de correspondance que nous] y avons par la})auvreté présente de la congrégation. Je vous supjilie de demander à Notre-Seigneur Jésus-Christ, à sa très-sainte Mère et aux saints, qu'il a voulu ordonner sur nous, qu'ils ouvrent en nos cœurs et en nos esprits des dispositions proportionnées à coopérer aux ouvertures extérieures qui nous sont faites : Oslium magnum apertum est (Apoc. IV, l); et je ne dirai pas : Operarii pauci, sed nulli. [Matth. ix, 37.) Car nous ne sommes rien si Dieu ne veut remplir notre néant de lui-même, et magnifier sa puissance et sa miséricorde, à tirer quelque gloire et service de notre rien. Je le supplie d'ôlrc avec vous pour jnmais.

LETTRE CCXXX.

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