‹ Œuvres complètesChapitre 444 sur 540 · I.F.TTUKS. III, A DIVKIISKS l'KUSO.IilKS · texte numérisé non relu

I.F.TTUKS. III, A DIVKIISKS l'KUSO.IilKS

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ol Kirsqu'ils l'iirciil nu iJu^cMl où il n'y on avait aucune, il leur doiiiia la [iiuiinc, viarxlc couiiiiuiie ù tous el parliciilière h nul, ol laquello semble re(trésenlor une égalité <îl rununuuauté, car elle était coiuniuno ol égalo aux ri( lies et aux pauvres. Autn.' est la conduite (lu inundo, autre la ( onduilc do Dieu tdi regard do son pcuplo. Dans io monde los uns sont traités d'une sorte, et les autres d'une autre, et l'inégalité y est oxlrômo ; mais dans la maison do Dieu, autant en a Io oauvrequo le ri(lio,el elle réduit les cIkjscs a l'égaillé ol sans diHercnco.

Aimez la correction, (juoiqun fUcheuse à la nature. Los chirurgiens agrandissent (luel- (|uelois le uIitI jiour amoindrir 1(3 mal, lorsque sous une |ielile plaie il y a beaucoup do meurtrissure. Ilt.'cueillez le pain de correclion avec amour ol estime, encore «pio celui gui le [lorto soit désagréable et lAclioux , liuixjuo Klio mangeait le pain pftrlé par les corbeaux. () bonnes âmes ! lorsfjuo vous Irailez ensemblemenl on esprit do douceur ol charité, dos alFairos do Dieu votre époux, il vous regarde avec ses anges, d'un regard il'amour el de complaisance, comme nous regardons les abeilles quand elles sont doucement em[»ressées à la confection de leur luiel. Le sexe féminin est sujet, dès sa création, à la condition d'obéissance, et no réussit jamais devant Dieu qu'en se soumettant à la conduite et instruction.

C'est peut-être trop parlé, mais Dieu sait que j'ai beaucou[) plus d'affection en cet endroit que de paroles. N'est-il pas raisonnable que vous jjreniez plaisir d'aj)prendre de lui-même, c'esl-i^-dire de ce sien comportement envers vous, quel doit être votre comportement envers lui ;el que vous ayant conduit par la main dans sa sainte aiaison, parmi tant de ditTéreiUes rencontres avec une proviilenco si particulière, tout votre soin soit maintenant de vous rendre à tout ce qu'il demande de vous et d'être selon son cœur? Remarquez donc s'il vous plait qu'il vous convie à lui dédier toutes les puissances de voire âme el à les convertir et employer toutes îi le louer et servir, ainsi qu'il a daigné convertir, exercer cl appliquer les puissances el jierfeciions de son êlre divin, à opérer votre bien, et qu'il veut que vous considériez, ces siennes miséricordes, comme un eiem|ile, un patron et modèle du service que vous devez el désirez lui rendre. Cherchez-lo comme il vous cherche, et comme il veut être trouvé : Quœrile faciem ejns sem~ per. (Psat. civ, i.) Soyez palienle à l'attendre en la dilalion de ses grâces, et lorsqu'il tarde à son avènement, comme il a été patient à vous attendre : Exspecta Dominum. {Psal. XX.VI, li.) Ayez force à rompre vos liens, et à vous douq)ler vous-même en la pratique des vertus solides, en hommage et reconnaissance île la force qu'il a employée à vous loucher : Viriiiter âge, et confortètur cor tuum. [Ibid.) Servez-vous plus de l'onction de son esprit que île l'aclivilé de l'espril naturel, ei de la suavité de sa grâce que de rimi)éluosité de la nature, eu 1« conduite

do vos oraisons ol élévations envers lui. Soyez facile h lui donner entrée en volro âme, lorsqu'il est à la porte, et fuièle à Io conscrvoron votre intérieur, et pour dire tout en un mot, aimez-le cotnme il vous aime.

LKTTUi: CCXXXIX.

KITHAITS l>K I KTTHIS l'I.l S AMPI.KS A DIVERSES

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Divers ariit pour nr lier ri se livrer à Dieu et d Jésus-Christ. Ohlu/ntion de sr soumettre aux voirs de Dieu, et à leurs effets .wns aucune di/fi-renre. Dieu ne doit non ])lus trouver de résistance en sa créature, qu'avant qu'il l'eût tirer du néant.

La grâce do Jésus-Chrisl Notro-Seigneur soit avec vous pour jamais. Unissez votre âme parfaitement h colle de Jésus-Clirist soutrr.'int, vous abandonnant ti ses soulfrances, sur la force de celle âme très-sainte et très-forte; et sortant de voire faiblesse pour entrer on sa force, ol de vous-mêmes [)0iir entrer en lui, ce qui se fait i)ar la volonté, laquelle se relire toute hors d'elle-même, pour entrer en Jésus-Christ,

Quanta, celle justice que vous voyez sur vous, soumettez-vous luirablement h Dieu, pour [)Orler tout ce qui vient de lui sans différence, l'adorant comme une souveraine bonté en tous ses effels.

Entrez en un profond abaissement on la présence de la personne divine du Verbe, en la vue de votre bassesse; rionnez-vous tout à lui, pour être soumise à toutes ses trèssaintes volontés, et recevoir ses or)éralions, ne regardant pas si elles sont pénibles; mais ayez l'œil à sa divine personne, pour vous unir continuellement à elle, et pour vous séparer par votre volonté et par effets, quand l'occasion s'en présente, de tous les empêchements connus et inconnus que vous pouviez mettre à son œuvre, étant beaucoup plus attentive è celte union avec lui, et à celte séparation de vous-même, qu'à aucune chose particulière- qui se passe en vous.

Ne soyez point en peine de cet effet dont vous m'écrivez des trois divines personnes, mais abaissez-vous plus intimement et plus profondément que vous n'avez encore fait, entrant plus avant en votre néant. Priez ces trois divines personnes par leur loule-puissance sur votre impuissance, par leur sainteté sur votre -vililé, par leur force sur la faiblesse de l'homme, et par leur êlre sur le néant de la créature, tiu'elles fassent en vous les effets pour lesquels elles vous ont donné cette vue. Faites quelque octave de dévotion h la sainte Trinité, el vous offrez tout à elle pour honorer ses grandeurs par votre bassesse. Soyez fidèle en tout ce qui vous survient, el ne regardez poini ce que c'est, et pensez seulement à rendre à Dieu ce qu'il demaniie de vous, et adhérer continuellement à lui pour cela.

Portez les sentiments que vous sentez humblement el }'atiemmenl; mais désavouez"

ŒUVRES COMPLETES DU CARDINAL DE BERULLE

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les et vous en séparez pleinement et de toute votre volonté, et de tout ce qui est en vous qui veut étouffer et s'opposer aux voies et aux effets de Dieu, vous livrant à l'Etre divin [ileinement et puissamment afin qu'il ait une aussi entière puissance sur vous, comme il avait avant que vous lussiez créée; et pour user de vous, en tout ce qui [)eut rendre hommage aux effets que le Verbe a portés en son âme très-sainte, à laquelle vous devez être liée très-étroitement et très-tidèlement, et n'avoir égard à nulle chose au monde, pour souffrir ou jouir, sinon à la liaison avec elle, en sorte que vous rapportiez tous les autres effets à celui-là, que je supplie Notre-Seigneur Jésus-Christ vouloir rendre parfait en vous.

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